Image 1
Livres

La Jeunesse de Blueberry : Cent dollars pour mourir

Une aventure de Western au cœur de la Guerre de Sécession où l'argent devient l'arme secrète des belligérants.

As-tu aimé cet article ?

Image 1

Un Western historique au cœur de la Guerre de Sécession

« Toutes les batailles ne figurent pas dans les livres d'histoire. Et pourtant, certaines d'entre elles déterminent l'issue d'une guerre. Quand il se lance à la poursuite d'un otage convoité par les confédérés et un petit groupe de Cherokees, le lieutenant Blueberry est loin de se douter que les deux camps adverses comptent sur lui. L'homme est en effet un émissaire de la banque Rothschild, venu réinjecter de quoi poursuivre le conflit. Et si les soldats sont le sang de la guerre, l'argent en reste le nerf irremplaçable... » (Présentation Dargaud)

La Jeunesse de Blueberry : origines et évolution de la série

Cent dollars pour mourir constitue la première partie du nouveau diptyque de la série La Jeunesse de Blueberry. Cette série périphérique au célèbre Lieutenant Blueberry a connu ses débuts entre 1968 et 1970 dans Super Pocket Pilote. Jean-Michel Charlier et Giraud retrouvaient alors leur héros emblématique pour explorer sa jeunesse lors de la Guerre de Sécession, quand le futur Lieutenant Blueberry n'était encore que le jeune Mike Steve Donovan.

Après la mort de Charlier, François Corteggiani a repris le scénario et continue de porter le récit de ce nouvel opus. Au niveau graphique, plusieurs changements ont marqué la série : Wilson a succédé à Giraud à partir des Démons du Missouri, avant que Blanc-Dumont ne prenne les rênes à partir de cet album, son septième dans la franchise.

Blanc-Dumont : respecter l'héritage tout en innovant

Blanc-Dumont, passionné par l'aventure de l'Ouest américain, s'était déjà distingué dans le genre du Western avec sa série Jonathan Cartland. Reprendre une série d'un autre auteur n'est jamais aisé, surtout quand cet auteur s'appelle Giraud. Pourtant, Blanc-Dumont a su honorer l'héritage de la série tout en affirmant sa touche personnelle, caractérisée par une finesse du trait remarquable.

Cent dollars pour mourir se démarque particulièrement par le dynamisme de ses scènes de combat et la qualité de ses illustrations.

Les thèmes du Western et la critique de la guerre

Cet opus reprend les ingrédients classiques du Western : paysages grandioses, soldats sudistes, militaires français. L'aspect historique reste prégnant, donnant à La Jeunesse de Blueberry une dimension quasi documentaire. Cependant, la série dépasse cette simple reconstitution historique.

La Guerre de Sécession sert de prétexte au scénariste Corteggiani pour dénoncer le cynisme inhérent à tout conflit armé. Dans ce récit, les soldats de base sont envoyés à la mort tandis que les grands chefs ne considèrent que leurs propres intérêts. L'introduction de l'argent de la banque Rothschild illustre parfaitement cette critique : la guerre n'est pas qu'une question d'idéologie, mais aussi de pouvoir économique.

Une aventure captivante jusqu'au deuxième tome

Avant tout, La Jeunesse de Blueberry reste un grand récit d'aventures. Corteggiani maîtrise l'art du rebondissement, des fausses pistes et des raccourcis narratifs pour maintenir ses lecteurs en haleine jusqu'au deuxième tome du diptyque, intitulé Le Sentier des larmes.

Série : La Jeunesse de Blueberry
Titre : Cent dollars pour mourir
Auteurs : Corteggiani et Blanc-Dumont
Éditeur : Dargaud

As-tu aimé cet article ?
lorna
411 articles 1 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...