Le 25 janvier 1947, Simone de Beauvoir monte dans un avion à destination de New York. Elle n'imagine pas encore que ce voyage de quatre mois transformera sa pensée, sa vie sentimentale et la littérature féministe mondiale. Soixante-dix-neuf ans plus tard, Beauvoir made in America raconte cette odyssée en 256 pages de bande dessinée. L'album, signé Nathalie Masduraud, Valérie Urréa et Lisa Chetteau, sort le 19 août 2026 chez Gallimard Bande Dessinée. Il adapte le documentaire Le Deuxième Sexe, sur les traces de Simone de Beauvoir diffusé sur Arte en 2024, et transforme la philosophie existentialiste en cases vivantes, colorées et charnelles.

Du documentaire Arte à la case BD : le projet transmédia derrière l'album
Beauvoir made in America n'est pas une énième biographie illustrée. C'est d'abord un documentaire, puis un livre. Les réalisatrices Nathalie Masduraud et Valérie Urréa ont passé des mois à reconstituer le périple américain de Beauvoir pour Arte. Le film de 93 minutes, diffusé en 2024, suivait les traces de la philosophe à travers les États-Unis. Il interrogeait aussi les angles morts du Deuxième Sexe — la race, la classe, le féminisme non occidental — avec un regard contemporain.
Le passage à la bande dessinée a permis d'explorer ce que la caméra ne pouvait pas capturer : l'intériorité, les sensations, les ellipses temporelles. Lisa Chetteau, dessinatrice, a rejoint le projet pour traduire en images les concepts abstraits de l'existentialisme. Le résultat, publié dans la collection Hors Série BD de Gallimard, mêle journal intime, critique sociale et romance.
Quand les réalisatrices du « Deuxième Sexe » troquent la caméra pour le pinceau
Nathalie Masduraud et Valérie Urréa ont d'abord signé Le Deuxième Sexe, sur les traces de Simone de Beauvoir (2024, 93 minutes, Arte). Ce documentaire suivait le voyage de 1947 tout en confrontant l'héritage de Beauvoir aux débats féministes actuels. Les autrices ne se sont pas contentées d'un simple récit historique : elles ont rencontré des philosophes, des historiens et des militantes pour mesurer l'impact contemporain de l'œuvre.
Transformer ce matériau en bande dessinée a exigé une réécriture complète. Le documentaire avance par interviews et images d'archives. La BD, elle, doit créer un rythme narratif, des dialogues, des silences graphiques. Le trio a choisi de conserver la structure du voyage — départ, étapes, retour — mais en ajoutant des séquences oniriques et des planches muettes où le dessin porte seul l'émotion.

Gallimard Bande Dessinée a misé sur un objet soigné : 256 pages cartonnées, papier épais, couverture rigide. Le prix de 24,90 € place l'album dans le segment haut de gamme, celui des bandes dessinées patrimoniales ou exigeantes.
Noémie Merlant, Judith Butler… les voix qui ont précédé la BD
Le documentaire d'Arte a réuni un casting intellectuel impressionnant. La lecture des textes de Beauvoir a été confiée à Noémie Merlant, César de la meilleure actrice pour L'Innocent. Sa voix grave et précise donnait une chair contemporaine aux mots de 1947.
Des philosophes de renom sont intervenus : Silvia Federici, autrice de Caliban et la sorcière ; Judith Butler, figure majeure de la théorie du genre ; Françoise Vergès, spécialiste des féminismes décoloniaux. Les historiennes Laure Murat et Kellie Carter Jackson ont apporté leur éclairage sur le contexte américain.

Ces voix ne sont pas directement reproduites dans la BD, mais elles l'ont nourrie. Les autrices ont intégré les critiques soulevées par ces penseurs — notamment sur les limites du féminisme beauvoirien face aux questions raciales et économiques. La bande dessinée ne sacralise pas Beauvoir : elle la montre dans ses contradictions, ses découvertes, ses aveuglements aussi.
