
Ishmael est un roman qui propose une explication aux agissements de l'Homme face à la nature. Loin d'être moralisateur, il suggère simplement les conséquences de notre mode de vie sur l'environnement. L'auteur, Daniel Quinn, remonte aux origines de nos comportements pour mieux comprendre où nous allons… et pourquoi nous y allons.
Ce livre prend la forme d'un dialogue entre un maître et son élève. La seule particularité ? Le maître est un vieux gorille télépathe, offrant ainsi un regard extérieur et sans concession sur l'humanité. L'élève, quant à lui, est un écrivain qui a le sentiment d'être passé à côté de sa vie : jeune, il avait la volonté de changer les choses sans jamais avoir osé agir.
Que nous apprend Ishmael sur nos origines ?
Ishmael explique d'abord comment il a acquis sa connaissance et sa volonté de comprendre l'Homme qui le retenait captif. Ensemble, le gorille et son élève remontent aux origines de l'univers, du monde, des animaux et de l'homme. Le grand singe se veut un révélateur plutôt qu'un annonciateur : il guide son élève, souvent par le biais d'images, puis le laisse tracer sa propre voie vers la connaissance.
La métaphore de la machine volante : notre civilisation est-elle en chute libre ?
L'image la plus marquante de leur apprentissage est la comparaison du mode de vie des Hommes — durant les derniers millénaires — à une machine volante du début du XXe siècle. Ishmael nous raconte la détermination de ces pionniers qui défiaient les lois de l'aérodynamique en se jetant du haut des falaises avec leurs engins en bois et en toile, persuadés que leurs battements d'ailes les feraient s'envoler comme des colombes. Pendant une courte période, ils croient voler… alors qu'ils sont simplement en train de tomber. Une métaphore saisissante pour notre civilisation !
Un roman philosophique qui ne laisse pas indifférent
Je ne sais pas si je vous ai donné envie de lire ce livre, mais soyez honnêtes : il ne s'agit pas d'un roman divertissant. Ce n'est pas son but. Il s'adresse à ceux qui veulent comprendre, qui n'ont pas peur de la vérité et qui sont prêts à y croire.
Alors pour ceux-là : bonne lecture !