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Est-ce Dieu une invention humaine ?

Dieu est-il une invention humaine pour rassurer l'homme face à la mort ou un outil de contrôle spirituel ?

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La question de l'existence d'un créateur ultime de la terre et de la vie n'a cessé de tourmenter les hommes à travers les âges. Existe-t-il vraiment un créateur ? L'homme possède-t-il un maître absolu ? Toutes ces questions sont restées sans réponses au cours de l'histoire. Par peur et par souci de préservation, l'homme a inventé toutes sortes de croyances qui lui permettent de garder l'équilibre de l'esprit ou qui l'aident encore à renouveler ses espérances chaque fois qu'il commet une erreur.

Plus de cinq cents ans avant Jésus-Christ, un homme nommé Thales de Miletus se posait la question de savoir s'il existait un principe supérieur qui serait à la base de la création tout entière. Thales était troublé par la cosmologie et voulait sortir les hommes de l'impasse d'un créateur inconnu. Voyant l'importance de l'eau sur la vie humaine, il postula que l'eau était le principe absolu. Il a fini par détailler que la création tout entière avait ses débuts dans l'eau. Mais Thales était aussi loin de la réalité, car il fut contredit plus tard par Anaximandre qui, pour lui, l'air serait à la base de toute la création. Mais Anaximènes fit aussi une erreur, car pour Anaximandre, ce principe n'existe pas simplement. La religion a peut-être été un remède pour sortir l'homme de l'ignorance, mais elle a aussi fait vendre à l'homme sa liberté mentale et spirituelle.

La question du créateur n'a pas cessé de troubler les intelligences au cours de l'histoire, car si un créateur existe, d'où proviendrait-il lui-même ? Qui est alors le créateur du créateur ? Où vit ce créateur ? Toutes ces questions ont conduit l'homme dans une absurdité totale, mais aussi à un aveuglement absolu quant à sa propre origine. En principe, les lois fondamentales de la naissance, en laissant méconnue la réponse sur l'existence de l'homme lui-même, l'ont déplacée d'un point de vue biologique à un point de vue mystique et spirituel, détachant la biologie de la création.

Dieu est-il une imagination humaine ?

La réponse semble être oui, car si nous considérons la nature humaine, l'humain en soi est un être de peur. L'homme craint pour son existence, il a peur de la mort. Le sujet d'un maître qui vous garantirait la vie après la mort, bien qu'irréaliste, paraît ici consolant pour l'homme qui se voit désespérer devant le mystère de la mort. L'homme aime la vie, alors il est à la recherche de la paix d'esprit. Il a besoin d'un père, d'une assurance éternelle. Voilà comment l'homme a vendu sa force de contrôle personnelle à un être inconnu et invisible. Ainsi donc, le sujet de Dieu serait un sujet de consolation.

Dieu est-il à l'origine de nos troubles ?

Ce nom hypothétique a divisé les hommes sur terre. L'humanité, dans sa recherche de Dieu et de la vérité, s'est perdue dans ses propres pas. Les fils d'une même planète ont pris des directions différentes et se sont confrontés les uns aux autres, se clamant chacun disposer de la vérité absolue. Ce sujet a ensanglanté les hommes, ce qui a été récupéré par des hommes se présentant comme les porte-parole de ce Dieu sur terre. Ils n'ont cessé de conduire les hommes comme des troupeaux, leur faisant avaler des promesses absurdes qu'ils ne verront malheureusement pas s'accomplir, car leurs jours sur terre sont comptés. La perversion des religions peut être expliquée en analysant la situation que rencontrent six aveugles devant la description d'un éléphant.

