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Canardo : Marée noire

Critique du 14e tome de Canardo : un album décevant malgré le talent artistique de Benoît Sokal et ses dialogues affûtés.

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Canardo : origines et évolution d'une série culte

Probablement le seul canard-poulet de la bande dessinée, Canardo naît en 1978 sous la plume de Benoît Sokal, alors âgé de seulement 20 ans. Le personnage apparaît d'abord dans le magazine A suivre, dont il ornera la couverture à plusieurs reprises. À ses débuts, ses aventures se présentent sous forme de courts récits de quelques pages avant d'évoluer en véritables histoires de 48 pages. Marée noire constitue le 14e tome de cette série emblématique.

Benoît Sokal : auteur belge aux multiples talents

Comme de nombreux auteurs de bande dessinée, Sokal est né en Belgique, dans une famille nombreuse et aisée. Il poursuit ses études en dessin à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. Au-delà de la bande dessinée, il réalise également le jeu vidéo L'Amérique Zone en 1999, qui remporte un grand succès, ainsi que Syberia en 2002, confirmant son talent de créateur polyvalent.

Marée noire : critique du 14e tome de Canardo

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L'éditeur Casterman présente cette aventure ainsi : « Dialogues affûtés, ironie désabusée et humour mordant sont les principales armes de ce policier pas comme les autres, qui mène ses enquêtes dans tous les milieux et toutes les sociétés depuis plus de 20 ans déjà ! Cette nouvelle aventure l'entraîne dans une bien sale affaire. Après le tome 13, encensé par le public et dévoré par la critique, une enquête encore plus drôle et palpitante. »

Un humour lourd qui ne convaincra pas tous les lecteurs

Cependant, cette description ne reflète pas entièrement la réalité du contenu. L'humour proposé s'avère très lourd et peu convaincant, reposant principalement sur des gags répétitifs : le protagoniste boit de la bière sans cesse et fume continuellement. Un registre comique qui manque clairement de finesse et d'originalité.

Qualités artistiques contrastées avec des faiblesses narratives

Le dessin mérite néanmoins des compliments : il est correct et richement détaillé, avec des touches d'attention particulière comme le reflet de la vitre sur le poste de télévision. Malheureusement, l'histoire elle-même présente peu d'intérêt et manque de réalisme. Le scénario, centré sur une bande de terroristes qui prennent en otage un pétrolier en menaçant de le faire exploser pour obtenir la capture d'un colonel mourant, souffre de nombreuses incohérences. On retrouve notamment un « chef des opérations » ouvertement homophobe et un Canardo omniprésent, connaissant tout le monde et possédant réponse à tout.

Verdict : une déception pour les lecteurs exigeants

Bilan : une bande dessinée très décevante qui ne justifie pas vraiment son intérêt auprès des lecteurs exigeants. Malgré le talent artistique de Benoît Sokal, ce 14e tome souffre d'un scénario peu convaincant et d'un humour qui manque de subtilité.

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Informations pratiques

  • Date de parution : 23 avril 2004
  • Dimensions : 22,6 × 30,3 cm
  • Nombre de pages : 48
  • Prix : 9,50 €

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