
Le Seigneur des Anneaux – J.R.R. Tolkien
Un classique. En quatrième de couverture de l'édition que je possède, on peut lire : « J'envie celui ou celle qui va ouvrir Le Seigneur des Anneaux pour la première fois et découvrir un des plus beaux livres que je connaisse. » Je crois qu'il n'y a rien de plus à dire, ce livre est tout simplement magique. À travers la quête de Frodon pour détruire l'Anneau Unique, c'est tout un univers fantastique qui se met en place. Du même auteur, Bilbo le Hobbit et Le Silmarillon sont également à lire.
Le cœur sous le rouleau compresseur – Howard Buten
Ce roman est la suite de Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué et raconte l'histoire de Gilbert à sa sortie de la Résidence Home d'Enfants Les Pâquerettes où il vient de passer un an pour ce qu'« ils » [les grands] appellent un viol. Jessica, l'amour de son enfance, est partie pour l'Ohio, bien loin de chez Gil, mais Schrubs, son meilleur ami, est toujours là. On voit Gil grandir, on passe toutes les étapes de sa vie, mais le ton du livre demeure toujours enfantin, avec des mots incroyablement doux et naïfs, mais qui font mal tellement ils cachent de douleur.
Marie-Hélène au mois de mars – Maxime-Olivier Moutier
Roman autobiographique inspiré de la tentative de suicide de l'auteur et de son séjour en psychiatrie par la suite. Maxime-Olivier Moutier raconte comment Marie-Hélène l'a trompé, comment il a décidé d'en finir et, tranquillement, il essaie de recoller les pots cassés dans une chambre d'hôpital. Les mots de l'auteur nous font ressentir tout ce vide à l'intérieur, cette douloureuse absence, ce manque de Marie-Hélène, ce questionnement sur tout.
La Nuit des temps – René Barjavel
Tout simplement parce que les véritables histoires d'amour sont intemporelles et qu'il y a tellement de beauté dans la relation qu'entretiennent Éléa et Païkan, qui ont vécu il y a 900 000 ans alors que tout était différent et que la Terre était sur le point de changer radicalement, peut-être même de disparaître à jamais.
Blade Runner – Philip K. Dick
Un classique de science-fiction. La dernière guerre a tout dévasté à l'échelle de la Terre, les poussières radioactives ont presque tué tous les animaux, et tous les jours de nouveaux « spéciaux » [i.e. débiles] apparaissent. La plupart des gens émigrent sur Mars et, comme incitatif, on offre aux nouveaux colons un androïde, modèle de leur choix. Androïdes interdits de séjour sur Terre. Or voilà que huit Nexus-6 sont entrés en fraude sur Terre et Rick Deckard est le blade runner qui se voit confier la mission d'en éliminer six d'entre eux. Les Nexus-6 sont le modèle d'androïde le plus perfectionné de l'époque, quasi-indétectables. On suit alors Deckard dans sa chasse aux androïdes, mais également dans ses questionnements sur sa propre vie. Profond, touchant. Classique.
Alice court avec René – Bruno Hébert
Léon Doré a dix ans. Après ses désastreuses aventures avec Clarence (voir C'est pas moi je le jure, également de Bruno Hébert), Léon Doré retourne en classe et ses ennuis le suivent. Maman est revenue à la maison et cette stupide bonne (avec qui papa a couché) a été congédiée. À travers les yeux de Léon, le monde est flou, il ne comprend pas à quoi ça rime, tout ça. Roman articulé autour des insécurités d'un enfant de dix ans qui manque de réponses à ses questions et de la phrase « Alice court avec René » dont la maîtresse se sert pour expliquer toutes ces règles de grammaire que Léon ne comprend pas, comme il ne comprend pas le reste. À la fois drôle et triste.