« L'Amérique au jour le jour » : 56 villes en 4 mois sur les routes des États-Unis
Le cœur de Beauvoir made in America raconte le voyage lui-même. Le 25 janvier 1947, Beauvoir décolle du Bourget. Elle arrive à New York quelques heures plus tard, découvrant une ville verticale, bruyante, électrique. Pendant quatre mois, elle va traverser les États-Unis d'est en ouest, du nord au sud, donnant des conférences dans les universités les plus prestigieuses.
Le livre qu'elle en tirera, L'Amérique au jour le jour (1948), n'est pas un journal tenu en temps réel. Beauvoir a reconstitué son récit en amalgamant les souvenirs de janvier-avril et ceux de septembre-octobre 1947, créant un témoignage extensif et subjectif. La BD reprend cette liberté narrative, mêlant faits réels et impressions intimes.
New York, Chicago, La Nouvelle-Orléans… les étapes d'une odyssée existentielle
Le voyage commence par New York. Beauvoir y donne des conférences à Columbia et à Yale, mais elle arpente aussi les rues, les bars, les librairies. Elle découvre Harlem, le jazz, la ségrégation. De là, elle part pour Chicago, où elle rencontre Nelson Algren. Puis ce sont les chutes du Niagara, Los Angeles, Santa Fe, Washington D.C., La Nouvelle-Orléans.
Chaque étape est une déception et une révélation. Beauvoir avait fantasmé l'Amérique depuis son enfance — les films, les romans, les magazines. La réalité la heurte : le racisme systémique, la pauvreté ouvrière, la superficialité des relations sociales. Mais elle admire aussi l'énergie, la liberté de ton, la diversité des expériences.

La BD restitue ces contrastes par le dessin. Lisa Chetteau alterne les plans larges — gratte-ciel de Manhattan, déserts du Nouveau-Mexique — et les gros plans sur les visages, les mains, les regards. Les couleurs changent selon les villes : bleus froids pour New York, ocres brûlés pour le Sud, verts acides pour Los Angeles.
Un journal reconstitué : comment Beauvoir a fabriqué son propre mythe américain
L'Amérique au jour le jour n'est pas un document brut. Beauvoir l'a écrit après coup, en 1948, en mélangeant deux voyages distincts. Le premier, en janvier-mai 1947, est celui de la tournée de conférences. Le second, en septembre-octobre 1947, est un séjour privé chez Nelson Algren à Chicago.
En fusionnant ces deux périodes, Beauvoir crée un récit qui n'est ni tout à fait vrai ni tout à fait faux. Elle amplifie certains moments, en gomme d'autres. Elle reconstruit son Amérique idéale — celle qui nourrira sa critique du capitalisme et du patriarcat.

Ce travail de mythographie personnelle fait directement écho au titre de la BD. Beauvoir made in America ne signifie pas seulement que la philosophe a été marquée par son voyage. Cela signifie aussi qu'elle a fabriqué, avec les matériaux américains, une partie de sa propre légende. La bande dessinée montre ce processus : les hésitations, les réécritures, les choix conscients et inconscients qui ont fait de Beauvoir l'icône que l'on connaît.
Nelson Algren, le racisme et le sexisme : ce que Beauvoir a (vraiment) découvert aux États-Unis
Le voyage américain n'a pas seulement produit un livre. Il a transformé Beauvoir sur les plans personnel et politique. Aux États-Unis, elle tombe amoureuse d'un écrivain de Chicago, Nelson Algren. Elle découvre aussi la violence du racisme et la condition des femmes américaines — deux réalités qui nourriront directement Le Deuxième Sexe.
La BD ne sépare pas ces dimensions. Les planches alternent les scènes d'intimité — nuits à Chicago, promenades à New York — et les observations sociales — quartiers noirs de La Nouvelle-Orléans, usines de Détroit, campus universitaires. Beauvoir est à la fois amante et ethnologue, philosophe et touriste.
