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Je ne sais pas quoi dire d'autre... Il faut que je vous parle de Harry Potter, j'ai envie de vous parler de Harry Potter.
Mais avant tout, quelques petites règles à suivre avant de lire ce qui suit :
Oubliez ce que vous savez
Règle n° 1 : Oubliez, je dis bien tout, ce que vous avez pu d'ores et déjà entendre sur Harry Potter.
Tous vos préjugés, tous vos à-prioris. Oubliez la médiatisation monstrueuse dont il fait l'objet, oubliez le « à partir de 10 ans » écrit au dos du bouquin, oubliez que tout le monde vous a fait trop chier avec Harry Potter et lisez ceci d'un œil neutre.
Règle n° 2 : Oubliez la construction de cet article, il n'y en a pas. J'aime trop Harry Potter pour mettre en forme tout ça. Il s'agit pour moi avant tout de vous livrer ce que je ressens. Les émotions et les passions, comme dirait Descartes. Et justement, ces trucs-là, ils viennent comme ça, pas mis en forme (et avec des fautes d'orthographe :-)), alors tentez de lire cet article jusqu'au bout, même s'il vous semble partir dans tous les sens. Mon seul but, c'est de vous faire aimer Harry Potter, quels qu'en soient les moyens.
Ceci étant dit, une dernière chose : J'AI 20 ANS ET J'AIME HARRY POTTER. Ça y est, vous êtes bien objectifs ? Alors commençons.
L'histoire d'un garçon ordinaire
Harry Potter est un garçon de 11 ans, plutôt malheureux. Il vit chez son oncle et sa tante, les Dursley, avec son énorme cousin Dudley, depuis que ses parents sont morts, alors qu'il n'avait qu'un an.
Mais bizarrement, les Dursley détestent Harry et tout ce qui se rapproche de près ou de loin de lui et de ses parents. Ils sont intraitables avec lui, le font dormir dans un placard sous un escalier et ne lui adressent quasiment jamais la parole, le nourrissant tout juste.
Jusqu'à son anniversaire de 11 ans (que les Dursley ont oublié, évidemment), il vit donc malheureux, sans amis, presque sans liberté. Mais il sent bien qu'il y a quelque chose de bizarre chez lui. Régulièrement, des choses étranges arrivent autour de lui, semblent-il à cause de lui. Il manque quelque chose à Harry, quelque chose d'impalpable, mais pas si éloigné, un peu comme Néo et la Matrice.
La rencontre avec Hagrid
Sa Trinity sera Hagrid : à l'approche de ses 11 ans, une lettre arrive chez les Dursley, comme par magie, adressée à « Mr Harry Potter, le placard sous l'escalier ». La joie de Harry, qui ne reçoit jamais rien, est de courte durée, car les Dursley lui interdisent de lire sa lettre, n'entraînant que l'arrivée d'autres lettres encore et toujours plus nombreuses, au point que l'oncle Vernon et la tante Pétunia sont obligés de fuir leur maison avec leur fils et leur neveu pour y échapper.
Malgré tout, la vérité éclate finalement le soir de l'anniversaire de Harry, par la visite de Hagrid, un géant monstrueux mais amical, première personne qui ait jamais eu de l'attention pour Harry. Il lui révèle l'existence, dans le monde entier, d'une communauté de sorciers, qui vivent cachés des « Moldus », c'est-à-dire des gens normaux. Ils sont tous dotés du pouvoir d'utiliser la magie, comme l'étaient par exemple les parents de Harry. Il découvre ainsi que ses parents sont morts, tués par Lord Voldemort, un sorcier maléfique qui faisait régner la terreur 10 ans auparavant. Et que lui, Harry Potter, le gamin à qui personne ne fait jamais attention, est la seule personne à avoir jamais résisté à une agression de Voldemort, qu'on n'appelle en fait jamais par son nom, tant la peur qu'il inspirait est encore présente dans les esprits. Vous-Savez-Qui, donc, semble même avoir été terrassé par la présence de Harry, avant de s'enfuir quelque part très loin, affaibli et sans pouvoirs.
En fait, autant le dire, Harry est, sans même le savoir, le plus grand héros que les sorciers aient jamais fêté. Et la lettre ? C'est tout simplement le papier qui annonce officiellement à Harry son inscription à Poudlard, la plus renommée école de sorcellerie en Angleterre où se déroule l'histoire.
Ainsi commence « Harry Potter à l'école des sorciers » (Harry Potter and the Philosopher's Stone), premier tome des aventures de HP dans le monde de la magie, et qui en conteront au total 7.
Ainsi Harry découvre-t-il le merveilleux univers que lui ont toujours caché les Dursley (qui ont toujours été au courant), et la fabuleuse école de Poudlard où il rencontrera ses deux meilleurs amis, Ron Weasley et Hermione Granger.
Pourquoi lire Harry Potter ?
Le plaisir de la lecture de Harry Potter (si vous n'aimez pas lire, commencez par HP, vous changerez vite d'avis) est immense, presque incroyable, à l'image des sortilèges utilisés dans les bouquins. Un critique américain, un vieux quoi, a dit que c'était comme nager dans du chocolat. Pour vous dire !
Oui, mais toute cette médiatisation... N'oubliez pas qu'un succès n'est jamais infondé (sauf peut-être celui d'Astérix le film), et il y a de bonnes raisons au succès de HP.
