
Ainsi parlait Zarathoustra est une des œuvres majeures du philosophe allemand Friedrich W. Nietzsche, publiée à la fin du 19ème siècle.
Résumé d'Ainsi parlait Zarathoustra
Faire un résumé d'Ainsi parlait Zarathoustra s'avère d'emblée compliqué. En effet, il n'y a pas de trame, pas de réelle histoire dans cette œuvre ; il s'agirait plutôt d'un grand message philosophique que Nietzsche, dans son écriture habituelle, a transposé sous la forme d'un récit poétique magnifiquement écrit.
Un résumé très court de cette œuvre serait celui-ci : Zarathoustra est resté trop longtemps seul avec lui-même, isolé des hommes. Il décide de redescendre de sa montagne pour leur enseigner la sagesse qu'il a acquise.
Zarathoustra est un sage qui a vécu solitaire très longtemps. Empli de cette sagesse théorique, il décide alors de redescendre parmi les hommes pour la mettre en pratique.
Nietzsche a une plume philosophique, mais attention : si vous gardez un mauvais souvenir de la philosophie à cause de Kant et autres Hegel, ne vous effrayez pas. Nietzsche manie une écriture fluide, poétique et surtout tout à fait compréhensible.

Le message philosophique de Nietzsche : le Surhomme
Quelle leçon veut faire passer Zarathoustra ? Celle de la venue du Surhomme : par-delà le Bien et le Mal, par-delà le vice et la vertu, le Surhomme sera débarrassé de tout ce qui l'entrave dans sa condition d'homme faible.
Cette œuvre est à la fois noire comme la nuit et pleine de couleurs — néfaste dans ses propos et gaie dans ses métaphores poétiques. Nietzsche fait de Zarathoustra non pas un Antéchrist, mais un Antichrist : dans sa grande sagesse, il se rend compte qu'il lui manque encore la chose pour laquelle il entraîne les foules : il lui manque tout ce qui fait le Surhomme.
Non, Zarathoustra n'est pas un Surhomme ; Nietzsche ne l'est pas non plus. Tout au plus, s'appuyant l'un sur l'autre, ils décrivent ce que sera ce Surhomme. Car il semble bien que la leçon soit celle-ci : on ne devient pas Surhomme, on naît ainsi.
L'idée de l'Übermensch chez Nietzsche
Cette œuvre de Nietzsche est celle qui occupe la plus grande place dans son idée d'Übermensch, de Surhomme. Peu de ses autres récits se seront aventurés aussi loin dans cette idéologie.
Il faut lire Ainsi parlait Zarathoustra avec prudence et ne pas juger l'œuvre immédiatement après sa lecture : l'idéologie nietzschéenne risque de prendre une tournure aryenne si l'on se brusque à vouloir comprendre ce récit.
Car oui, les idéaux d'Hitler viennent de Nietzsche — mais, de la même façon que l'on a fait du marxisme une doctrine dont la paternité ne peut raisonnablement pas être attribuée à Marx, il faut distinguer le Surhomme et l'aryen : ils sont différents.
Mais Ainsi parlait Zarathoustra reste une œuvre majeure de Nietzsche. Qui ne connaît pas son Zarathoustra ne connaîtra jamais Nietzsche, car ce brillant philosophe se construit à travers ses œuvres.
Extrait
« Tu ne déroberas point, tu ne tueras point ! » — jadis de telles paroles passaient pour sacrées ; devant elles on fléchissait le genou et on baissait la tête et l'on enlevait ses souliers.
Mais moi, je vous demande : où y a-t-il jamais eu de meilleurs brigands et de meilleurs assassins au monde que ne le furent les paroles sacrées de cette sorte ?
N'y a-t-il pas en toute vie elle-même — brigandage et assassinat ? Et que de telles paroles aient été considérées comme sacrées, n'a-t-on pas, par là, assassiné la vérité elle-même ?
Ou était-ce un prêche de la mort de tenir pour sacré tout ce qui contredisait et tout ce qui déconseillait la vie ? — Ô mes frères, brisez, brisez, brisez-les-moi, ces vieilles tables.
La citation à retenir
« Dieu aussi a son enfer : c'est son amour pour les hommes. »
Références
- Auteur : Friedrich W. Nietzsche
- Titre : Ainsi parlait Zarathoustra
- Édition : Livre de Poche, 5 euros
- Pagination : 381 pages