
« Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires Françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal : Il y a un émetteur sous la glace... Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? La nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné, traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. »
(4ème de couverture, collection : Pocket)
Sous 1000 mètres de glace, tout un monde est découvert par une expédition scientifique en Antarctique. Simon, l'un des savants et médecins engagé dans cette aventure, tombe éperdument amoureux d'Elea, une jeune femme d'une beauté époustouflante. Après un sommeil de 900 000 ans sous la banquise, celle-ci révèle son histoire à un auditoire de scientifiques plus qu'attentifs et sous le regard des téléspectateurs du monde entier.
Que nous apprendra Elea sur cette civilisation disparue ? Le destin de deux amoureux passionnés et passionnants : la mystérieuse Elea et son « désigné » Païkan.
Pourquoi lire "La Nuit des Temps" ?
Dans ce livre, René Barjavel décrit avec brio tous les détails de ce monde souterrain et la vie du couple, aussi bien dans leurs malheurs que dans leurs joies les plus intimes, le tout servi par un récit sublime et poétique.
Bien que je n'aime pas trop la science-fiction, j'ai été très agréablement surprise par l'originalité et la magie de ce livre. Il vous fera frissonner non pas de peur, mais de joie, et vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière seconde. Au-delà de l'intrigue, Barjavel nous révèle les richesses et les faiblesses de la nature humaine et de la société actuelle. C'est une histoire d'amour belle et tragique, entrecoupée de lettres passionnées et désespérées écrites par Simon à l'attention d'Elea.
Après la lecture de ce roman, moi je dis : « Encore, encore, encore ! ». Un grand bravo et merci à René Barjavel pour cette magnifique histoire qui nous fait rêver et nous évader, et qui peut-être même fera pleurer certains d'entre nous...
Un extrait du roman
Pour finir, voici un extrait qui devrait, je l'espère, vous donner encore plus envie de lire ce sublime roman. Il s'agit de l'une des lettres écrites par Simon pour Elea :
« Je le savais. Je regardais tes lèvres. Je les ai vues trembler d'amour au passage de son nom. Alors j'ai voulu te séparer de lui, tout de suite, brutalement, que tu saches que c'était fini, depuis le fond des temps, qu'il ne restait rien de lui, pas même un grain de poussière quelque part mille fois emporté par les marées et les vents, plus rien de lui, plus rien du reste, plus rien de rien... Que tes souvenirs étaient tirés du vide. Du néant. Que derrière toi il n'y avait plus que le noir, et que la lumière, l'espoir, la vie étaient ici dans notre présent, avec nous.
J'ai tranché derrière toi avec une hache. Je t'ai fait mal. Mais toi, la première, en prononçant son nom, tu m'avais broyé le cœur. »
En espérant vous avoir donné envie de lire ce livre. Si ce n'est pas le cas, lisez-le quand même : s'il le faut, forcez-vous au début, vous serez très vite ensorcelés... :)