L'écriture est simple, fluide (une qualité de plus en plus rare aujourd'hui), et intelligente.
On remarque à de petits détails à quel point l'auteur est fine psychologue : les personnages sont d'une finesse prodigieuse, du géant qui adore les monstres au professeur frustré dans sa jeunesse et qui en garde encore la rancune...
Ou bien encore par l'existence du Quidditch, ce sport qui se joue sur des balais (volants forcément), et décrit ici avec tant de talent que j'ai définitivement décidé que je le préférais au foot, dont c'est assurément une parodie réussie.
Mais la grande qualité de J.K. Rowling, l'auteur, c'est de jouer avec nos désirs. Elle nous décrit un univers qu'on a tous rêvé, des événements qu'on aurait tous aimé vivre. Elle nous raconte avant tout l'histoire d'une amitié, celle entre Harry, Ron et Hermione, amitié quasi parfaite (un peu trop ?), une fraternité qui semble incassable, et qui est en fait le pivot des livres. Comme Harry, on voudrait à nouveau revivre nos 11 à 17 ans, et grandir avec lui comme il le fera au cours des 7 romans prévus. Évolution, identification : une autre force de ces bouquins.
Un univers magique et fascinant
L'émerveillement de Harry dans ce nouveau monde est le nôtre.
Le plus agréable est sans doute l'approche progressive de la révélation, qu'on sentir venir peu à peu. La sensation est la même que lorsqu'on a quelque chose sur le bout de la langue, et que tout d'un coup on trouve. On sent qu'il y a quelque chose derrière tout ça, et lorsqu'enfin on pénètre dans le monde de la magie, le bonheur est total.
Comme Harry, on est fasciné par un univers idéalisé, où tout est soit bien soit mal, où le courrier est apporté par des hiboux, où les assiettes se remplissent toutes seules avant de se nettoyer automatiquement, où l'école est un gigantesque château aux multiples passages secrets.
Il y a Rogue, l'insupportable professeur toujours intransigeant, que Harry, Ron et Hermione ont tôt fait de soupçonner d'être un complice de Vous-Savez-Qui. Il y a le professeur Dumbledore, le très compréhensif directeur de l'école qui aide toujours Harry dans ses quêtes. Il y a aussi Drago Malefoy, autre élève de première année à Poudlard, insupportable et ennemi juré de Harry.
Il y a tous ces personnages, mi-magiques mi-attachants qu'on voudrait connaître et côtoyer.
Bref, il y a le monde de Harry Potter, qu'on ne voudrait jamais quitter, où l'on voudrait vivre, où l'on se sent bien, voire mieux que dans le monde réel : attention cependant à ne pas décoller. Le côté euphorisant est indéniable, mais il faut garder conscience que même si notre vie n'est peut-être pas aussi trépidante, c'est elle que nous vivons, et c'est la seule réelle.
La saga et ses secrets
4 livres sont aujourd'hui parus, dont « HP et la Chambre des secrets », « HP et le Prisonnier d'Azkaban », et enfin « HP et la Coupe de feu ». Les 3 autres suivront un par un.
Je vous conseille vivement de commencer par le 1 et de les lire dans l'ordre (il existe un coffret des 4 bouquins, mais les 3 premiers sont trouvables en livre de poche), étant donné que chacun parle du précédent, dont le dénouement est toujours précédé d'un réel suspense, que Rowling maintient parfaitement pendant toute l'histoire. Mieux : on sent, tome après tome, que quelque chose de plus grand se dessine. Au fur et à mesure, le passé de Harry devient de plus en plus clair, et son avenir de plus en plus sombre. Que se cache-t-il derrière tout cela ? Le septième et dernier tome nous le dira sûrement.
L'adaptation cinématographique
Enfin, je ne serai pas complet si je ne disais pas que la Warner a racheté les droits, et qu'un film est en préparation, réalisé par Chris Columbus (Mrs Doubtfire, Home Alone). Les 3 jeunes acteurs ont déjà été choisis, et John Cleese (des Monty Python) y fera une apparition.
Mais oubliez ça, et retenez ceci (je me permets quelques conseils, vous pouvez aussi les imprimer et les brûler si vous voulez) :
Le plaisir que l'on éprouve à certaines lectures peut être immense, bien plus grand que vous ne l'imaginez, et presque aussi grand que celui de la projection d'un bon film (c'est moi, l'énorme amateur de ciné qui dit ça, alors... Et encore je me retiens d'être plus dithyrambique).
HP fait partie de ces bouquins, et l'imagination qu'il vous laisse (quant à la tête des personnages, etc...) doit prévaloir sur toute image déjà faite, couverture ou photos officiels du film.
Lisez, et oubliez le reste.
P.S. : Attention, une lecture trop prolongée de HP peut entraîner des maladies graves, il n'y a que 4 livres de parus aujourd'hui, sur sept au total, et l'arrêt de la lecture après ces 7 bouquins peut entraîner une mélancolie profonde.
P.S.2 : Si jamais je vous ai donné envie de lire HP, ce que vous vous êtes empressé de faire, faites-moi partager votre bonheur, rien ne me fera plus plaisir : un bonheur (comme celui de HP ou de certains films), ça se vit, et ça se partage. Mailez-moi un p'tit message. Si au contraire vous voulez m'insulter, n'hésitez pas non plus.