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Lifestyle

Voyage vers les 60's et 70's

Plongez dans les années 60 et 70 : une révolution culturelle portée par le rock, le flower power et Mai 68. Découvrez comment vos parents ont vécu cette époque libertaire.

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Et si on faisait un petit voyage dans le temps ? Allez, imaginez vos parents ou certains de vos profs à votre âge : cheveux longs, garde-robe multicolore, pattes d'eph capables de balayer le sol sur une circonférence de 30 cm... et n'ayant qu'un mot à la bouche : « Révolution !! » Et oui, c'est bien eux, eux qui vous font la morale quand vous rentrez trop tard le soir, eux qui sont scandalisés à vous voir porter des vêtements qu'ils jugent « indécents ». Eux-mêmes qui faisaient partie de cette fameuse génération des années 60 ou 70, à une époque où le sida n'existait pas et où tout semblait permis !

Années 50 : le contexte d'une jeunesse étouffée

Mais pour bien comprendre cette période de folie qu'étaient les 60's et les 70's, il faut aussi en connaître le contexte.

Imaginez : vous êtes jeunes, obligés d'être toujours tirés à quatre épingles et la seule musique qu'on vous laisse écouter sans crier au satanisme, c'est Charles Trenet ou les autres variétés « gentillettes » de l'époque qui vous paraissent vite insipides. Vous avez néanmoins vaguement entendu parler d'un nouveau mouvement musical appelé Rock'n'Roll qui viendrait des États-Unis et dont les interprètes n'auraient pas peur d'aborder des sujets tabous tels que le sexe. Mais chez vous, le rock'n'roll est également un sujet tabou... D'ailleurs, n'avez-vous pas honte ? Vous avez osé prononcer le fameux mot de quatre lettres : SEX**E !! Mais voyons, il faut que vous vous montriez bien élevé ! Qu'est-ce que les gens vont penser ??? Voilà, c'était à peu près ça les années 50, si on résume... Il y a bien eu un espoir de révolte avec un certain Elvis Presley, mais ce dernier a semblé avoir subi un lavage de cerveau durant son service militaire forcé...

Années 60-70 : la rébellion Peace and Love

Cependant, la machine était lancée : vous devez vous douter que tous ces jeunes prodiges ont fini par saturer. Ras le bol de ce moule papa/maman dans lequel on est enfermé, et marre de ces fables de choux-fleurs et de roses qui sont débitées pour expliquer la procréation ! Mais enfin, on est jeune !! Ne nous empêchez pas d'en profiter ! D'autant plus qu'aux USA, on est en pleine guerre froide et que les communistes peuvent envoyer une bombe atomique d'un jour à l'autre ! Alors pourquoi se soucier du futur en travaillant si demain on est mort ? Vivons l'instant présent !

C'est ce qui se passe dans les années 60 et 70 : les jeunes se déchaînent, brisent toutes ces règles et conventions, brandissant haut des pancartes marquées « Peace and Love » et laissant toute une génération de parents et de personnes « raisonnables » totalement larguées !

Et on découvre les plaisirs de la marijuana, on en fait même pousser sous son lit avec la bénédiction de maman qui trouve très bien que l'on s'intéresse à la jardinerie... et puis, comme elle le dit, ces petits palmiers, ils sont tellement charmants !

LSD et soirées psychédéliques : l'autre face de la liberté

Ça peut aussi aller plus loin : vous êtes invités à une soirée, et du LSD circule dans des verres de coca. On hésite à essayer... on ne connaît pas bien, c'est peut-être dangereux... Votre meilleur ami se lance, vous vous dites : « Comment on voit si ça fait effet, ce machin ? », et puis un quart d'heure après, le copain est sur le toit de la maison en hurlant qu'il est un dieu vivant avant de sauter tout habillé dans la piscine qui est en bas (heureusement qu'il ne l'a pas ratée, ça fausse souvent la perception, le LSD). Puis vous tentez de le raccompagner chez lui, un peu boiteux (quelqu'un, qui de toute évidence n'avait pas attendu le début de la soirée pour consommer des substances hallucinogènes, avait « garé » sa voiture dans la piscine, n'ayant pas trouvé de meilleure place).

