Couverture de « L'odeur d'une journée d'été » (Clémence Sabbagh), un album qui invite à respirer la poésie estivale.
Livres

« L’odeur d’une journée d’été » : l’album jeunesse qui capture les parfums des vacances

Découvrez « L’odeur d’une journée d’été », l’album jeunesse de Clémence Sabbagh et Emma Lidia Squillari (La Joie de Lire), qui transforme les parfums de vacances en souvenirs poétiques.

As-tu aimé cet article ?

Il suffit parfois d’une odeur pour que tout un été ressurgisse. Le pain grillé du petit-déjeuner, l’air salé de la marée basse, le gâteau qui dore dans le four. C’est exactement ce que propose « L’odeur d’une journée d’été », le nouvel album de Clémence Sabbagh illustré par Emma Lidia Squillari, paru le 5 juin 2026 aux éditions La Joie de Lire. Dès les premières pages, le livre transforme des sensations fugaces en souvenirs durables, et fait de la poésie une expérience que l’on respire autant qu’on la lit. Un pari salué par la critique, qui place cet album au sommet des sélections jeunesse de l’été. 

« Une année en poésie », un recueil de poèmes illustré pour les 4-7 ans, parfait pour éveiller à la poésie.
« Une année en poésie », un recueil de poèmes illustré pour les 4-7 ans, parfait pour éveiller à la poésie. — (source)

L’album qui sent déjà les vacances : pourquoi ce titre est le chouchou des libraires

Le mois de juin est une période stratégique pour l’édition jeunesse. Les parents cherchent des lectures pour occuper les après-midi d’été, les grands-parents dénichent des cadeaux de fin d’année scolaire, et les libraires composent leurs rayons « spécial vacances ». C’est dans ce contexte que « L’odeur d’une journée d’été » débarque, et le timing est parfait.

« Un vrai avant-goût des vacances » : le pari gagnant du calendrier

Le journal Le Monde l’a bien compris. Dans sa sélection du 1er juin 2026 intitulée « 12 livres jeunesse pour l’été », l’album figure en bonne place avec cette mention : « Cet album qui offre un vrai avant-goût des vacances d’été tombe à pic en ce mois de juin. » La phrase résume à elle seule la stratégie éditoriale : proposer un livre qui anticipe le désir de légèreté, de chaleur et de temps suspendu. Alors que les enfants comptent encore les jours avant la fin des classes, ce livre les transporte déjà sur la plage ou dans une cuisine de vacances. 

Couverture de « L'odeur d'une journée d'été » (Clémence Sabbagh), un album qui invite à respirer la poésie estivale.
Couverture de « L'odeur d'une journée d'été » (Clémence Sabbagh), un album qui invite à respirer la poésie estivale. — (source)

Cette parution en juin n’est pas un hasard. Initialement prévue pour le 11 mars 2026, la sortie a été repoussée au 5 juin, ce qui place l’album en plein cœur de la période où les lecteurs sont les plus réceptifs aux récits estivaux. Les libraires interrogés confirment : le livre part rapidement, porté par une couverture qui évoque immédiatement les couleurs chaudes de l’été et les promesses de jours sans école.

De la sélection du Monde à la une de Livres Hebdo : l’accueil critique

L’engouement ne s’arrête pas aux librairies. Livres Hebdo, la revue de référence du secteur, a consacré une présentation à l’album sous la plume de Fanny Guyomard : « Clémence Sabbagh et Emma Lidia Squillari signent un adorable album sur le bonheur olfactif de l’été. » Le terme « adorable » n’est pas anodin : il dit la tendresse du propos, la douceur des illustrations, et l’accessibilité du texte pour les enfants dès 4-5 ans.

Cette double consécration médiatique – une sélection dans le grand quotidien national et une présentation dans l’hebdomadaire professionnel – place l’album dans une dynamique de recommandation rare pour un ouvrage jeunesse. Les parents qui ne connaissent pas encore le livre le découvrent via ces canaux de confiance, et les libraires disposent d’arguments solides pour le mettre en avant.

Le bouche-à-oreille des réseaux sociaux et des blogs

Au-delà de la presse traditionnelle, l’album commence à circuler sur les blogs de parents et les comptes Instagram dédiés à la littérature jeunesse. Les premières photos des pages – où l’on voit la lumière du matin filtrer à travers les rideaux, la vapeur du café monter en volutes – génèrent des commentaires enthousiastes. Le hashtag #LodeurDuneJournéeDété gagne du terrain, porté par des mères et des pères qui partagent leur lecture du soir avec leurs enfants.

