Image 1
Livres

H.G. Wells : La Machine à explorer le Temps

Plongez dans La Machine à explorer le temps de H.G. Wells, roman fondateur de la SF. Un voyageur temporel explore l'an 802701 et rencontre les mystérieux Éloïs et Morlocks...

As-tu aimé cet article ?

Qui est H.G. Wells, père de la science-fiction ?

Herbert George Wells est le benjamin d'une famille modeste de quatre enfants, né au Kent (Grande-Bretagne) le 21 septembre 1866. Après une enfance sans histoire, ou plutôt sans éducation (dans une lettre de 1892, il déclare : « Je ne me souviens pas avoir eu la moindre éducation »), c'est suite à plusieurs accidents et immobilisations successives pour une fracture du tibia, puis une de la jambe que Wells découvre un goût immodéré pour la lecture.

En mai 1893, après une hémorragie, il doit renoncer à sa carrière d'enseignant et se lance dans le journalisme, puis dans le roman. La Machine à explorer le temps, dans sa version définitive, paraît en 1895, d'abord dans la revue New Review, dont le rédacteur en chef était William Ernst Henley, puis en volume devant le succès rencontré. La presse reconnaît unanimement ce premier roman d'un illustre inconnu.

Ses quatre chefs-d'œuvre de la littérature de science-fiction sont : La Machine à explorer le temps (1895), L'Île du Dr Moreau (1896), L'Homme invisible (1897) et La Guerre des mondes (1898). Wells y aborde de manière universelle les quatre principaux thèmes de la SF : les pouvoirs surhumains dans L'Homme invisible, le voyage dans le temps avec La Machine à explorer le temps, l'homme-démiurge avec le Dr Moreau entouré de ses créations, et les rencontres extraterrestres de La Guerre des mondes !

Résumé de La Machine à explorer le temps

Dans La Machine à explorer le temps, Wells dresse un portrait sombre de l'avenir de l'humanité. Un voyageur du temps y réalise un premier voyage l'amenant en l'an 802701 à l'aide d'une machine de sa construction. Elle le conduit dans un monde étrange où une race appelée les Éloïs a réussi la symbiose totale entre l'homme et la nature. Pourtant, ces êtres ont peur de l'obscurité. Notre voyageur découvrira que, lorsque la nuit vient, des sous-êtres voués à la servitude sortent des profondeurs de la Terre...

Après avoir échappé de justesse à la révolution des Morlocks sur les Éloïs, le voyageur sera propulsé encore plus loin dans le futur, pour découvrir une terre bouleversée, aride et seulement habitée par quelques crabes ! Revenu sur la Terre de son époque, il racontera ses aventures à ses amis incrédules et repartira à jamais dans les méandres du temps...

J'ai bien aimé dans ce roman de science-fiction (qui n'en est pas tout à fait un) le côté énigmatique. Par exemple, dans tout le livre, le personnage qui a inventé la machine est toujours nommé « l'explorateur du temps ». J'ai aussi particulièrement apprécié la partie intitulée « Le Palais de porcelaine verte », où l'on découvre le musée, ou du moins ce qu'il en reste.

Éloïs et Morlocks : deux races futuristes

Les Morlocks sont des êtres carnivores, vivant la nuit pour chasser leurs proies et fabriquant les habits des Éloïs. Ils ont un cerveau bien plus développé que les Éloïs, et ils ont volé la machine à voyager dans le temps. Ils se nourrissent également d'Éloïs.

Les Éloïs sont des êtres simples, qui ont un langage assez peu développé (ils ont quand même un langage, signe d'intelligence), ils rient de tout et ne connaissent pas la peur. Les Morlocks se servent d'eux un peu comme d'un bétail, les tuant et les dévorant la nuit.

La théorie de la quatrième dimension

Même si tout aujourd'hui nous prouve l'impossibilité de fabriquer une machine à explorer le temps, la théorie dans laquelle Wells explique son développement de la quatrième dimension est intéressante. On peut effectivement se mouvoir à gauche, à droite, devant, derrière. Mais les hommes n'ont pas reçu la capacité de voler, et c'est à cause de la gravité que nous ne pouvons pas nous mouvoir de bas en haut. Par contre, on peut tout à fait faire le contraire, de haut en bas.

Nous avons déjà la hauteur (bas-haut), la largeur (gauche-droite), et la profondeur (devant-derrière). Si on compte bien (sur ses doigts), ça fait 1, 2, 3 dimensions. Mais il est mathématiquement impossible que l'on puisse se mouvoir d'avant en arrière dans le temps, même avec une quelconque machine, si puissante soit-elle.

Peut-être qu'un jour, le jour où le cerveau humain utilisera 90 % de ses capacités (au lieu de 30 % actuellement), l'homme pourra se mouvoir dans le temps. Mais ce jour n'est pas encore venu.

As-tu aimé cet article ?
arthak
arthak @arthak
4 articles 0 abonnés

Commentaires (2)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...