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Vos histoires... Sans interêt

Marre des histoires d'amour perdu et de teens suicidaires ? Cet article s'attaque aux clichés de la rubrique « vos histoires » avec humour et ironie.

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Le suicide, la déception amoureuse... Autant d'éléments indissociables de la vie du jeune, et autant de témoignages sur ces thèmes servis à la télé, ambiance glauque-Delarue-Courtadon en prime. Pourtant, quel n'est pas mon désarroi (exaspération ?) quand, dans le petit mail bimensuel envoyé par ce site que je me fais un plaisir d'ouvrir à chaque fois (avec la curiosité d'un petit enfant qui déballe son cadeau — oui, ma vie est palpitante à ce point), je découvre dans la rubrique « vos histoires » des articles aux allures de mises à jour de blogs et, par conséquent, tout aussi dignes d'intérêt que ces derniers (c'est-à-dire aucun intérêt — pour ceux qui n'auraient pas compris).

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Pourquoi les titres se ressemblent-ils tous ?

Le titre : « la malédiction de l'amour », « amour perdu », « perdu », « je t'ai perdu ». Une étude lexicale de base de ces textes révèlerait une utilisation pour le moins abusive des termes « amour », « perdu » (un grand classique, celui-là), « mort », « suicide », « scarification », « sang » — et encore « amour » et puis un petit « perdu » pour la fin.

Toujours la même rengaine. Les enfants, le titre est la première chose qu'on lit, alors essayez d'innover un peu.

Descriptions et images clichées des histoires ado

La petite description du texte qui suit est dans le même genre : « chronique d'une histoire ratée » (quand certains ont assez de vocabulaire pour ne pas écrire « mon histoire d'amour ratée »...), « le jour où je me suis donné la mort par amour », ou le classique du genre : « je te faisais confiance, tu m'as trahi ».

Le tout, bien sûr, accompagné d'une petite image skybloguienne — entendez par là un lutin qui pleure, une fille accrochée à son lavabo ensanglanté, ou encore une autre fille à moitié dans l'ombre avec, bien sûr comme toujours, l'expression faciale façon Mercredi Adams — image censée traduire le soi-disant « profond-désarroi-des-profondeurs-abyssales-et-ténébreuses-de-mon-âme »... Pauvres petits choux.

Comment écrire des histoires originales ?

Par pitié, essayez d'écrire autre chose que la description du fantasme de l'adolescente suicidaire que vous aimeriez être parce que ça fait « cool ». Personnellement, je trouve cela assez malsain et je n'ferai pas de comparaison pour ne pas choquer et tenter la censure. Sans compter la légèreté pachydermique avec laquelle c'est écrit et, entre nous, quand on voit le nombre de commentaires laissés, y'a de quoi se remettre en question, non ?

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punkachien
punkachien @punkachien
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