Petit-déjeuner, pêche à marée basse, gâteau tiède : la cartographie des plaisirs simples

« Le petit-déjeuner au matin, la pêche à marée basse, le gâteau sorti du four… autant d’odeurs qui deviennent parfums, autant de parfums qui deviennent souvenirs. » Ce résumé officiel, que l’on retrouve sur le site Espace Temps, donne le ton : l’album ne raconte pas une histoire linéaire avec des personnages et une intrigue. Il propose plutôt une promenade sensorielle, une succession de moments qui, mis bout à bout, dessinent le portrait d’une journée d’été idéale.

Le matin qui sent le pain grillé et la mer

La première séquence du livre s’ouvre sur le petit-déjeuner. L’album capte l’instant où la maison s’éveille : le grille-pain qui claque, la tartine qui dore, la buée sur la fenêtre donnant sur la mer. Ce qui pourrait n’être qu’une scène banale devient, sous la plume de Clémence Sabbagh, un marqueur temporel. Le pain grillé n’est pas seulement un aliment : c’est l’odeur qui annonce que la journée commence, que le soleil monte, que tout est possible. 

Illustration de 'L'odeur d'une journée d'été' par Clémence Sabbagh et Emma Lidia Squillari : une souris descend les escaliers alors qu'une famille d'animaux prend son petit-déjeuner.
Illustration de 'L'odeur d'une journée d'été' par Clémence Sabbagh et Emma Lidia Squillari : une souris descend les escaliers alors qu'une famille d'animaux prend son petit-déjeuner. — (source)

L’autrice joue sur la polysensorialité. Les mots choisis évoquent à la fois le toucher (le croustillant de la tartine), l’odorat (le parfum du pain chaud), et la vue (la lumière du matin). L’enfant lecteur est invité à fermer les yeux et à imaginer, à associer chaque page à une sensation vécue. C’est là toute la force du livre : il ne raconte pas ce qu’il faut ressentir, il donne les clés pour que chacun retrouve ses propres souvenirs.

L’après-midi humide et salé de la pêche à pied

La scène de la pêche à marée basse est sans doute la plus dynamique de l’album. Elle plonge le lecteur dans l’action : les pieds nus dans la vase, le seau qui clapote, les crabes qui filent entre les rochers. Emma Lidia Squillari y déploie tout son talent d’aquarelliste pour rendre la texture du sable mouillé, la transparence des flaques, la lumière rasante de l’après-midi. 

Scène estivale ludique : un enfant en équilibre sur la plage, entre poésie et vacances.
Scène estivale ludique : un enfant en équilibre sur la plage, entre poésie et vacances. — (source)

L’odeur ici est multiple. Il y a le sel, bien sûr, mais aussi l’iode des algues, la terre humide, le plastique chaud du seau oublié au soleil. Chaque élément olfactif est un déclencheur de mémoire. L’album transforme une activité classique de bord de mer – celle que des générations d’enfants ont pratiquée – en une expérience poétique et intime. L’enfant qui lit ce passage ne se contente pas de suivre un récit : il revisite ses propres étés, ses propres marées basses.

Le goûter qui embaume la cuisine : la madeleine de Proust version jeunesse

Illustration poétique de l'été : un mulot dans les blés, évoquant la douceur des journées ensoleillées.
Illustration poétique de l'été : un mulot dans les blés, évoquant la douceur des journées ensoleillées. — (source)

Le climax émotionnel du livre arrive avec la séquence du gâteau sorti du four. C’est le moment où l’album dévoile sa thèse centrale : les odeurs deviennent des parfums, les parfums deviennent des souvenirs. La scène est volontairement simple – un gâteau qui cuit, une cuisine qui embaume, une famille qui se réunit – mais elle porte une charge émotionnelle considérable.

Le parallèle avec la madeleine de Proust est évident, et il est assumé. L’album ne craint pas de faire référence à ce mécanisme littéraire bien connu, car il le traduit dans un langage et des images accessibles à l’enfant. Le gâteau tiède, c’est le souvenir de la grand-mère, des goûters d’enfance, de la sécurité d’un foyer aimant. C’est aussi la promesse que ces moments, même évanouis, peuvent être ravivés par une simple sensation. Le livre devient alors un outil de transmission : il apprend à l’enfant à reconnaître et à chérir ses propres « madeleines ».

