
Le président de l'université possédera plus de pouvoir et pourra gérer comme bon lui semble l'établissement ; il ne sera pas qu'un simple administrateur.
Il faut rappeler que nos universités sont très mal placées dans les classements internationaux (même si ces classements sont contestables), l'échec dans le premier cycle y est légion et il existe un problème fondamental entre la durée des études et les débouchés sur le marché du travail. Aucune politique d'orientation n'existe vraiment dans ce pays, ce qui conduit de nombreux jeunes à s'orienter au hasard.
Une loi contestée pour plusieurs raisons
Cette loi est contestée pour différentes raisons. La plus importante tient au fait de permettre à des entreprises privées, via des fondations, de participer au financement de l'université. En effet, beaucoup craignent que cela risque de rendre l'université dépendante de ces entreprises. Puisque tous les observateurs s'accordent pour dire que les universités françaises sont dans une situation désastreuse, il semble difficile de croire que les universités puissent s'opposer à une logique de rapprochement avec le monde de l'entreprise, mais qui se fera à leur désavantage. Désavantage puisque l'université ne pourra pas s'opposer aux rares entreprises qui voudront bien s'intéresser à elles.
Cette loi n'est pas mauvaise en soi, mais dans le contexte actuel, elle pose problème. Pour être vraiment efficace, il faudrait un engagement financier important de l'État dès cette année dans le budget des universités et des garanties quant à la part du budget que les entreprises pourraient financer.
De plus, cette loi n'apporte pas de changement quant à la situation des étudiants en France. Il faut rappeler que 100 000 d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 10 000 sont obligés de se prostituer pour vivre (notamment des jeunes filles).