Mais en voyant que votre ami s'émerveille devant le moindre brin d'herbe, leur trouvant des charmes jusqu'alors ignorés, vous vous dites que ses parents risqueraient de se rendre compte que leur progéniture n'est pas dans un état tout à fait normal, et qu'il vaudrait mieux, pour sa sécurité, le laisser à sa contemplation des « miracles de la nature » (il vient tout juste de passer à une pâquerette) jusqu'à ce qu'il se rende compte par lui-même combien il est ridicule à quatre pattes et le nez plongé dans le parterre.

Mai 68 : la révolution étudiante à Paris

Pour le côté historique, en 1968, les temps deviennent durs en France pour les forces de l'ordre, en particulier pour les CRS qui voient les pavés de Paris, sur lesquels ils ont si souvent marché, prendre leur revanche et devenir particulièrement dangereux entre les mains de ces étudiants révolutionnaires qui crient haut et fort leur slogan : « Il est interdit d'interdire ! »

Woodstock 1969 : le symbole d'une génération

L'année 1969, elle, est placée sous le signe de l'amour : les Beatles chantent « All you need is love », on prône le « flower power » et on est près d'un demi-million à se retrouver pendant 3 jours à Woodstock : 3 jours de paix et de musique... Au programme : Joe Cocker, Santana, Janis Joplin, Jimi Hendrix, The Who... Car les 60's et les 70's n'auraient sans doute pas été ce qu'elles ont été sans être portées par la musique : la guitare électrique est là et elle se fait sentir !

L'âge d'or des concerts de rock

Imaginez donc, vous êtes à la fac et c'est dimanche (enfin il vous semble... de toutes façons, dimanche ou lundi à cette époque, c'est la même chose !). Vous apprenez que Pink Floyd, Led Zeppelin, ou encore The Who passent ce soir dans votre ville : alors là, qu'on soit dimanche ou lundi, hors de question de rater ça ! Vous n'avez pas de billets ? Pas de problème ! Vous vous rendez au concert et attendez avec les autres « forçats » que tous ceux qui sont munis de billets soient rentrés (étrangement moins nombreux...). Après c'est le forcing : tout le monde se donne le mot et fonce pour briser la chaîne des forces de l'ordre. Eux, ils ont l'habitude : c'est simple, c'est chaque fois pareil, alors ils laissent faire, autant ne pas prendre le risque de se prendre des pavés ou autres projectiles inattendus...

Ça y est !! Vous êtes rentrés ! L'ambiance est surchauffée et la salle respire la marijuana, tout pour un concert parfait ! Et c'est une chose de voir Hendrix mettre le feu à sa guitare (ceci n'est pas une métaphore) ou encore de voir The Who tout saccager à la fin du concert, casser leur guitare, éventrer leurs amplis, réduire la batterie en morceaux... Ça, de la sauvagerie ? Mais non, c'est tout simplement du Rock !

Le retour à la réalité

Ça y est, le voyage est terminé ! Vous avez reconnu vos parents ? Moi non plus, mais j'ai quand même un conseil à vous donner : n'essayez pas de faire pousser de la marijuana sous votre lit en espérant que vos parents croiront que vous faites de la jardinerie, on ne sait jamais, ils ont peut-être eux-mêmes déjà expérimenté le stratagème...

Et je conclurai par cette citation propre aux 60's et au 70's (que l'éducation nationale n'y voie pas une incitation au non-travail) :

Ne perdez pas votre vie à la gagner !

...et souvenez-vous que la paix est cependant loin de régner, et que le travail n'est donc pas terminé !!! (rappelez-vous John Lennon, assassiné le 9 décembre 1980 par un certain Chapman qui croyait être le seul vrai John Lennon...)

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pennylane
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