Clémence Sabbagh : la poétesse des petits riens du quotidien

Pour comprendre « L’odeur d’une journée d’été », il faut s’intéresser à celle qui l’a écrit. Clémence Sabbagh n’est pas une autrice jeunesse comme les autres. Son parcours, construit autour d’une curiosité insatiable, l’a préparée à ce livre multisensoriel.

Des musées à la presse jeunesse : un parcours construit autour de la curiosité

Née à Paris, Clémence Sabbagh a d’abord travaillé dans les musées, la presse jeunesse, les jeux et le multimédia. Comme le rapporte le site Ricochet, « elle a construit son parcours autour d’une idée fixe : éveiller la curiosité des enfants. » Cette phrase est la clé de voûte de son œuvre. Chaque expérience professionnelle a nourri sa capacité à capter l’attention des plus jeunes, à trouver les mots justes pour parler de sujets complexes sans les rendre inaccessibles.

Son passage dans les musées lui a appris à raconter des histoires à partir d’objets. Son travail dans la presse jeunesse lui a donné le sens du rythme et de la concision. Les jeux et le multimédia, enfin, lui ont enseigné l’importance de l’interactivité et de la participation du lecteur. Dans « L’odeur d’une journée d’été », toutes ces compétences se retrouvent : chaque page est un tableau à contempler, chaque phrase est une invitation à fermer les yeux et à imaginer.

« Kayak », « Rouge jardin », « Comment habiller une chenille » : une autrice protéiforme

Clémence Sabbagh a publié de nombreux albums qui témoignent de sa polyvalence. On peut citer « La Grande course des Jean » (Les Fourmis Rouges), « Le tempo de Bamboléo » (Casterman), « Les Grrr » (Le Diplodocus), ou encore « Bonjour le monde ! » (Maison Eliza). Mais ce sont surtout les albums de la collection Couleurs jardin – « Rouge jardin » et « Noir jardin » (Le Diplodocus) – qui préfigurent « L’odeur d’une journée d’été ». Dans ces livres, l’autrice explorait déjà les sensations et les émotions liées aux couleurs et à la nature.

« Kayak » (Pastel) est un autre exemple frappant de son approche. Ce récit poétique et physique raconte une descente en kayak, mêlant sensations corporelles et contemplation du paysage. Comme dans le nouvel album, le lecteur est invité à ressentir plus qu’à comprendre. Cette constance thématique – la célébration des sensations, la poésie du quotidien, l’éveil sensoriel – fait de Clémence Sabbagh une voix singulière dans le paysage de l’édition jeunesse. Sa fiche sur le site de la Charte des auteurs illustrateurs jeunesse liste l’ensemble de ses publications et montre l’ampleur de son travail.

Emma Lidia Squillari : l’aquarelle comme machine à remonter le temps

Si le texte de Clémence Sabbagh est une partition, les illustrations d’Emma Lidia Squillari en sont l’interprétation. L’illustratrice italienne apporte à l’album une douceur et une nostalgie qui amplifient la portée du texte.

De l’Académie des Beaux-Arts de Bologne aux prix internationaux

Emma Lidia Squillari est née en 1991 dans le Piémont, d’une mère américaine et d’un père italien. Elle a étudié l’illustration à l’Académie des Beaux-Arts de Bologne, l’une des écoles les plus réputées d’Europe pour la formation des illustrateurs jeunesse. Aujourd’hui, elle travaille à l’aquarelle dans son studio de Bologne.

Son parcours est jalonné de distinctions prestigieuses. Elle a été sélectionnée pour The Unpublished Picturebook Showcase à la Foire du livre de jeunesse de Bologne, une vitrine internationale qui repère les talents émergents. Elle a reçu le label IBBY Italia Choice 2025, le Prix Orbil, et son album « Dans l’œuf » (Grasset Jeunesse) a remporté le prix Din Lou dans la catégorie 3-6 ans du Premi del Llibre Infantil. Ces récompenses attestent de la reconnaissance de son travail par ses pairs et par les professionnels du secteur.

