
Qui est Thomas Grange, créateur d'ados.fr ?
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Thomas, j'ai aujourd'hui 17 ans et je suis originaire de l'Ain, près de Bourg-en-Bresse. J'avais 15 ans lorsque j'ai créé mon tout premier site consacré aux jeunes.
Comment est né le projet ados.fr ?
En novembre 1999, j'ai créé mon site personnel. J'y déclinais ce qui me passionnait, les séries TV par exemple ; c'était en somme un site assez classique.
Vous le réalisiez seul ?
Oui, comme aujourd'hui d'ailleurs. Au début, un ami m'a juste appris à transférer des fichiers sur le Net. Et depuis que le site est professionnel, j'ai développé des partenariats avec d'autres sites qui me fournissent du contenu. Nous nous partageons la moitié des revenus publicitaires réalisés sur ces pages.
Pourquoi avoir professionnalisé le site ?
Il fallait créer une société pour pouvoir déposer le nom de domaine ados.fr. Et puis dès le début, on m'a rapidement proposé des contrats publicitaires et cela nécessitait un statut d'entreprise. C'est l'avocat de mes parents qui s'est chargé de tout régler. Nous avons d'abord créé une société civile dont mon père était gérant et désormais c'est ma mère qui est gérante de la société au statut de SARL de presse.
Avez-vous dû investir des fonds dans l'entreprise ?
Nous avons créé une entreprise avec un capital minimum de 700 euros dont je détiens 68 parts et mes parents chacun une.
La gestion du site effraie-t-elle vos parents ?
Ils sont encore sceptiques et ne veulent pas que j'y consacre trop de temps. Tous les soirs je vérifie les e-mails et il me reste le mercredi et le week-end pour mettre à jour mes rubriques. Mais ça a des avantages : j'apprends les formules de politesse pour mes courriers professionnels !
Concilier gestion du site et vie au lycée
Est-ce facile de concilier site et lycée ?
Je n'aime pas trop faire mes devoirs, mais de toute façon le site ne me prend pas plus de temps qu'un sport ou de la musique. Je jouais de la flûte traversière, j'ai simplement arrêté. Il fallait faire un choix.
Quel avenir professionnel dans le web ?
Je ne sais pas vraiment. Pour l'instant, je vais sans doute préparer un bac scientifique dans deux ans, cela mène à tout. Je ne cherche pas forcément d'investisseurs, je sais bien qu'un jour il y aura des propositions de rachat. Mon avocat en est persuadé, mais je préfère pour l'instant garder le bébé.
C'est une manière de le faire fructifier. Je ne rêve pas d'être PDG, mais je ne dirais pas non. On ne dit pas non aux millions, comme tout le monde !