
Voici maintenant le second tome d'Artemis Fowl, toujours aussi captivant que le premier (pour plus d'informations, voir « Artemis Fowl d'Eoin Colfer », il y a aussi un extrait du livre).
Que vous dire d'autre, à part que je l'ai tellement adoré dès le début que je l'ai dévoré en une nuit ? Que l'humour fait toujours partie des ingrédients ? Que l'action commence dès la trentaine de pages ? Que les événements perturbateurs s'accumulent très vite et se sont multipliés depuis le dernier livre ? Qu'Artemis Fowl doit non seulement faire travailler ses matières grises, mais aussi ses muscles et son endurance ? Qu'il n'y a plus de règles, que tout est permis, que c'est à chaque fois plus dangereux ? Que nos personnages principaux — Artemis, Butler, Holly, Root et Foaly — n'ont pas le contrôle de la situation, mais cherchent seulement à le récupérer ?
Beaucoup de choses ont changé, en effet. Ou bien se sont rajoutées. Beaucoup de choses qui valorisent ce roman un peu plus encore et qui amènent une évolution chez nos personnages.
Résumé et extraits d'Artemis Fowl : Mission Polaire
Un petit résumé le plus complet possible pour vous avant les extraits :
Artemis se retrouve entre deux événements qui surgissent pratiquement en même temps : la mafiya russe a retrouvé son père, porté disparu depuis deux ans et présumé mort, et demande une rançon. Sauf qu'elle s'arrange toujours pour qu'il n'y ait jamais de survivant à la fin. Et dans le monde souterrain des fées, un trafic d'armes humaines compromettant pour le monde entier (de la « surface » à ses « entrailles ») suppose qu'Artemis, le seul « Être de Boue » (appellation des fées pour « humain ») connaissant l'existence des fées, est derrière tout ça. Artemis, pour la première fois, n'aura pas le contrôle de tout cela. En tout cas, pas vraiment…
Extrait : École de garçons Saint-Bartleby, Irlande
(« … Comme on l'aura compris, il était bien à plaindre. Le conseiller, bien sûr… »)
« Po ouvrit une fenêtre sur l'écran de son ordinateur portable.
— Extraordinaire. Chaque fois que je lis ceci…
— Ma biographie, j'imagine ?
— Oui. Elle explique beaucoup de choses. […] Tout d'abord, il y a votre associé, Butler. Un garde du corps, si j'ai bien compris. Pas vraiment le compagnon idéal pour un jeune garçon impressionnable. Ensuite, votre mère. Une femme exceptionnelle, à mon avis, mais sans aucun contrôle sur votre conduite. Enfin, votre père. Si j'en crois ce document, il n'a jamais constitué un très bon modèle même lorsqu'il vivait encore.
La remarque le piqua au vif, mais Artemis ne voulait surtout pas que le docteur Po s'en rende compte.
— Votre dossier est inexact, docteur, dit-il. Mon père est toujours vivant […]. Peu m'importe ce que dit la justice, ou la Croix-Rouge. Il est vivant et je le retrouverai.
Po gribouilla encore quelques mots.
— En admettant même que votre père revienne, que se passera-t-il ? Allez-vous suivre ses traces ? Deviendrez-vous un malfaiteur comme lui ? D'ailleurs, l'êtes-vous peut-être déjà ?
— Mon père n'est pas un malfaiteur, fit remarquer Artemis avec mauvaise humeur. Il s'apprêtait à investir tous nos avoirs dans des entreprises légales. L'expédition de Mourmansk était parfaitement régulière.
— Vous essayez de vous défiler, fit remarquer Po.
Mais Artemis en avait assez de ce genre de questions. Il était temps de jouer à l'un de ces petits jeux.
— Pourquoi dites-vous cela, docteur ? répliqua-t-il, choqué. C'est un sujet sensible. Imaginez que je souffre de dépression.
— Ce serait possible, dit Po, qui sentit soudain une ouverture. Est-ce le cas ?
Artemis plongea son visage dans ses mains.
— C'est à cause de ma mère, docteur.
— Votre mère ? l'encouragea Po, essayant de ne pas laisser son excitation paraître dans sa voix.
Depuis le début de l'année, Artemis avait déjà eu raison d'une demi-douzaine de conseillers du collège Saint-Bartleby. À la vérité, Po lui-même était sur le point de faire ses valises. Mais à présent…
— Ma mère, elle… […]
— Oui ? Votre mère ?
— Elle m'oblige à subir cette psychothérapie ridicule alors que les prétendus conseillers de l'école ne sont que des ânes diplômés incapables de comprendre quoi que ce soit.
Po soupira.
— Très bien, Artemis. Faites comme il vous plaira, mais vous ne serez jamais en paix avec vous-même tant que vous persisterez à fuir vos problèmes. »
Extrait : Les fées découvrent le trafic d'armes
« — Regardez. C'est grave.
Root examina les preuves du trafic. Dans les soutes de la navette étaient entassées des caisses de piles AAA. Holly en prit un paquet.
— Des petites piles rondes, dit-elle. Une source d'énergie très répandue chez les humains. Rudimentaires, inefficaces et désastreuses pour l'environnement. J'en ai compté douze caisses dans cette soute. Qui sait combien il y en a déjà sous terre ?
Root ne sembla pas impressionné.
— Désolé, mais ça ne me fait pas trembler dans mes bottes. Quelle importance si quelques gobelins s'amusent à jouer à des jeux vidéo fabriqués par les humains ?
Foaly avait repéré le Néflask à laser abandonné par le gobelin.
— Oh, non ! s'écria-t-il en regardant l'arme de plus près.
— Je ne vous le fais pas dire, approuva Holly.
Le commandant n'aimait pas beaucoup être tenu à l'écart de la conversation.
— Oh non ? J'espère que vous en rajoutez un peu, dans le genre mélodramatique ?
— Pas du tout, chef, répondit le centaure, qui paraissait très sombre pour une fois. C'est au contraire très sérieux. Le B'wa Kell se sert de piles humaines pour alimenter ses Néflask à laser. Chaque pile permet de tirer environ six coups. Mais si vous remplissez les poches de chaque gobelin avec ces petits cylindres, vous obtiendrez une puissance de feu très importante. »
Gobelins : grandes brutes n'ayant rien du tout dans la tête.
Pourquoi lire ce second tome d'Artemis Fowl ?
Que vous dirais-je de plus pour vous donner envie de le lire, ou tout simplement de lire des livres ? C'est que nous, lecteurs, n'avons pas à être sur place pour vivre toutes ces aventures. Où que l'on se trouve, il nous suffit de savoir lire et d'avoir un peu d'imagination, et c'est là que toute la magie opère, qu'elle vous transporte ailleurs. C'est ça, ce que j'aimerais vous faire découvrir. C'est ça, ce que j'aimerais partager avec vous. C'est quelque chose que personne ne devrait jamais manquer, et que personne ne devrait jamais négliger.
Maintenant, c'est à vous de faire le pas.
Bonne lecture !… Ou plutôt : Bon voyage !