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Iriacynthe

Iriacynthe, une fée condamnée à l'errance, ensorcelera le jeune baron de Boisier. Une histoire de passion et de magie par Servais.

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Iriacynthe : une histoire de passion et de magie

« Fruit du viol de la fée Alpaïdis par le seigneur Ansiau, Iriacynthe n'appartient pas au monde des humains, mais elle ne peut rejoindre non plus le pays des fées. Elle est condamnée à une éternelle errance au cœur de la forêt. L'histoire elle-même commence au début de ce siècle, dans un château de province. Là vit le jeune baron de Boisier, en rébellion contre sa sinistre famille de nobliaux sans cœur. Un jour que le baron chevauche à travers son domaine, il entrevoit Iriacynthe. Le sort en est jeté. Le voilà ensorcelé, « malade d'amour fou ». Heureusement, la vieille Margot, qui est un peu sorcière, veille. Libéré des maléfices d'un amour inhumain, le baron tombera sous le charme (très naturel) d'une fraîche jeune fille. » (Présentation Casterman)

Les éditions successives d'Iriacynthe

L'album Iriacynthe a connu bien des modifications jusqu'à cette nouvelle édition proposée par Casterman. Iriacynthe est paru pour la première fois en 1982 en édition de luxe chez Jonas, et en édition normale chez Bédéscope. Cet album contenait 46 pages. En 1992, douze planches paraissent en noir et blanc dans le numéro 168 de la revue À Suivre. Ces planches forment une sorte d'introduction et racontent l'origine et la naissance de la fée Iriacynthe. La même année, Casterman réédite en noir et blanc l'album initial, complété de ces douze planches, dans la collection Studio (À Suivre). C'est cette dernière version complète que Casterman réédite à nouveau, mais encore une fois avec une nouvelle modification : cette fois-ci, vous avez la mise en couleur en prime.

L'univers poétique de Servais

Comme à son habitude, Servais raconte des destinées tragiques et merveilleuses : Alpaïdis se fait violer, le père d'Alexandre de Boisier se suicide mystérieusement... L'auteur mêle dans son récit la légèreté des fées se baignant et la gravité d'événements funestes, la haine et la passion. Le jeune baron déteste en effet sa famille, et il porte un sentiment inverse mais tout aussi violent pour la belle et inaccessible Iriacynthe. Les passions les plus exacerbées traversent cet album.

Cette histoire se déroule dans un cadre bucolique, caractéristique chez Servais : la campagne et la forêt où naît Iriacynthe et où elle attire ses victimes. Ces lieux sont propices aux phénomènes à la frontière du surnaturel, qui peuplent tant de vieilles légendes. La féerie de l'histoire est renforcée dans cette réédition par l'harmonie des couleurs, qui donnent la dernière touche bucolique à l'album.

La musicalité du récit

Le texte est marqué par la musicalité qui parcourt le récit. Les ritournelles ponctuent l'album. L'histoire elle-même pourrait très bien faire l'objet d'une des chansons populaires que Servais utilise souvent dans ses récits. Au niveau du dialogue, la première édition en 1982 (chez Bédéscope) notait la collaboration de Jacques Cornerotte. Cette mention n'apparaît plus dans la réédition de Casterman.

Découvrez d'autres œuvres de Servais

Si en lisant Iriacynthe vous êtes séduits par l'univers très personnel de Servais, vous pourrez le retrouver intact dans les séries La Mémoire des arbres, Tendre Violette, ou dans l'histoire tragique Lova.

Informations bibliographiques

  • Titre : Iriacynthe
  • Auteur : Servais
  • Éditeur : Casterman
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lorna
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