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Lettre à toi...

Une lettre bouleversante adressée à un grand-père : l'amour inconditionnel d'un enfant face au divorce, à la trahison et à l'absence. Un témoignage raw sur la douleur des familles déchirées.

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Entre amour et haine, rires et pleurs, cris et joie, notre « histoire » se résume en une lettre : celle-ci...

« J'entends encore ce bruit, le bruit du bonheur, le bruit de vos rires, des rires de mes grands-parents, ce bruit si agréable, si doux et si lointain, ce bruit qui, lorsqu'il te réveille, ne te fâche pas mais te fait sourire de plaisir, ce bruit unique qui à présent n'est plus qu'un souvenir et que je n'entendrai plus jamais... Cette mélodie autrefois si belle s'est transformée en cri, en cri d'angoisse, de haine, de souffrance. Tes pleurs, les pleurs de ma grand-mère, les pleurs de ma mère résonnent au fond de moi. Et mes pleurs à moi ? Ils ne résonnent nulle part, pourtant j'en ai versé des larmes, oh oui...

T'es-tu déjà demandé quelle vision les enfants ont de leurs grands-parents ? Les grands-parents sont les piliers de la famille, ceux qui sont un exemple, ceux qui sont inséparables et qui mourront ensemble comme on se le jure lors du mariage. Et normalement, ils sont censés tenir leurs promesses. Mais toi, tu ne l'as pas fait, tu as brisé ce contrat, le contrat qui oblige amour, fidélité et éternité. Divorcer à 40 ans, ok, c'est compréhensible. Mais à 60 ? NON !! Les adultes m'ont dit que ma grand-mère et toi ne vous entendiez plus et que pour quelque temps vous n'alliez plus vivre ensemble. J'y ai cru. Mais aujourd'hui j'ai compris que cette séparation était définitive et que la raison qui t'avait poussé à te séparer de ta femme était une autre femme. Chienne de vie...

Malgré tout ça, j'ai continué à t'aimer. Lorsque j'entendais ma grand-mère te traiter de brave connard, dire que tu lui avais gâché sa vie, t'insulter à longueur de journée, j'ai continué à t'aimer parce que tu es mon grand-père et qu'à mes yeux tu es parfait. Le monde entier pourrait te haïr, je t'aimerais encore, tu pourrais commettre des crimes, des actes impardonnables, je t'aimerais toujours mais aujourd'hui, pour la première fois, tu me blesses. Cette intruse qui s'est glissée dans tes draps, qui a volé la place d'une autre, elle n'aime pas ta famille et ta famille ne l'aime pas. Les disputes, les cris, les pleurs... Tant de choses que j'ai vécues et que je voudrais oublier. Le portefeuille de mes parents a pleuré à la réception de la facture téléphonique et moi j'ai pleuré quand tu m'as oublié...

Tu as été forcé de choisir, et choisir c'est renoncer... Tu as choisi, tu l'as choisie, tu as renoncé à ta famille, à nous, à moi, oui, à moi, et aujourd'hui tu pourrais habiter à l'autre bout du monde ou à 10 km de mon cœur, je ne te verrais pas plus souvent... Cela fait combien de temps maintenant que je ne t'ai pas vu ? Oh ! Laisse-moi réfléchir... je ne sais plus, tout ce que je sais c'est que cela fait beaucoup trop longtemps. Cette * t'a kidnappé, mais reviens-nous avant que la fatalité du destin ne te kidnappe à son tour... s'il te plaît... Si un jour tu reviens, je t'ouvrirai grand les bras et j'oublierai tout ce mal mais reviens avant qu'il ne soit trop tard, avant que je sorte de ma coquille et que je devienne un vrai adulte. Une fleur est toujours plus belle lorsqu'elle grandit et qu'elle éclot que lorsqu'elle se fane... Je t'aime. »

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oneninou
oneninou @oneninou
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