L'histoire des six aveugles et de l'éléphant

Les six aveugles posèrent tour à tour leurs mains sur différentes parties de l'éléphant et chacun d'eux essaya de décrire l'animal entier à partir de la partie qu'il avait touchée. Ainsi, l'homme qui avait touché l'oreille dit que l'éléphant était comme un ventilateur ; la personne qui toucha la jambe dit qu'il ressemblait à un pilier ; celui qui tenait le tronc dit que c'était semblable à un python ; le palpeur de la queue déclara qu'il était comme une corde ; celui qui toucha le ventre dit que l'animal ressemblait à un mur ; et l'homme qui avait touché le front dit que l'éléphant ressemblait à un sein. Et tous les six aveugles se disputèrent, chacun affirmant que sa seule description était correcte.

Mais celui qui peut voir l'éléphant entier sait facilement que chacun des hommes aveugles ne pouvait sentir que la seule partie de l'éléphant qu'il confondait avec l'animal entier. C'est sur cette voie que toutes les croyances et les religions se perdent.

Toutes les différences philosophiques, idéologiques et religieuses, ainsi que les conflits, sont principalement dus à une partie de la vérité amputée de la vérité tout entière. Ainsi, la vérité absolue n'existe pas. Nul ne sait ou ne peut être convaincu que sa seule voie est la bonne, nul ne peut se clamier avoir découvert la vérité. La création est un mystère qui doit être regardé comme une spontanéité et non comme une fabrication d'un certain génie créateur. Cette confusion trouble les hommes et les dresse les uns face aux autres. Les religieux, du moins, vivent encore dans ce déséquilibre qui enflamme le monde et ancre les hommes.

L'illusion religieuse et la domination spirituelle

Le terme « Dieu » lui-même est une illusion pure et parfaite de la réalité. Un nom qui s'est vu popularisé au cours des siècles par les religieux, et qui est plutôt devenu un sujet de domination et de contrôle spirituel de l'intelligence humaine. Ainsi, les plus faibles se voient les épaules brisées par les prédateurs religieux ; l'homme riche vend toute sa fortune au service de l'église qui ne la lui rendra jamais, ni à ses enfants.

Les concepts de l'enfer et du paradis ne paraissent être qu'une utopie humaine. Le premier destiné à faire craindre à l'homme l'égoïsme et tout incivisme ; le second destiné à faire espérer à l'homme une probable vie après la mort. Ces deux termes ont aussi été fortement exploités par les religions pour condamner l'homme à une vie de servitude et de soumission.

En Afrique par exemple, ces termes ont été exploités par des missionnaires blancs à des fins impérialistes, qui consistaient à faire craindre à l'homme la richesse et la prospérité, à lui faire croire que la pauvreté était acceptable et qu'il y aurait toujours un monde meilleur, un monde parfait comme le disait Platon.

L'exploitation des croyances au Congo

Au Congo par exemple, les autochtones étaient contraints de présenter l'aumône tous les dimanches aux églises. On leur avait dit que le paradis était favorable aux pauvres plutôt qu'aux riches, en insistant qu'il était plus facile à un chameau d'entrer par le trou d'une aiguille au paradis qu'à un homme riche. La plupart des autochtones ont alors cédé gratuitement leurs propriétés aux colons en échange de gagner une place au paradis. Un paradis qui n'est rien d'autre qu'un eldorado religieux où vivraient des hommes sains et purs. Les religieux eux-mêmes n'ont peut-être jamais réussi à répondre à la question de savoir si Dieu était un homme ou une femme. Là, toutes les illusions se croisent, car le monde vit avec sa bivalence. Dieu, ce sujet mal choisi, favorise aussi la confusion sur ce point et discrimine les humains.

À vrai dire, il n'y a aucune vérité dans tout cela, si ce n'est une aliénation mentale qui a fait de l'homme un esclave spirituel. Dieu est alors devenu une véritable prison pour les hommes : ils sont limités dans leurs actes et craignent une punition suprême d'un maître inconnu et invisible. L'homme est irresponsable et reste dominé par la peur d'un pouvoir absolu.

Qui contrôle la pensée de l'homme ?

