
Une saga romantique et familiale en Bretagne
« Le Finistère, fin 18e siècle. Le Sang des Porphyre raconte l'histoire d'amour qui scelle le destin de Soizik, jolie et impétueuse Bretonne, aux deux fils d'une famille maudite : les Porphyre. Hyacinthe Porphyre laisse en héritage à ses deux fils ruine et déshonneur, mais les met sur la piste d'un fabuleux trésor également convoité par le diabolique abbé Laccalonge. Juste avant de mourir, la veuve de Hyacinthe révèle à Gwémon qu'il n'est pas le fils du naufrageur. Emmenée de force par Korentin le Rouzik au chevet du curé agonisant, Soizik apprend qu'elle non plus n'est pas l'enfant qu'elle croyait être. La vérité sur son passé éclate... »
Balac : le retour d'un maître du scénario
Après de nombreuses années d'inactivité, Balac reprend du service. En réalité, ceci n'est pas tout à fait exact, car derrière ce pseudonyme – utilisé originellement pour le premier tome de la série Sambre – se cache l'un des scénaristes les plus prolifiques de la bande dessinée : Yann (Les Innommables, Pin Up, Yoni, et bien d'autres). Le pseudo Balac est synonyme de grandes histoires romantiques et de familles tourmentées, un genre que retrouve notre fameux scénariste avec cette série.
Gwémon : secrets et révélations des origines
Le Sang des Porphyre repose sur les secrets d'une famille maudite, progressivement dévoilés au fil des albums. Le troisième tome, Gwémon, lève le voile sur les origines de trois personnages principaux : Soizik, Gwémon et l'énigmatique Hermine de Rothéneuf, dont les origines se révèlent bien moins nobles qu'il n'y paraît.
Balac continue à s'appuyer sur les caractères bien trempés de ces personnages hauts en couleurs. Il tire plusieurs fils narratifs – l'histoire des Porphyre, les intrigues amoureuses autour de Soizik, la recherche du trésor – qui commencent à converger vers un même nœud dramatique. Le lecteur s'enfonce progressivement dans cette intrigue complexe et passionnante.
Le récit se termine de manière surprenante et laisse présager de nombreuses révélations dans le quatrième et dernier album. La curiosité du lecteur sera bientôt satisfaite.
Le dessin de Parnotte : expressivité et maîtrise
Le dessin de Gwémon s'avère moins lisse que les albums précédents. Les expressions des visages sont plus maîtrisées et donnent plus de force dramatique à l'ensemble. La mise en page variée et dynamique permet une lecture fluide. Parnotte, qui œuvre au dessin et aux couleurs – d'ailleurs magnifiques – semble avoir trouvé le coup de crayon qui lui permet de mener cette série d'une main de maître.
Fiche technique
Série : Le Sang des Porphyre
Titre : Gwémon
Auteurs : Balac – Parnotte
Éditeur : Dargaud