Dans les bras d'un écrivain de Chicago : l'histoire d'amour qui a nourri la théorie
Nelson Algren est un écrivain naturaliste, auteur de L'Homme au bras d'or et de Le Marchand de sommeil. Il incarne l'Amérique des bas-fonds, des boxeurs, des joueurs, des prostituées. Beauvoir le rencontre à Chicago en février 1947. Le coup de foudre est immédiat.
Leur relation durera plusieurs années, faite de lettres enflammées et de retrouvailles compliquées. Algren demande Beauvoir en mariage. Elle refuse. Il lui écrira : « Tu es la seule femme que j'aie jamais aimée, et tu m'as quitté pour une idée. » Cette idée, c'est Sartre, Paris, l'existentialisme.

La BD donne une place charnelle à cette histoire. Les planches montrent Beauvoir et Algren dans des chambres d'hôtel, des bars enfumés, des trains de nuit. Le dessin de Lisa Chetteau restitue la tension entre l'intellectuelle française et l'écrivain américain — deux mondes qui s'attirent et se repoussent.
Cette relation personnelle a influencé la réflexion de Beauvoir sur les rapports hommes-femmes. En observant Algren, en vivant avec lui, elle a affiné sa compréhension de la domination masculine et de la dépendance affective. Le Deuxième Sexe doit beaucoup à ces mois américains.
De l'infériorité sociale des femmes à la passivité : les diagnostics de la philosophe
Beauvoir n'a pas seulement aimé l'Amérique. Elle l'a critiquée sévèrement. Dans L'Amérique au jour le jour, elle pointe plusieurs contradictions :
La première est raciale. L'Amérique proclame l'égalité, mais pratique la ségrégation. Beauvoir visite les quartiers noirs, assiste à des discriminations quotidiennes, rencontre des écrivains afro-américains comme Richard Wright. Elle est choquée par l'écart entre le discours et la réalité.
La deuxième concerne les femmes. Le statut social des Américaines lui semble paradoxal : elles ont des droits formels, mais restent cantonnées à des rôles domestiques. Beauvoir analyse cette « passivité ambiante » — une formule qui annonce la thèse du Deuxième Sexe sur la femme comme « Autre ».

La troisième touche au rapport au travail et au temps. Beauvoir observe que les Américains sont orientés vers les résultats, non vers les processus. Ils veulent de l'efficacité, pas de la contemplation. Cette critique préfigure les analyses ultérieures du capitalisme avancé.
La BD restitue ces diagnostics sans didactisme. Les planches montrent Beauvoir prenant des notes, discutant avec des étudiants, observant des scènes de rue. Le dessin porte le poids de l'analyse sans jamais devenir une leçon de philosophie.
Lisa Chetteau, Masduraud et Urréa : les coulisses d'une fabrication 100 % Gallimard
Après le récit du voyage et des découvertes, il faut s'arrêter sur l'objet lui-même. Beauvoir made in America est un livre soigné, pensé pour durer. Gallimard Bande Dessinée l'a inscrit dans sa collection Hors Série BD, réservée aux albums exigeants.
Le trio créatif — Masduraud, Urréa, Chetteau — a travaillé deux ans sur le projet. Les autrices ont fourni le scénario et les dialogues. La dessinatrice a conçu les planches, les couleurs, la mise en page. Chaque case a été discutée, retravaillée, validée.
256 pages cartonnées : plongée dans l'objet livre signé Gallimard Bande Dessinée
Les caractéristiques techniques sont impressionnantes : 256 pages, format cartonné, couverture rigide. Le prix de 24,90 € le place dans le haut du panier des bandes dessinées. L'EAN 9782075212885 permet de le précommander dès maintenant sur les plateformes comme la Fnac.
La collection Hors Série BD de Gallimard est connue pour ses albums patrimoniaux et ses récits exigeants. On y trouve des adaptations littéraires, des biographies graphiques, des essais en images. Beauvoir made in America s'inscrit dans cette tradition : c'est un objet qui se conserve, se transmet, se relit.
Le papier est épais, le dos solide, les couleurs vives. Lisa Chetteau a choisi une palette chaude — ocres, rouges, bruns — qui évoque les années 1940 et les road trips américains. Les planches sont aérées, avec des cases de tailles variées qui donnent un rythme de lecture fluide.
