
Cette allocation de rentrée de 300 euros est réservée aux étudiants boursiers qui ne vivent pas chez leurs parents, soit environ 80 000 étudiants. Elle sera versée par la CAF en novembre, ce qui compensera l'absence d'allocation logement pendant le premier mois.
Cette aide ne sera accessible qu'aux étudiants pour qui c'est le premier logement et qui sont évidemment boursiers. Elle ne sera pas évolutive selon l'échelon des bourses. Les étudiants qui ont déjà un logement n'y auront pas droit.
Une mesure politique avant tout ?
Officiellement présentée comme une mesure d'égalité sociale, cette allocation apparaît surtout comme une façon peu coûteuse de regagner la confiance des étudiants. Rappelons les manifestations massives contre le CPE et la réforme contestée de l'année dernière, qui ont fait chuter le Premier ministre dans les sondages.
Les difficultés persistent pour les étudiants
Malgré ces 300 euros, environ 100 000 étudiants en France vivent toujours sous le seuil de pauvreté. Aucune annonce n'a été faite concernant les délais de perception des bourses, une augmentation de l'aide au logement pour les classes moyennes, ou une revalorisation des bourses pourtant réclamée par tous.
Il est dommage qu'il n'existe pas d'allocation de rentrée scolaire pour les étudiants, alors qu'un enfant entrant en première section de maternelle peut en bénéficier.
Une aide tout de même appréciable
Cette aide permettra à de nombreux étudiants de financer une partie du premier loyer, de la caution ou des frais d'agence. C'est donc une mesure toujours bonne à prendre.
En conclusion, si cette allocation est welcome, elle semble bien mince pour un gouvernement qui se dit réformateur. Une véritable réforme du statut de l'étudiant et du système des bourses serait pourtant nécessaire.