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Confidences de Benoît Poelvoorde

Retour sur les débuts de Benoît Poelvoorde et sa jeunesse en Belgique dans cette interview exclusive.

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C'est dans une brasserie namuroise (en Belgique) datant de 1866 que nous avons rencontré Benoît Poelvoorde. L'acteur, alors âgé de 36 ans, est issu d'une famille modeste, marquée par l'absence du père, décédé quand Benoît avait 12 ans. Sa maman lui a laissé beaucoup de liberté, ce qui a forgé son caractère bien trempé. « Lorsque j'étais gamin (8-9 ans), je rêvais de devenir policier, pompier ou chirurgien. Pour la simple et bonne raison que j'adorais l'uniforme ! » se souvient Benoît. À 17 ans, il quitte le nid familial. C'est à la même époque qu'il se passionne, par hasard, pour le théâtre. Quelques années plus tard, il tourne dans son premier court métrage…

Cinéma : les débuts et les films marquants de Benoît Poelvoorde

Nicolas Pourbaix — Quel événement a lancé ta carrière ?

Benoît Poelvoorde — Le film « C'est arrivé près de chez vous » réalisé en octobre 1992 par Rémy Belvaux. Cette comédie a remporté un réel succès auprès du public et m'a permis d'avancer dans le monde cinématographique.

NP — Quel est le plus beau film dans lequel tu as tourné ?

BP — Dans le premier long métrage de mon ami Benoît Mariage : Les Convoyeurs attendent. L'histoire m'a touché particulièrement et l'équipe était formidable ! Après le tournage de ce film, nous avons vécu des moments terribles et inoubliables. Le Boulet et Le Vélo sont aussi de beaux longs métrages.

NP — Quel a été le plus mauvais film dans lequel tu as joué ?

BP — C'est un court métrage ayant comme titre « Chacal ». Pour tourner ce petit film, on était morts saouls. On avait bu comme des trous. De plus, il a été réalisé pendant la nuit… En conclusion, le résultat était à la hauteur de la gueule de bois !

NP — Quel est ton film préféré ?

BP — « Il était une fois en Amérique »… Je vous conseille vivement de le voir. Sergio Leone, le réalisateur, a mis quinze ans pour sortir ce film… L'histoire est un peu l'équivalent de son testament ! Dans mon métier, ce film m'a apporté beaucoup de choses.

NP — Es-tu membre et que penses-tu de la « jet-set » ?

BP — Non, ça ne m'intéresse vraiment pas de rencontrer des gens qui font la même chose que moi. Je veux rester dans un monde normal, continuer à voir des personnes de tous les jours.

Jeunesse et parcours : études, bêtises et premiers jobs

NP — Au niveau des études, qu'as-tu fait ?

BP — Houlala, j'ai tellement raté ! Ce n'était pas ma tasse de thé. Ma troisième rénovée, je l'ai triplée… Après, j'ai fait les arts appliqués dans une école technique du Namurois. En rhéto, j'ai rencontré Rémy Belvaux. Son frère faisait du théâtre et j'ai accepté de jouer avec lui, je remplaçais un comédien qui avait eu un accident… C'est le départ de ma véritable vie. Puis j'ai fait des études supérieures en photos et illustrations pour enfants.

En tout cas, je te conseille de rester le plus longtemps possible à l'école ! Car les emmerdes arrivent après ! Une fois que tu as fini, tu rentres dans la vie active et c'est très difficile de l'assumer lorsque l'on est trop jeune… À 17 ans, on n'est pas prêt !

NP — Étais-tu un enfant sage ou pas ?

BP — Ben, j'ai fait ma jeunesse comme tout le monde… Je me souviens de ma plus grosse bêtise : j'ai sauté sur le toit des voitures et je me suis fait arrêter par la police. J'ai même passé la nuit au poste ! Autre bêtise : je me battais souvent avec mon frère, on était des sales gosses…

NP — Dans tes débuts, as-tu pratiqué d'autres professions ?

BP — D'abord, pendant un mois, j'ai vendu des frites à Han-sur-Lesse. C'est fatiguant ce job ! Puis j'ai été maître nageur du côté des Ardennes, seulement pendant deux mois. Ah oui ! Aussi barman dans les mariages…

Questions pièges : Star Wars, musique et animaux

NP — Que penses-tu du film Star Wars ?

BP — Il est magnifique… Il est en adéquation avec ce que l'on vend. Personnellement, je préfère les deux premiers Star Wars, mais j'aime beaucoup moins le dernier qui est sorti… Je le trouve trop commercial.

NP — Quel est ton style musical ?

BP — J'écoute de tout, par contre je déteste les chansons idiotes… Des chansons avec des « brameurs », des personnes qui ne font que gueuler des textes qu'ils n'ont même pas composés. Je leur couperais les cordes vocales ! Je préfère mille fois une voix personnelle et singulière. J'ai une appréciation particulière pour « God is in my house » de Nick Cave. C'est un groupe de rock.

NP — Si tu étais un animal, lequel serais-tu ?

BP — Un chat de Namur… C'est génial d'être un chat ! Ça ne fait rien de la journée, ça « glande » du matin au soir… Je veux dire qu'il n'a aucune obligation. Il fait ce qu'il a envie ! De plus, tout le monde cajole, dorlote et caresse un chat.

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lustin
lustin @lustin
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