
C'était au début du mois de juillet, nous partions pour notre camp d'été d'escalade. Cinq jours d'escalade sympa en perspective, dans une région magnifique. Le voyage s'est bien passé : le bus devant, la voiture conduite par X, notre moniteur, derrière. Arrivés au camping, on a monté les tentes et on est allés grimper... Une journée normale, quoi ! Le soir, on s'est retrouvés dans un café pour fêter nos retrouvailles. Comme il avait commencé à pleuvoir, on a fait des parties de Loups-Garous, avant de rentrer en chantant sous la pluie.
Deuxième jour : cap sur la cabane ! La journée commençait bien, on était content ! Après trois heures et demies de marche (galère, galère, oh galère !!!), on s'est arrêtés faire une petite paroi sympa et on est enfin arrivés en dessous de la cabane.
Le soir était sympa... On est allés se coucher heureux.

Le début des ennuis
Le lendemain matin, on déjeune tranquille, on se prépare à partir. Une demi-heure de marche d'approche et on arrive au site d'escalade : une grande et superbe dalle, une paroi facile avec une douzaine de longueurs... Rien de trop difficile ! On arrive tous en haut, heureux de voir un sublime paysage sous nos yeux !
La descente se fait avec quelques difficultés, mais pas d'accident. C'est à cinq cents mètres de la cabane que je me casse la figure sur une petite dalle pleine d'algues, bien glissante ! Je me suis ouverte l'arcade sourcilière et on a dû appeler l'hélico ! (Comme je l'ai dit plus haut, on était à quatre heures de la cabane et je devais aller me faire recoudre le visage...)
Bilan : 5 points de suture et un gros pansement ! Rien de trop grave ! X a dû venir me chercher à l'hôpital, car j'étais dans l'incapacité de me déplacer.
Quatrième jour : on retrouve l'autre bout du groupe et ils partent faire des voies d'escalade. Moi, je n'ai pas le droit de faire du sport pendant 3 semaines... SNIF !!!

Le dernier jour : un deuxième accident
On commence à rentrer chez nous. En cours de route, on s'arrête pour faire quelques parois. Dans la voiture, X nous a dit qu'il avait un peu mal à la cheville et qu'il ne voulait pas monter en tête. Mais X veut essayer cette paroi et, à quinze mètres, il lâche et tombe... Y qui l'assurait n'a pas pu le rattraper !
On se retrouve avec un deuxième blessé... On appelle l'hélico... Tout le groupe est sous le choc ! On a cru que l'hélico ne viendrait jamais, qu'il n'y en avait pas de disponible. Au bout de 3 minutes, il était là... 3 minutes, qui pour nous ont duré 3 heures... X était au sol, il ne se souvenait plus de son nom, plus de rien...
Avec l'arrivée de l'hélico, le groupe a été soulagé. Trois personnes ont dû rester sur place attendre un adulte qui viendrait nous chercher... Le moniteur venait de se blesser et personne ne pouvait conduire sa voiture.
Je suis restée, avec deux autres jeunes... On a tout fait pour ne pas y penser. Après trois heures d'attente, on a enfin pu rentrer chez moi... Je suis arrivée chez moi... Et si une personne qui m'est chère n'avait pas été là... Je ne sais pas si j'aurais réussi à surmonter cette épreuve !