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Cinéma

Hellboy

Critique du film Hellboy par Guillermo del Toro : une super-production d'action fidèle à la BD de Mike Mignola.

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En 1944, en pleine guerre occulte, un groupe de nazis tente d'ouvrir un portail entre le monde réel et les enfers sur une île isolée avec l'aide de Raspoutine. Au moment de cette ouverture, un groupe d'Américains intercepte la tentative et l'arrête sur le champ. Un jeune scientifique du nom de Trevor Bruttenholm (John Hurt) trouve un petit démon doté d'un bras de pierre et de cornes. Trevor l'adopte comme son fils et les survivants du groupe le nomment "Hellboy".

60 ans plus tard, Raspoutine revient parmi les vivants et souhaite le règne du chaos sur Terre. Pendant ce temps, une jeune recrue du FBI, l'agent John Myers (Rupert Evans), fait son entrée dans les bureaux des affaires paranormales. Il fait la connaissance des "membres de la famille" composés du professeur Trevor Bruttenholm, d'Abe Sapiens (Doug Jones), un homme mi-poisson mi-dauphin ayant la capacité de lire dans les pensées et de prédire l'avenir, et enfin d'Hellboy (Ron Perlman), qui n'était pour Myers qu'une légende urbaine. Les présentations faites, les protagonistes doivent se préparer à une lutte sans merci contre les forces des ténèbres...

Hellboy : une petite merveille de Guillermo del Toro

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Ce film, réalisé par Guillermo del Toro (Blade 2), est une petite merveille. Le scénario est assez intelligent pour une super-production de ce type et laisse place à l'action pour notre plus grand bonheur. En effet, le film n'est pas avare en scènes d'action, contrairement à un certain Spider-Man 2. Ici, pas le temps de souffler ou presque. Les scènes de dialogues ne sont pas ennuyeuses et s'imbriquent parfaitement dans la trame en la renforçant.

Les scènes d'action, quant à elles, donnent lieu à des affrontements d'anthologie tant elles sont bien filmées et sans temps morts. L'une des bagarres commence dans un musée, se poursuit dans la rue et se termine dans le métro. Les personnages ont des caractéristiques qui les rendent attachants. Hellboy, adepte des cigares et de la musculation, adore les chats et pratique un humour pince-sans-rire ; Abe Sapiens lit quatre livres en même temps dans son aquarium, à condition que quelqu'un lui tourne les pages...

Un casting parfait et des personnages attachants

Côté casting, Ron Perlman est une merveille. On ne peut plus imaginer un autre acteur dans la peau d'Hellboy, un personnage difficile à interpréter. Hellboy a l'air physiquement d'un homme, mais a un âge mental d'un garçon de 13 ans. Pour cela, l'acteur a dû se préparer un an avant de commencer le tournage. Selma Blair, qui interprète le rôle de Liz Sherman, la petite amie d'Hellboy, donne une très bonne adaptation du personnage, repliée sur elle-même et atteinte de cauchemars.

Pour ceux qui n'aiment pas l'action, ils trouveront comme défaut l'action abondante, mais pour les autres, courez en salle. Ce film de super-héros est différent des autres dans le sens où Hellboy n'a pas été piqué par une araignée ou n'a pas fait une expérience qui a mal tourné. C'est à cause de sa nature qu'il est destiné à combattre le mal, malgré son côté démoniaque qui lui donne une ambiguïté que l'on ne retrouve pas dans les autres films du genre.

Une adaptation fidèle de la bande dessinée

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Guillermo del Toro a essayé de faire une adaptation fidèle de la bande dessinée de Mike Mignola, ce qui est réussi malgré les quelques libertés prises. Une curiosité à ne pas manquer cet été.

À bientôt !

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mister_cool
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