Le défi de raconter une pensée : de la philosophie à la case de BD
Le défi principal du projet était de traduire une pensée abstraite en images concrètes. Comment dessiner l'existentialisme ? Comment montrer le concept de « l'Autre » ? Comment représenter la critique sociale sans devenir bavard ?
Lisa Chetteau a relevé le défi par des choix graphiques précis. Les scènes de réflexion sont traitées en plans serrés sur le visage de Beauvoir, ses mains qui écrivent, ses yeux qui observent. Les concepts abstraits sont suggérés par des métaphores visuelles : des ombres qui s'allongent, des miroirs qui déforment, des fenêtres qui encadrent le monde.
Les dialogues sont réduits au minimum. Les autrices ont préféré les silences, les regards, les gestes. La philosophie de Beauvoir passe par le corps autant que par les mots — et le dessin restitue cette présence physique.
Le résultat est une bande dessinée qui se lit vite mais se relit lentement. Chaque planche contient plusieurs niveaux de lecture : historique, émotionnel, conceptuel. C'est exactement ce que promettait le sous-titre : raconter comment Simone a conquis les États-Unis, mais aussi comment les États-Unis ont conquis Simone.
De la bourse de l'État au top des ventes : la vie économique d'une icône
Le voyage de 1947 n'était pas seulement une aventure personnelle. C'était une opération de soft power français. Beauvoir a été invitée par les services culturels du gouvernement français — ce qui signifie que l'État a payé son billet d'avion, ses hôtels, ses déplacements.
Cette dimension politique est rarement mentionnée dans les biographies. Pourtant, elle éclaire d'un jour nouveau la relation de Beauvoir à l'Amérique. La philosophe était une ambassadrice officieuse de l'existentialisme français, envoyée pour séduire les élites universitaires américaines.
Une tournée diplomatique en 1947 : quand l'État français finançait l'exportation de Beauvoir
En 1947, la France sort de la guerre. Elle cherche à restaurer son influence culturelle aux États-Unis. Le ministère des Affaires étrangères organise des tournées de conférenciers — écrivains, philosophes, artistes — pour promouvoir la pensée française.
Beauvoir est envoyée dans ce cadre. Elle donne des conférences à Berkeley, Columbia, Harvard, Yale, Vassar, Smith, Wellesley. Elle parle d'existentialisme, de morale, de littérature. Les étudiants américains sont fascinés par cette femme qui fume, boit, parle librement de sexualité et de politique.

Qui a payé ? L'État français, via ses services culturels. Qui a bénéficié ? Beauvoir elle-même, qui a gagné en notoriété internationale. Mais aussi la France, qui a exporté son image de nation intellectuelle et progressiste.
Cette dimension économique et diplomatique est aujourd'hui réactivée par la BD. Beauvoir made in America est publié chez Gallimard, éditeur historique de Beauvoir. Le projet a bénéficié de financements publics (Arte, CNC) et privés (préventes, librairies). C'est un objet culturel qui circule dans les mêmes réseaux que ceux empruntés par Beauvoir en 1947.
Féminisme de marché ou transmission nécessaire ? Le pari commercial de l'album
Le prix de 24,90 € interroge. À qui s'adresse cet album ? Aux étudiants, souvent précaires, qui découvrent Beauvoir ? Ou aux quadragénaires aisés qui collectionnent les beaux livres ?
La question n'est pas anodine. Beauvoir made in America s'inscrit dans un marché du féminisme qui s'est considérablement développé depuis les années 2010. Les biographies, les essais, les BD féministes sont devenus des produits rentables. Certains critiques y voient une marchandisation des idées — une récupération capitaliste du féminisme.
D'autres répondent que la transmission passe par les objets. Une BD à 24,90 € reste plus accessible qu'un essai universitaire à 35 € ou qu'un documentaire Arte en replay limité. Le format graphique permet de toucher un public jeune, peu familier des textes philosophiques.
