
« Bonjour cher lecteur, je ne suis pas un livre habituel. Je voyage et passe de main en main, au fil des rencontres. Emporte-moi, lis-moi, et relâche-moi pour que je continue ma route. » Voici le petit mot inscrit dans les livres référencés sur les sites du bookcrossing ou du passe-livre.
Comment fonctionne le bookcrossing ?
Le principe est simple : l'internaute qui libère un livre l'inscrit sur l'un de ces deux sites (le passe-livre est en français, le bookcrossing en anglais). Le livre possède alors un code d'identification et peut être laissé dans un endroit public. La personne qui le trouve est ainsi invitée à inscrire sa trouvaille sur le site… et aussi à donner son appréciation. Le livre peut ensuite être repris et relâché jusqu'à parcourir plusieurs pays, voire plusieurs continents ! Les « passeurs » de livres peuvent suivre à la trace leur « bébé ». N'est-ce pas une idée géniale ?
Ce concept a été inventé par Ron Hornbaker en 2001. Il y a déjà plus de 3 000 passeurs en France inscrits sur le site du passe-livre, mais d'autres ont préféré la version américaine qui se développe chaque jour à travers le monde : le site du bookcrossing !

Bookcrossing vs Passe-livre : quelles différences ?
Le bookcrossing est plus ancien que le passe-livre, c'est pourquoi le site est mieux organisé : on peut s'envoyer des messages personnels, le forum est attractif et on peut même acheter des tee-shirts, casquettes, sacs ou tasses en ligne pour financer le projet ! Le passe-livre, lui, ne demande que de l'aide pour s'améliorer.
Le projet français est parti d'une idée italienne, ou plus exactement de la librairie leggere per 2 qui possède une implantation à Paris. Les dirigeants de cette librairie ont tout d'abord exposé leur idée durant le Salon du livre à Paris en invitant les gens à donner un livre pour la lutte contre la guerre. Ils ont alors lancé l'initiative : « 10 000 livres pour la paix, zéro balle pour la guerre ». Après cela, la création du site internet en juin 2003 ne cesse de faire augmenter le nombre de passeurs français et donc le nombre de partisans contre la guerre en Irak et dans le monde.
Merci d'avoir lu attentivement cet article. Je ne demande qu'une chose : aidez-nous à développer ce super concept en France en vous inscrivant sur l'un de ces deux sites (ou les deux si, comme moi, vous êtes très curieux de voir comment ça se passe dans le monde !)