
La Compagnie des glaces tome 12 : redistribution majeure
« Dans ce cinquième tome du deuxième cycle de La Compagnie des glaces, les cartes sont redistribuées. Alors que le cabaret Miki a été détruit, Lien Rag, le glaciologue, joue un rôle-clé au sein de la Panaméricaine dirigée par Lady Diana, une femme avide de pouvoir qui se surnomme elle-même Lady XXL. Lien ne perd pas de vue son objectif : retrouver son fils, Jdrien, et Yeuse qui veille sur lui. Mais la réussite d'une mission spectaculaire et délicate, qui lui vaut d'occuper un poste privilégié auprès de Lady Diana, ne risque-t-elle pas de l'éloigner des siens ? » (Présentation Dargaud)
Et de douze ! Au fil des albums, le studio Jotim a trouvé ses marques et maintient son rythme de croisière pour mener à bien son gigantesque projet : adapter l'une des plus grandes sagas de science-fiction des années 1980 créée par G. J. Arnaud : La Compagnie des glaces. Cette adaptation relève d'un véritable pari, puisque la série d'Arnaud (authentique héritier des grands feuilletonistes) comporte 62 romans dans la toute première édition chez Fleuve Noir, collection Anticipation. Ce défi requiert une organisation particulière. Le studio Jotim a été spécialement créé pour cette adaptation BD par Philippe Bonifay. À noter que ce studio est virtuel : les partenaires du projet ne se rencontrent pas mais s'envoient leurs travaux via Internet.
L'univers glaçant de La Compagnie des glaces
Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes, voici un rapide contexte : la Terre n'est plus qu'une boule de glace sur laquelle la civilisation survit dans d'immenses trains circulant entre des cités sous coupole. Ce thème avait déjà été exploré en BD dans les années 1970 et par la suite avec la série Transperceneige, inventée au départ par Lob et Alexis. La Compagnie des glaces présente une société dominée par la dictature des compagnies ferroviaires, notamment « La Panaméricaine » et « La Transeuropéenne ».
Lien Rag : le héros au cœur du chaos
Le fil conducteur entre les différents albums de cette saga est le glaciologue Lien Rag. L'idée forte du découpage est de suivre cet homme « à la piste et avec lui entrer dans ce monde de glace et de train ». Il est celui qui se pose des questions et représente les « bons côtés » de l'humanité dans un monde de violence, de haine et de racisme. Ce douzième album demeure aussi sombre que les précédents et explore toujours les turpitudes de l'humanité. Le cabaret Miki se décompose et le Gnome voit ainsi son rêve se briser brutalement. Yeuse subit la dure loi du bagne, et Lien cherche toujours désespérément son fils.
La structure cyclique de l'adaptation
Cette adaptation BD est organisée en cycles, qui correspondent à des événements importants de l'histoire. Le premier s'arrêtait à la naissance de Jdrien, autour duquel tourne le scénario dans ce second cycle qui se clôt avec La Fin d'un rêve.
Une évolution graphique notable
Côté graphique, un changement net a été opéré par rapport aux premiers albums de la série. Le dessin devient moins froid et se rapproche finalement des essais préliminaires qui avaient été rejetés. L'ensemble graphique de l'album gagne en cohérence. Cette nouvelle unité donne plus de force à la série qui progresse petit à petit en qualité.
Série : La Compagnie des glaces
Cycle : Cabaret Miki
Titre : Tome 5 – La Fin d'un rêve
Auteur : Jotim
Éditeur : Dargaud