Le débat est ouvert. Ce qui est sûr, c'est que l'album arrive dans un contexte où l'interdiction des livres aux États-Unis — notamment ceux qui traitent de genre et de sexualité — atteint des niveaux records. Beauvoir, autrice du Deuxième Sexe, serait sans doute visée par ces censures. La BD devient alors un acte de résistance éditoriale.
Pourquoi précommander « Beauvoir made in America » : 5 arguments imparables
L'album sort le 19 août 2026. Les précommandes sont ouvertes. Voici pourquoi ce livre mérite une place dans votre bibliothèque — que vous soyez fan de Beauvoir ou simple curieux.
Un objet hybride entre documentaire, road trip et roman graphique
Beauvoir made in America n'est pas un seul genre. C'est un documentaire historique, un road trip américain, une romance, une introduction à la philosophie existentialiste. Le tout en 256 pages.
Cette hybridité est sa force. Les amateurs d'histoire y trouveront un récit précis du voyage de 1947, appuyé sur les archives du documentaire Arte. Les amateurs de bande dessinée découvriront le travail de Lisa Chetteau, dont le dessin mêle influences franco-belges et ligne claire américaine. Les amateurs de féminisme verront comment une pensée abstraite peut devenir une expérience sensible.
Le livre se lit comme un roman. On suit Beauvoir dans ses découvertes, ses déceptions, ses amours. On tremble avec elle dans le Sud ségrégationniste. On sourit avec elle dans les bars de Chicago. On réfléchit avec elle devant les paysages du Grand Canyon.
Pour les fans de Beauvoir comme pour les novices : une porte d'entrée idéale
Pas besoin d'avoir lu Le Deuxième Sexe ou L'Amérique au jour le jour pour apprécier cet album. La BD vulgarise sans trahir. Elle explique les concepts clés — l'Autre, la situation, la liberté — par des situations concrètes et des dialogues naturels.
Pour les fans, c'est l'occasion de redécouvrir une période méconnue de la vie de Beauvoir. La plupart des biographies passent vite sur le voyage américain, pourtant décisif dans la genèse du Deuxième Sexe. La BD comble ce vide avec rigueur et sensibilité.
Pour les novices, c'est une porte d'entrée idéale. La bande dessinée rend accessible une pensée réputée difficile. Les planches de Lisa Chetteau ancrent les concepts dans des corps, des lieux, des émotions. On comprend Beauvoir non pas en lisant des définitions, mais en la voyant vivre.
L'album est aussi un excellent cadeau. Son format cartonné, sa couverture soignée, son prix raisonnable en font un objet à offrir — à un étudiant, à une amie, à soi-même.
Conclusion
Beauvoir made in America réussit un pari audacieux : transformer un documentaire télévisé en expérience graphique, et rendre la philosophie existentialiste aussi captivante qu'un roman d'aventures. L'album de Nathalie Masduraud, Valérie Urréa et Lisa Chetteau raconte comment Simone de Beauvoir a conquis les États-Unis — et comment les États-Unis l'ont conquise en retour.
Le voyage de 1947 n'était pas seulement une tournée de conférences. C'était une rencontre fondatrice : avec Nelson Algren, avec le racisme américain, avec la condition des femmes, avec la puissance et les contradictions de la superpuissance américaine. Cette rencontre a nourri Le Deuxième Sexe, l'un des textes les plus importants du XXe siècle.
La BD ne sacralise pas Beauvoir. Elle la montre dans ses fragilités, ses contradictions, ses aveuglements. Elle interroge aussi les limites de son féminisme, notamment sur les questions raciales et économiques. C'est un livre honnête, qui ne cache pas les angles morts de son héroïne.
Le 19 août 2026, l'album sera en librairie. D'ici là, les précommandes sont ouvertes. Que vous soyez un lecteur assidu de Beauvoir ou un curieux qui n'a jamais ouvert Le Deuxième Sexe, ce livre vous tend la main. Il ne remplacera pas la lecture des textes originaux — mais il pourrait bien vous donner envie de les découvrir. Et c'est déjà beaucoup.