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Marshall Blueberry

Analyse de la trilogie Marshall Blueberry par Giraud : scénario, dessins de Vance et Rouge, et aventures du héros.

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## Histoire de la trilogie

Nommé marshal dans la ville d'Heaven, Blueberry démantèle un trafic d'armes.

  • Scénario : Jean Giraud
  • Dessins : William Vance, puis Michel Rouge
  • Couleurs : Petra Vance, puis Scarlett Smulkowski
  • Éditeur : Dargaud

Après son combat héroïque dans les collines Noires contre les Sioux, et avant que la vengeance du général Tête Jaune ne l'envoie croupir dans la petite ville frontière de Palomito, Blueberry a repris ses fonctions dans la garnison du légendaire Fort Navajo.

Le cycle Marshal Blueberry se situe chronologiquement entre les albums Général "Tête Jaune" et La mine de l'Allemand perdu de la série régulière. Cette trilogie nous raconte comment Blueberry, à la demande de son vieil ami le général Sherman, tente de démanteler un puissant réseau de trafiquants d'armes.

Le scénario signé Giraud

Le scénario, signé Giraud, est plutôt sympathique. Ça bouge, ça flingue, ça gueule ; ça baise un peu aussi (bah oui, depuis Arizona Love, on sait que Blueb a une sexualité). Bien sûr, on est loin des sommets dramatiques des scénarios de Charlier, avec les rebondissements incroyables, les machinations diaboliques et toutes les péripéties héritées de la tradition du roman-feuilleton.

Pourtant, l'histoire tient la route et, contrairement au cycle Mister Blueberry (scénarios de Giraud aussi), notre héros ne reste pas couché pendant 3 épisodes (laissé pour mort à la dernière page du tome 2, il se relève dès la planche 4 du tome 3).

Le dessin : Vance et Rouge

Côté graphisme, les deux premiers tomes ont été signés par Vance, et le dernier par Rouge. Vance est égal à lui-même (c'est très beau mais un peu froid, et parfois un tout petit peu bordélique) ; on se demande ce qu'il fait là (son style n'a rien à voir avec du Giraud) mais il s'en tire plutôt bien.

Quant à Rouge, il marche clairement sur les traces du Maître, et avec beaucoup de talent. Donc, les deux sont très bien, c'est juste dommage que tout le cycle n'ait pas été dessiné par le même artiste.

Éditions et coffret collector

Pour finir, signalons qu'avec la sortie du troisième tome, les deux premiers ont été réédités avec le nouvel habillage (superbe Blueb par Vance en 4e de couv). De plus, Dargaud a édité un joli coffret intégrale, avec un supplément de 8 pages (jolis dessins et petites citations de Vance, Gir, Rouge). Un peu gadget, mais bon, puisque c'est collector...

Bilan de la trilogie

C'est pas mal du tout, et cela risque de réjouir les fans de Blueberry qui trouvent que la série mère s'essouffle (et les autres aussi).

Qui est Mike Steve Donovan ?

Mike Steve Donovan naît le 30 octobre 1843 en Géorgie. Ses parents sont les riches propriétaires d'une plantation, évidemment sudistes avec tout plein d'esclaves. Mike devient rapidement un petit gamin agité et bagarreur, mais débrouillard. Envoyé en pension à la Nouvelle-Orléans pour apprendre les bonnes manières, il finit par en être renvoyé et revient à la plantation de son père.

En 1861 (début de la guerre de Sécession), il commence à draguer la fille du voisin, qui est plutôt canon. Mais, accusé à tort du meurtre de son père (le père de la fille du voisin, donc le voisin), il s'enfuit et finit par se retrouver en plein dans la zone nordiste. Il est ramassé par une patrouille yankee et commence une nouvelle vie sous le nom de Blueberry.

Détaché au Fort Navajo, il rétablit la paix entre Indiens et Visages Pâles, il aide à la construction du chemin de fer, il démantèle un trafic d'armes, il recherche le trésor caché par les sudistes pendant la guerre, ne le trouve pas, est accusé de l'avoir volé, est emprisonné, s'évade... Puis il se retrouve en plein milieu d'un complot contre Grant, est accusé d'en faire partie, trouve refuge chez les Indiens, puis fait échouer un nouveau complot.

Il se cherche une femme, se prend un rateau, et finalement joue au poker à Tombstone juste avant le fameux règlement de comptes de O.K. Corral. Il mourra à Chicago le 5 décembre 1933.

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michael.bareyt
Michaël Bareyt @michael.bareyt
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