L'homme est l'unique maître de sa pensée, il est responsable de ses actes et de ses agissements. Il n'existe pas de maîtres suprêmes au-dessus de la pensée humaine. Ainsi, l'homme qui sait penser avant de parler et peser avant d'agir tombe difficilement dans l'erreur. La question d'abandonner le contrôle de nos pensées à un certain maître relève de l'absurdité et de l'utopisme. L'homme est libre dans sa pensée et dans ses actes ; preuve en est qu'il agit selon son cœur. Pas de voix mystique, pas de superpuissance pour dicter la pensée de l'homme. Contrairement à toutes les espèces, l'homme est un être indépendant et doté de toutes les capacités nécessaires pour s'autogérer physiquement et spirituellement.

Quel avenir pour l'humanité ?

Contrairement à toutes les religions, l'humanité ne disparaîtra pas. Les hommes se plongent dans le pessimisme en affirmant qu'un bâton magique renversera la terre et emportera avec elle toute la vie. C'est le pessimisme religieux qui asservit l'homme. La vie est un flot interminable, et la mort et la naissance ne sont rien d'autre qu'un échange naturel. Les décès sont superposés aux naissances et font tous deux toute l'existence. L'humanité est une éternité, un espace sans limite et sans borne. Tout est physique sur terre. Ni la religion, ni la croyance ne peut contester le fait que personne ne peut prédire la fin de l'humanité : les uns meurent, les autres naissent, et ainsi va la vie.

Quand les hommes réaliseront ces choses parfois simples, les guerres religieuses cesseront, les hommes s'aimeront comme au départ et vivront les uns pour les autres. La mort est une absurdité et doit rester comme telle : personne ne peut affirmer la connaître car c'est une inexpérience qui se vit une fois la vie terminée. Les hommes doivent la regarder comme telle et vaquer à leurs occupations sans aucun souci pour leur lendemain. L'âge n'étant qu'un amortissement et un état d'esprit, les hommes ne doivent pas le craindre du tout.

L'homme est le maître de son destin

Les hommes doivent aussi sortir de l'illusion du facteur chance, perçu par eux comme une manne venant droite d'une main supérieure. La chance n'existe pas. La vie humaine est une pure mathématique qui se trouve coincée entre ce que l'homme sait faire et ce qu'il ne sait pas, entre ce qu'il peut donner et ce qu'il ne peut pas. Il n'existe ni principe absolu, ni troisième main au-dessus de l'intelligence humaine. Ainsi, l'homme averti gagne toujours dans toutes ses voies.

L'homme est le maître de son destin. Il devient irresponsable du moment où il rejette sa prise en charge personnelle à un être qu'il présume lui être supérieur. Ainsi, l'homme se condamne lui-même par ses mots : il pense qu'il est maudit pendant que la malédiction en soi n'existe pas. Ce qui se passe en lui est psychique ; il se rêve d'une attitude qu'il pense être normale, pendant qu'il n'existe pas de maître absolu au-dessus de son âme.

Ceux qui comprendront ces choses se verront le cœur libéré de la prison que l'homme s'est fait construire de sa propre argile. Le Yi Jing a écrit que lorsque l'œil est simple, tout le cœur devient illuminé, et il en sera ainsi pour tous. Les hommes ne se roulent que dans leurs illusions, en essayant de caricaturer l'inconnu et le vide, en construisant des temples de bois dont ils deviennent ainsi les esclaves et à qui ils confient toute leur obéissance : des idoles muettes qui ne sont que les fruits de leur propre génie et de leur art, mais dont ils choisissent librement de voir des dieux. Ils pensent que toutes ces choses disposent de superpuissances pour leur faire triompher par chance et guérir leurs maladies par poudre magique. Voilà ce à quoi nous avons réduit l'intellectualisme. L'homme s'est fait esclave des momies et des morceaux de bois qui, malheureusement, ne l'écouteront jamais et encore moins ne lui parleront.

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richie ronsard
Richie Lontulungu @richie ronsard
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