
Pourquoi la génétique influence notre morphologie
Il faut l'admettre : nous ne sommes pas tous égaux face à la silhouette. Qui n'a jamais entendu cette lamentation : "C'est injuste, ma voisine mange quatre fois plus que moi et reste deux fois plus mince !" ?
Il est vrai que certaines personnes ont été gâtées par la génétique. Cependant, l'injonction "Il faut s'accepter" ne suffit pas toujours. Il est important de comprendre que ne pas rentrer dans un 34 ne signifie pas être en surpoids. Les facteurs morphologiques ont une importance capitale et on ne peut pas standardiser les tailles arbitrairement. Si vous mesurez plus d'1m70, il est physiologique de ne pas rentrer dans cette taille. D'autres éléments, comme la largeur du bassin (un caractère sexuel secondaire), jouent un rôle déterminant. Même sans un gramme de graisse, il est parfois impossible de rentrer dans certaines coupes.
La génétique joue également sur la musculature. Il existe différents types de fibres musculaires : les fines (type I) à fort potentiel oxydatif, idéales pour l'endurance, et les plus volumineuses (fibres IIb). C'est encore votre patrimoine génétique qui détermine si vous possédez davantage de fibres de type I (silhouette plus fine) ou de type IIb (musculature volumineuse). Pour ce problème spécifique, la responsabilité incombe à papa et maman !
Toutefois, vous pouvez exercer un certain contrôle en choisissant vos activités physiques. Privilégiez les sports qui sollicitent les fibres de type I en travail d'allongement, comme l'escalade, l'athlétisme ou la natation, pour affiner votre musculature. Évitez les sports de résistance pure qui favorisent le volume.

Perdre du poids : attention aux idées reçues
Vouloir perdre du poids à tout prix peut mener à des erreurs. Remplacer votre capital musculaire par de la graisse vous fera effectivement perdre du poids sur la balance, puisque la graisse est moins dense que le muscle. Mais est-ce vraiment le but ? L'objectif est d'affiner sa silhouette et de la rendre tonique.
En remplaçant la graisse par du muscle, vous obtiendrez une silhouette plus svelte. Pour celles qui ont une surcharge pondérale importante, sachez que le sport permettra tout de même une perte de poids, car le muscle a un volume limité contrairement à la masse adipeuse.
C'est là que le sport devient essentiel, et pas seulement trois minutes par jour ! Il vaut mieux pratiquer deux heures par semaine de manière soutenue que cinq minutes chaque jour sans effet.
La raison est biochimique : les premières réserves d'énergie utilisées ne sont pas les graisses. Les fibres musculaires de type I (et IIa) sont celles qui permettent de brûler significativement des lipides. Pour que les adipocytes (cellules graisseuses) commencent à se vider, il faut généralement courir ou fournir un effort d'endurance pendant au moins une heure. C'est pourquoi il est crucial d'absorber le strict minimum de graisses superflues et de faire l'effort nécessaire pour éliminer celles stockées.
L'alimentation industrielle perturbe nos repères
Une expérience menée sur des animaux a démontré que lorsqu'on leur offre la possibilité de choisir parmi des aliments naturels, ils parviennent à équilibrer leur alimentation spontanément. En revanche, soumis à une alimentation industrielle, cet équilibre disparaît.
C'est là que réside l'origine de beaucoup de nos complexes. Nous perdons nos repères avec la nourriture transformée qui nous est proposée, ce qui explique la profusion de conseils sur "l'alimentation saine et équilibrée".
Pourquoi les régimes miracles n'existent pas
Tous les spécialistes le répètent, car le grand public ne maîtrise pas toujours les éléments indispensables au bon fonctionnement de l'organisme, ni les doses requises. Un régime mal suivi peut entraîner des carences graves en vitamines ou en oligo-éléments.
Les conseils sont souvent contradictoires ou irréalistes. Certains régimes revenaient presque à brouter de l'herbe, tandis que d'autres proposent des plats variés nécessitant le talent d'un grand chef ou des courses quotidiennes impossibles à tenir.
Il faut tenir compte de l'individu : certains souffrent de polyphagie (faim excessive), d'autres brûlent les graisses plus vite, certains sont sportifs, d'autres sédentaires. Un régime ne doit jamais être entrepris sans l'avis d'un médecin. Il y a autant de régimes que d'individus, et il n'existe pas de solution miracle universelle.
Comprendre le cholestérol
Avoir du cholestérol est normal. Cette molécule est un précurseur essentiel pour la vitamine D (indispensable au métabolisme du calcium) et de nombreuses hormones.
Le problème survient lorsqu'il y en a trop. Le cholestérol est transporté par des LDL (lipoprotéines de basse densité) qui l'amènent aux cellules via des récepteurs spécifiques. Si l'alimentation est trop riche en cholestérol, ces récepteurs se saturent, provoquant une hypercholestérolémie. Cela peut entraîner des pathologies comme l'athérosclérose (dépôts sur les parois des vaisseaux) ou l'athéromatose (risques de thrombose).
Attention à certains aliments qui augmentent la cholestérolémie, comme le beurre, les œufs, le jambon ou les pâtisseries.
Faut-il éliminer tous les lipides ?
Absolument pas ! Les lipides sont indispensables, même s'ils sont responsables des bourrelets. Les vitamines A, D, E et K sont liposolubles : elles nécessitent la présence de graisses pour être absorbées et utilisées par l'organisme.
Par ailleurs, faire la chasse aux lipides est inutile si vous ne contrôlez pas votre consommation de sucre. L'excès de sucre est converti en acides gras, donc en graisse !
Certains acides gras sont essentiels, notamment les familles d'oméga 3 et d'oméga 6. Nous sommes souvent carencés en oméga 3, pourtant faciles à trouver chez le poissonnier (sole, flétan, etc.).

La formule 421 GPL pour le sportif
Connue sous le nom de formule de Creff ou "régime du sportif", la règle 421 GPL désigne la répartition suivante :
- 4 portions de Glucides
- 2 portions de Protides
- 1 portion de Lipides
Concrètement, on recommande souvent : 1 portion de légumes verts cuits, 1 crudité, 1 féculent et 1 sucrerie (glucides) ; 1 produit laitier et 1 portion de viande ou poisson (protides) ; 1/2 graisse animale et 1/2 graisse végétale (lipides).
Cette répartition est évidemment adaptable selon l'intensité de l'effort. N'oubliez pas que le cerveau se sert en priorité de glucose pour fonctionner. Cette formule s'applique aussi aux non-sportifs, mais en quantités moindres.
Quels sont les dangers des remèdes miracles ?
Les remèdes miracles n'existent pas. Le recours aux diurétiques, aux saunas ou à tout ce qui perturbe l'équilibre hydrique représente un stress dangereux pour l'organisme, tout comme l'anorexie.
Un changement radical de régime constitue également un stress majeur. Il peut provoquer des troubles digestifs, un stress oxydatif, la destruction de la flore intestinale, ou une production de corps cétoniques (entraînant acidose puis coma) si vous passez brutalement à l'utilisation des lipides comme seule source d'énergie. Il est donc primordial de respecter une période de transition.