
Qu'est-ce que les « tournantes » ?
L'un des aspects les plus graves de cette violence est le phénomène des « tournantes ». Il ne s'agit pas ici de partouzes organisées avec consentement, mais bel et bien de viols collectifs. Durant ces viols en réunion, les filles sont forcées, contraintes, humiliées et torturées. Ces actes sont imposés par la menace, le chantage ou d'autres formes de pressions.
Ce comportement odieux naît des fantasmes collectifs des agresseurs, transformant ces « petites frangines » en victimes d'une horreur certaine. Ces filles subissent de lourds traumatismes, envahies par la culpabilité, des idées noires ou des dépressions nerveuses.

Le silence de certaines associations féministes
Comme si cela ne suffisait pas, elles subissent parfois un enfermement au sein même de certains mouvements féministes qui n'élèvent pas le débat au-delà de leur propre intérêt. J'ai tenté de contacter l'une de ces associations. Pris pour cible, j'ai essuyé des attaques visant à discréditer mon travail et mon intégrité, bâillonnant ainsi une parole déjà difficile à obtenir : celle des victimes. Elles seules peuvent enrichir le débat social et faire évoluer la législation sur les crimes sexuels. Pourtant, la loi permet toujours un délai de prescription en matière de viol et d'attouchements sur mineur.
Libre à chacun de croire que l'hypocrisie reste de mise, même si le ministère de la Justice a déjà été dirigé par des femmes. Cette réalité a été confirmée par l'attitude de cette association sur son site : Chiennes de Garde.
Quel est le but réel de ces organisations ?
Il est légitime de s'interroger sur les motivations de certaines organisations féministes. Quel est leur véritable but ? S'agit-il d'une énième réplique d'un groupement d'opportunistes ? Le témoignage d'une victime de viol est édifiant :
« J'ai appelé ce numéro de SOS VIOL plusieurs fois pour obtenir l'adresse d'un psychologue... Ils m'ont très mal reçue, m'ont fait pleurer et ont refusé de me donner un numéro tant que je n'avais pas raconté mon histoire par téléphone. C'est l'horreur. Je les tiens pour responsables du retard que j'ai mis à consulter un thérapeute. »
« Si eux, les spécialistes, ne se préoccupent pas de moi et me font encore plus sentir coupable, comment m'en sortir ? Qui va m'aider, me prendre au sérieux et me dire que je ne suis pas sale ? »
En revanche, je tire mon chapeau aux femmes du mouvement « Ni putes ni soumises ». Ces filles de quartiers, accompagnées de quelques personnalités, ont parcouru la France. Cette démarche reste, à mes yeux, bien plus crédible pour sensibiliser l'opinion et défendre les droits des femmes.
Appel à témoigner : briser la loi du silence
Je tiens à clarifier le but de mon appel à témoins. Il vise à recueillir les récits de victimes de viols collectifs pour nourrir un dossier sur le calvaire vécu dans les quartiers populaires et ailleurs. L'objectif est de donner la parole à celles qui savent mieux que personne ce qui fonctionne ou non en matière d'aide et de soutien.
J'invite les personnes concernées, désireuses d'échanger virtuellement ou autrement, à se rapprocher pour briser leur isolement.
Je crois qu'un tel travail peut provoquer une prise de conscience sur ce que signifie être une femme victime de ces violences. Pour rappel, personne ne saurait ce qu'a représenté l'Holocauste si des rescapés n'en avaient pas survécu pour témoigner.
La loi du silence est une méthode des bourreaux, pas des victimes. Je garantis votre anonymat, étant l'auteur de ce recueil. Ce travail vous permettra d'exprimer, sans crainte ni honte, ce qui pèse sur votre survie quotidienne. Je vous enjoins de témoigner pour que l'on cesse de parler de statistiques dans les débats publics, mais que l'on se tourne vers l'humain.
Cela est important pour vous, pour les futures victimes et pour l'avenir de nos enfants. Rien n'avance sans exemples ni modèles. Devant une telle violence, devons-nous rester sans rien dire et sans rien faire ?
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