Pourquoi la douceur de l’aquarelle colle parfaitement au texte de Sabbagh

L’aquarelle est un medium fluide, impalpable, qui échappe au contrôle total de l’artiste. Les couleurs se mélangent, les contours restent flous, les transparences créent des profondeurs inattendues. Ce médium est idéal pour traduire l’éphémère d’une odeur et la nostalgie d’un souvenir d’enfance.

Dans « L’odeur d’une journée d’été », les illustrations de Squillari ne se contentent pas de représenter les scènes décrites par le texte. Elles les prolongent, les amplifient, leur donnent une texture. Les pages où la lumière du matin filtre à travers les rideaux, où la vapeur du café monte en volutes, où les vagues viennent lécher le sable – toutes ces images sont rendues avec une délicatesse qui frôle l’abstraction. Le livre est la rencontre d’une plume qui célèbre l’invisible et d’un pinceau qui le rend tangible.

Une technique qui dialogue avec la mémoire

L’aquarelle possède cette qualité unique : elle laisse des traces, des auréoles, des zones où la couleur s’estompe. Ces accidents maîtrisés évoquent la manière dont fonctionne notre mémoire olfactive – par impressions, par fragments, par superposition de sensations. Squillari utilise cette propriété pour créer des images qui ne sont pas des photographies du réel, mais des évocations. Le sable n’est pas peint grain par grain : il est suggéré par une tache ocre qui se dilue dans le bleu de l’eau. La vapeur du gâteau n’est pas dessinée : elle est une zone blanche qui flotte au-dessus du moule.

La Joie de Lire (Genève) : la maison idéale pour une pépite poétique

Un tel album ne pouvait voir le jour que chez un éditeur partageant les mêmes valeurs. La Joie de Lire, maison d’édition suisse fondée à Genève en 1986, est le partenaire rêvé pour ce projet.

Genève 1986 : le berceau d’un catalogue jeunesse exigeant

La Joie de Lire se décrit comme « une maison d’édition audacieuse pour petit·e·s et grand·e·s ». Depuis près de quarante ans, elle publie des albums illustrés qui misent sur la qualité artistique, la poésie et l’exigence littéraire. Son site officiel présente un catalogue reconnu pour sa cohérence : pas de produits dérivés, pas de licences commerciales, mais une sélection rigoureuse d’ouvrages qui font confiance à l’intelligence et à la sensibilité des enfants.

« L’odeur d’une journée d’été » illustre parfaitement cette ligne éditoriale. Le livre ne cherche pas à divertir à tout prix, ni à enseigner une leçon. Il propose une expérience esthétique complète, où le texte et l’image dialoguent en harmonie. C’est le label de qualité qui rassure les parents et les libraires : un album publié par La Joie de Lire est un album qui a du sens, de la tenue, de la beauté.

14,90 € pour 40 pages : le parti pris de la qualité

Les caractéristiques physiques du livre en disent long sur les choix de l’éditeur. Le format 25x29 cm est généreux : il permet aux illustrations de s’épanouir, de remplir le champ de vision du lecteur. Les 40 pages sont imprimées sur un papier épais, qui résiste aux manipulations des petites mains et qui rend justice aux nuances de l’aquarelle. Le cartonnage, solide, assure une longue durée de vie à l’objet.

À 14,90 €, le prix peut sembler élevé pour un album jeunesse de 40 pages. Mais il se justifie pleinement par la qualité de fabrication et par l’expérience esthétique totale que procure l’objet. Ce n’est pas un livre qu’on lit une fois et qu’on oublie. C’est un livre qu’on conserve, qu’on transmet, qu’on sort chaque été comme on sort un album photo. Le rapport qualité-prix est excellent si l’on considère la durée de vie de l’ouvrage et le plaisir renouvelé qu’il procure.

Une parution stratégique dans le catalogue printemps-été 2026

L’album a été présenté dans le catalogue de la rentrée littéraire printemps 2026 de La Joie de Lire. Il figure dans la sélection « Albums » aux côtés d’autres titres qui témoignent de la diversité du catalogue. Le décalage de la date de parution – du 11 mars au 5 juin – montre que l’éditeur a voulu maximiser l’impact du livre en le positionnant au début de l’été, plutôt que de le noyer dans la masse des sorties de printemps.

