
Damien Saez, auteur, compositeur et interprète, se fait le porte-parole d'une jeune génération déçue par la société et privée de rêves.
Son livre, « A ton nom », est édité chez Actes Sud dans la collection « Le Souffle de l'esprit », où des personnalités religieuses et laïques livrent leurs réflexions ou leurs prières. Saez joue pleinement le jeu en nous faisant part de son opinion sur l'Homme, la société de consommation et d'autres sujets de notre monde contemporain. Il entrouvre la porte de son esprit et dévoile ce qu'il admire et ce qui le révolte.

Un livre spirituel au ton incisif
C'est également un ouvrage spirituel puisque Dieu y trouve largement sa place. Damien s'adresse ainsi à Lui : « Tu sais ce que c'est Toi la solitude ? Tu sais ce que c'est ? La solitude, celle du hasard, Tu sais bien la solitude, celle dans laquelle on noie à petit feu, comme une drogue dans le sang, celle qui vous arrache au néant et qu'on ose appeler la vie, (...) Toi le Bien Incarné Tu pourrais réfléchir parfois. De toutes façons Tu comprends rien, T'es nul, j'en ai marre de te parler tous les jours, Tu t'en fous pauvre égoïste. »
Comment les paroles de chansons structurent la réflexion
Le livre contient de nombreuses paroles de chansons issues de ses deux albums. Elles s'intègrent et articulent ses réflexions. L'œuvre s'ouvre avec « A ton nom » et se clôt avec « Les Hommes ». Comme si cet assemblage étrange d'idées se déroulait comme une vie : tout commence avec Dieu, la vie continue péniblement son cours, et enfin, « délivrés de la pénitence », les Hommes meurent un matin.
Ce petit ouvrage ne décevra pas les fans de Saez, et il pourra faire prendre conscience, ou simplement faire réfléchir chacun d'entre nous. En voici l'introduction qui vous donnera le ton : « Puisqu'il n'y a plus de dieux, plus de bien ni de mal, puisqu'il n'y a plus d'idéologies, plus de rêves auxquels croire, puisqu'il n'y a plus que les ruines d'une richesse lointaine, puisque cette étoile est laide et puisque je suis seul ; si les êtres ne peuvent m'aider ; Je prie. »