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Iqbal : UN enfant contre l'esclavage

À 13 ans, Iqbal a été vendu comme esclave au Pakistan pour rembourser la dette de ses parents. Courageux, il a libéré des centaines d'enfants avant d'être assassiné. Une histoire vraie bouleversante.

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1983, Pakistan. Iqbal a 13 ans. Comme des millions d'autres enfants, il travaille pour rembourser la dette de ses parents auprès du maître. Pourtant, Iqbal est courageux. Il réussira à libérer des centaines d'enfants de son pays. Aujourd'hui encore, des enfants restent esclaves dans l'ombre.

Cette année-là, il rencontre Fatima, elle aussi enfermée pour rembourser une dette. Pour la première fois, il défie le maître en déchirant un « Boukhara Bleu », un tapis d'une grande valeur. Ce jour-là, il est envoyé au « Tombeau », la punition infligée par Hussein Khan. C'est un cercueil, avec une sorte de grande fenêtre grillagée au-dessus. À l'intérieur : des scorpions, des araignées et d'autres bestioles. Hussein Khan l'y laisse pendant sept jours, sans manger ni boire. Mais Iqbal survit.

Au-dessus des latrines, il y a une fenêtre. Par là, Iqbal s'enfuit et erre pendant trois jours. Le quatrième jour, il entend un homme crier : « Je suis un homme ! Un homme qui revendique contre l'esclavage des enfants ! Ils n'ont le droit qu'à être des enfants, pas des esclaves. » Iqbal veut l'approcher, lui parler de Fatima et des autres, mais il n'y arrive pas. Alors il s'adresse à des policiers non loin de là. L'un d'eux lui dit : « Viens, on t'emmène à la caserne, on te donnera à manger et un lit. Après tu nous montras où tu travailles. » Iqbal accepte, sans se douter de ce qui l'attend...

La police corrompue : une trahison fatale

Le lendemain, Iqbal conduit le policier jusqu'à l'atelier. Il arrive dans la cour et désigne Hussein Khan du doigt devant les autres enfants. Le policier échange quelques mots avec le maître, celui-ci lui tend une liasse de billets, et ils s'en vont. Iqbal crie, hurle, mais rien n'y fait : la police était corrompue !

On devine ce qui attend Iqbal : un retour au « Tombeau ». Mais là, ce n'est pas la fin de son histoire. Désormais, le maître a installé des barreaux à la fenêtre des latrines. Plus moyen de s'évader. Les enfants travaillent une heure de plus, et ils ont l'impression que les bâtons de craie ne s'effacent jamais (une fois qu'il n'y en a plus, ils seront libres, mais aucun n'est jamais effacé).

Ce jour-là, Iqbal tente une autre action pour aider ses amis, et il réussit ! Il saute par-dessus le muret de la cour pendant le repas. Cette fois, il a un plan : il possède une feuille avec l'adresse d'Ehsan Khan, l'homme qu'il avait vu au marché. La petite Maria, qu'on croyait muette, leur a révélé qu'elle savait lire. Elle a lu l'adresse à Iqbal, et lui, il est parti pour libérer ses amis. Il trouve Ehsan Khan et réussit sa mission !

Le lendemain, il revient avec Ehsan, un magistrat et la police. Hussein Khan est arrêté, et les enfants sont enfin libres.

L'héritage d'Iqbal : un symbole mondial contre l'esclavage

La plupart des enfants rentrent chez eux. Seuls restent Iqbal et Fatima. Fatima ne se souvient presque plus de sa vie d'avant l'atelier, il y a cinq ans. Iqbal a convaincu Ehsan Khan qu'il était capable de l'aider à libérer tous les enfants esclaves du Pakistan.

Ehsan et Iqbal partent aux États-Unis pour que le garçon fasse un discours sur son vécu et dénonce l'esclavage des enfants. Iqbal réussit. Désormais, le monde entier est au courant de ce qui se passe. Iqbal est heureux.

Après discussion, Ihsan Khan et Iqbal décident que le garçon ira à Boston faire des études de droit pour devenir avocat, afin d'être encore plus utile à la cause. Mais avant cela, il passera un mois dans sa famille.

C'était un dimanche, le dimanche de Pâques. La famille d'Iqbal était chrétienne. Il pleuvait. D'abord, Iqbal était allé à l'église avec ses parents, puis on lui avait offert des œufs durs chez ses tantes et oncles. Ensuite, il y avait eu des desserts. Iqbal en avait mangé tellement qu'il avait mal au ventre.

Puis, pendant que les adultes discutaient, les enfants étaient allés jouer. Iqbal avait pris sa bicyclette. Il remontait une pente, retournant chez ses tantes et oncles. Et là, l'impensable arriva. Une grosse automobile noire aux vitres blindées surgit. La vitre s'ouvrit, on entrevit un canon de fusil, et un coup de feu retentit. L'eau boueuse se teinta d'un rouge clair, et Iqbal tomba de sa bicyclette.

Iqbal était mort. Il avait 13 ans et demi.

L'esclavage des enfants : une réalité encore d'actualité

Si vous lisez la presse, vous avez peut-être croisé cet article qui parlait d'un bateau rempli d'enfants esclaves. Lorsque ce bateau est arrivé au port, il était vide. De nombreuses personnes soupçonnent que les enfants ont été abandonnés sur une île, quelque part.

Aujourd'hui encore, le trafic d'enfants perdure.

Histoire vraie racontée dans le livre de Francesco D'Adamo

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moya-upton
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