Un objet livre qui fait de l’œil aux collectionneurs (et pas seulement aux enfants)

« L’odeur d’une journée d’été » ne s’adresse pas qu’aux enfants de 4-5 ans. Par son format, sa qualité esthétique et son thème universel, il attire également un public adulte, notamment les jeunes adultes de 18-25 ans.

Le format 25x29 cm : une invitation à l’immersion

Un album de ce calibre ne se lit pas comme un simple livre de poche. Il se pose sur une table, se regarde à deux, s’offre en cadeau. Les grandes pages permettent aux illustrations de déployer tous leurs détails : les nuances de l’aquarelle, les jeux de lumière, les textures du sable et de l’eau. L’enfant peut y plonger son regard, y revenir, y découvrir de nouveaux éléments à chaque lecture.

Ce format en fait aussi un « coffee table book » pour enfants. Dans un salon, posé sur une table basse, il attire l’œil et invite à la contemplation. Les adultes eux-mêmes ne résistent pas à le feuilleter, à s’arrêter sur une illustration, à lire une phrase à voix haute. L’album devient un objet de partage intergénérationnel, un prétexte à la conversation et à la rêverie.

Pourquoi les 18-25 ans craquent pour ce type d’album poétique

La tendance est bien documentée : la génération Z et les jeunes adultes plébiscitent les objets beaux, authentiques, porteurs de sens. Le phénomène BookTok, qui a explosé ces dernières années, en est la preuve la plus visible. Sur les réseaux sociaux, les jeunes lecteurs partagent leurs coups de cœur littéraires, et les albums illustrés y trouvent une place de choix. Comme le montrent les records de fréquentation du Festival du livre de Paris, où la Gen Z a battu tous les records, cette génération a soif de lectures qui allient beauté et profondeur.

« L’odeur d’une journée d’été » répond parfaitement à cette attente. C’est un livre qui peut servir de décoration dans un studio, de cadeau pour une amie, ou d’objet d’apaisement mental dans une routine stressante. La poésie, le slow reading, la recherche de sensations authentiques – tout cela parle à une génération qui cherche à ralentir, à se reconnecter à l’essentiel. L’album devient alors un objet porte-bonheur, une madeleine de Proust matérielle que l’on garde près de soi.

Un cadeau idéal pour les fins d’année scolaire

Avec sa parution au début du mois de juin, l’album s’impose naturellement comme un cadeau de fin d’année pour les enseignants, les assistantes maternelles, ou les petits camarades de classe. Son prix de 14,90 € le place dans une fourchette accessible pour un présent qui a de la valeur sans être ostentatoire. Les libraires le confirment : les ventes de juin sont portées par ce type d’achat, où le livre devient un témoignage de gratitude et d’affection.

Lire à voix haute, sentir ensemble : comment cet album réenchante la lecture du soir

Au-delà de son esthétique, « L’odeur d’une journée d’été » est un livre conçu pour être partagé. La lecture à voix haute en est le mode d’emploi naturel.

Jouer avec les mots et les odeurs pendant la lecture

Les parents, les grands frères, les grandes sœurs peuvent transformer la lecture en jeu sensoriel. Pendant qu’ils lisent la page du petit-déjeuner, ils peuvent demander à l’enfant : « Quelle est l’odeur du pain grillé ? Est-ce que tu la sens, toi aussi ? » Pour la pêche à marée basse : « Est-ce que ça sent le sel, l’iode, la vase ? » Pour le gâteau : « Est-ce que ça sent la vanille, le beurre, le sucre ? »

Ce jeu de devinettes olfactives prolonge le texte, ancre le vocabulaire dans le vécu de l’enfant, et crée un rituel du soir spécial. L’album devient un prétexte à la conversation, à l’échange de souvenirs, à la transmission d’expériences. Le parent peut raconter ses propres étés, ses propres odeurs, et l’enfant peut faire de même. La lecture n’est plus une simple transmission d’informations : c’est un moment de partage émotionnel.

Un album pour les ateliers d’éveil sensoriel

Les enseignants et les animateurs de centres de loisirs peuvent également exploiter le livre dans le cadre d’ateliers sensoriels. Après la lecture, ils peuvent proposer aux enfants de reconnaître des odeurs les yeux fermés : un morceau de pain grillé, une algue séchée, une gousse de vanille. L’album devient alors un support pédagogique pour développer le vocabulaire olfactif et la mémoire sensorielle.

Certaines librairies organisent déjà des lectures animées autour du livre, où les enfants sont invités à toucher, sentir et goûter des éléments évoqués dans les pages. Ces événements contribuent à faire de l’album une expérience vivante, bien au-delà de l’objet imprimé.

Un album qui se prête à l’éveil sensoriel et à la reconnexion adulte-enfant

Ce livre est aussi un « sas de décompression » avant le sommeil. Contrairement aux histoires à rebondissements qui excitent l’imagination et retardent l’endormissement, « L’odeur d’une journée d’été » invite au calme et à la contemplation. Les phrases sont courtes, les images apaisantes, le rythme lent.

L’adulte qui lit ce livre à voix haute ralentit lui aussi son débit. Il respire, il s’arrête sur les mots, il laisse les images faire leur effet. Loin des écrans, loin du stress de la journée, ce moment de lecture devient une reconnexion entre l’adulte et l’enfant. C’est un temps suspendu, une bulle de poésie partagée. Et c’est peut-être là le plus grand trésor de cet album : il offre aux lecteurs, petits et grands, la permission de ralentir et de respirer ensemble.

Conclusion : un futur classique de la bibliothèque idéale

« L’odeur d’une journée d’été » est bien plus qu’un simple album jeunesse. C’est une alchimie entre le texte poétique de Clémence Sabbagh, les illustrations aquarellées d’Emma Lidia Squillari et l’exigence éditoriale de La Joie de Lire. Chaque composante de ce livre a été pensée pour créer une expérience sensorielle et émotionnelle complète.

Le thème est universel : les odeurs de l’été, les souvenirs d’enfance, la nostalgie des jours heureux. Il parle aux enfants qui vivent leurs premières vacances, aux parents qui retrouvent leurs propres souvenirs, aux grands-parents qui transmettent leur histoire. C’est un livre qui traverse les générations sans effort, parce qu’il touche à quelque chose de fondamental : notre rapport au monde par les sens.

Tout porte à croire que cet album s’imposera comme un incontournable de la rentrée littéraire 2026. Déjà salué par la critique, porté par une maison d’édition réputée, il a tous les atouts pour devenir un de ces albums que l’on transmet d’une génération à l’autre. Un classique en devenir, qui sent bon le pain grillé, la mer et les étés à venir.

As-tu aimé cet article ?

Questions fréquentes

Quel est le prix de l'album L'odeur d'une journée d'été ?

L'album est vendu au prix de 14,90 € pour 40 pages au format 25x29 cm, publié par La Joie de Lire.

Qui a illustré L'odeur d'une journée d'été ?

L'album est illustré par Emma Lidia Squillari, une artiste italienne diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Bologne, qui travaille à l'aquarelle.

À partir de quel âge lire L'odeur d'une journée d'été ?

L'album est accessible dès 4-5 ans, grâce à son texte poétique et ses illustrations douces qui évoquent les sensations de l'été.

Quelles odeurs sont évoquées dans l'album jeunesse ?

Le livre capture les parfums d'une journée d'été : le pain grillé du petit-déjeuner, l'air salé de la marée basse et le gâteau tiède sorti du four.

Qui a écrit L'odeur d'une journée d'été ?

L'album est écrit par Clémence Sabbagh, une autrice jeunesse française connue pour ses récits sensoriels comme Kayak et Rouge jardin.

Sources

  1. George Sand (O. d’Haussonville)/Texte entier - Wikisource · fr.wikisource.org
  2. [PDF] Les Paradis artificiels - École alsacienne · archives.ecole-alsacienne.org
  3. calameo.com · calameo.com
  4. emmalidiasquillari.com · emmalidiasquillari.com
  5. espacetemps.com · espacetemps.com
page-turner
Hugo Lambot @page-turner

Je dévore des livres depuis que j'ai appris à lire. Romans, essais, BD, mangas, poésie – tout y passe. Libraire à Angers, je passe mes journées à conseiller des lecteurs et mes soirées à en être un moi-même. J'ai un carnet où je note toutes mes lectures depuis 2012, avec des étoiles et des citations. Mes critiques essaient de donner envie sans spoiler, parce que rien ne vaut la surprise d'une bonne histoire.

78 articles 0 abonnés

Commentaires (4)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...