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Un ange inoubliable

Un jeune homme tombe éperdument amoureux d'une étudiante croisée à l'institut. Entre espoirs et refus, il vit un amour impossible qui le plonge dans un désespoir profond, priant pour qu'elle revienne un jour.

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Il était une fois, à l'institut où il terminait ses études universitaires. À quinze heures, il sortit de la buvette en se dirigeant vers un groupe de ses collègues réunis pendant la récréation. C'est alors qu'il la vit, à une trentaine de mètres, l'épaule appuyée contre une poutre avec des amies de classe. Sans aucune résistance, il ne put détacher son regard de son visage. En discutant avec l'un de ses camarades, il lui demanda s'il connaissait cette fille. Il croyait l'avoir déjà rencontrée, mais avait oublié où et quand. Son ami émit l'hypothèse qu'elle était peut-être étudiante à l'institut auparavant. Il changea de sujet tout en gardant son doute pour lui.

La nuit, alors qu'il se reposait sur la terrasse, ce petit film défila devant ses yeux. Il se mit à réfléchir pour tenter de se souvenir du moment ou du lieu où il avait rencontré cet ange, avant de s'endormir.

En raison de son projet de fin d'études, sa présence à l'institut n'était pas régulière. Un jour, alors qu'il allait voir son encadreur, il l'aperçut de plus près. Cette fois-ci, il eut l'impression que quelque chose se réveillait en lui après un long sommeil. Il prit place en face et tenta encore de se souvenir, mais ce deuxième essai fut également vain. Il observa sa tranquillité et son comportement avec ses amies. Il remarqua en elle la douceur d'un bébé et la sagesse d'une lionne ; elle était vraiment admirable.

Une rencontre marquante et le début de l'enquête

Sans hésiter, il la suivit à la fin de la récréation jusqu'à connaître la salle où elle étudiait, puis se dirigea vers la bibliothèque. Il s'installa devant un ordinateur et commença ses recherches en consultant les emplois du temps des salles, pour finir par obtenir quelques informations qui réduisaient la probabilité d'une rencontre antérieure avec elle. La question se posait alors : que se passait-il ?

De jour en jour, ce fantôme l'accompagnait. Il réalisa qu'il lui était indispensable de la voir quotidiennement. Il fallait donc la chercher chaque matin avant de commencer son travail. Peu à peu, il se mit à collecter des informations la concernant, de près ou de loin, auprès de n'importe qui, sans que personne ne s'aperçoive de la situation. Entre-temps, il n'avait pas voulu se présenter à elle à cause de ses doutes sur son propre sentiment : peut-être n'était-ce qu'une simple admiration qui ne durerait pas.

Les premiers échanges maladroits

Un mois plus tard, il créa volontairement quelques problèmes dans son projet afin d'avoir la possibilité de le terminer à l'institut et ainsi augmenter ses chances de la voir. Sa stratégie fonctionna : il se retrouva avec elle dans le même laboratoire. Il fit semblant d'être un étudiant concentré sur son travail, mais ses regards étaient rares tandis que son esprit restait avec elle tout au long de la séance.

Une fois, en l'absence de l'enseignante, les étudiants se mirent à bavarder. Il se lança naïvement dans la conversation et lui posa une question maladroite sur son nom et ses identifiants. Puisque notre jeune homme avait un caractère timide et une hypersensibilité en matière sentimentale, il avait cru qu'elle serait touchée par cet intérêt. Mais ce fut une catastrophe : la jeune fille se mit en colère, considérant ces informations comme confidentielles.

Une semaine plus tard, il la trouva à la bibliothèque en train de réviser. Il s'approcha avec l'un de ses amis et ils prirent place en face d'elle. Peu à peu, la discussion tourna autour de la vie universitaire et de ses problèmes, passant par des excuses pour sa demande de coordonnées. Il regretta sincèrement son maladresse. C'était vraiment un jour de désespoir.

Les jours passèrent et notre admirateur resta dans le même état : présent quotidiennement et tôt à l'institut, puisqu'elle arrivait aussi de bon matin.

L'occasion manquée de l'invitation

Le jour du dépôt des rapports de projets, il la trouva assise dans un coin. Il se dirigea vers elle, lui passa le bonjour et s'assit à côté. À son grand malheur, plusieurs de ses camarades arrivèrent quelques minutes plus tard. Il hésita à l'inviter à sa soutenance du PFE et se trouva obligé de remettre cette invitation à plus tard. Comme d'habitude, à cause de sa timidité, il ne put jamais concrétiser cette invitation. Elle lui manqua le moment de soutenir, bien qu'il ait prié Dieu pour qu'elle vienne. Il se sentit seul malgré la présence de ses proches.

Sans se décourager, il revint le jour de la délibération des résultats. Il la vit, l'appela et lui demanda la permission de discuter un peu. Avec beaucoup de politesse, elle s'excusa en expliquant qu'il ne lui restait plus de temps avant de rentrer chez elle. Il gagna tout de même une promesse : la rentrée universitaire prochaine.

L'attente interminable et les retrouvailles

L'été sembla traîner en longueur. L'attente de la rentrée ressemblait à un mélange d'espoir et de peur, comme si quelqu'un attendait le résultat d'un examen vital.

Un de ses cousins, qui résidait dans la même ville, vint l'inviter à ses fiançailles. En lui expliquant qui était sa fiancée, il réalisa qu'elle avait la même origine que son ange. Il décida donc d'y aller.

Le jour prévu, il alla se raser la barbe chez un coiffeur. Soudain, jetant un œil vers la vitrine, il aperçut les cheveux d'une femme passant par là. Il douta que ce fût elle. Il ne put se lever, mais regarda sa montre. Le soir, il chercha en vain à la retrouver pendant la fête. Le lendemain, il se rendit au salon de coiffure à quatorze heures. Une demi-heure après son arrivée, son ange passa. Il la vit et l'admira longuement. Ce regard lui sembla satisfaisant. Il prit alors une décision : il ne rentrerait pas chez lui. Il résiderait dans la ville jusqu'à la rentrée et attendrait son passage chaque jour.

De jour en jour, il la suivit, découvrit son domicile et poussa son frère à changer de lieu de travail et d'habitation. Il chercha même une maison dans la même rue qu'elle, mais le malheur empêcha cette rêverie. Il la rencontra deux ou trois fois, mais n'osa pas déclarer son amour. Il devait rester fidèle à sa promesse d'attendre la rentrée.

La séparation et la tentative d'oubli

Le jour de la rentrée, il se trouva à l'institut bien qu'il n'y ait plus aucun lien officiel avec ce lieu. Notre jeune homme passa deux semaines à essayer de la rencontrer, sans résultat. Il finit par rentrer chez sa famille, là où personne ne pouvait remarquer sa faiblesse et ses blessures. Pour la première fois, il en voulut au succès ; c'était à cause de lui qu'il ne verrait plus son ange quotidiennement.

En profitant de ses relations avec quelques étudiantes, il essaya d'en choisir une qui pourrait lui transmettre des nouvelles lors de son absence. Grâce à cette intermédiaire, il put obtenir son numéro de téléphone. Ce fut vraiment un événement pour lui, vu la longue période de malheur qu'il avait traversée.

Au mois de Ramadan, il décida de la contacter. Il passa un coup de fil depuis un taxiphone pour demander la permission de l'appeler sur son portable. Après son accord, il renouvela son appel et, rassemblant tout son courage, il put déclarer son sentiment. Comme à son habitude, elle répondit négativement, mais avec beaucoup de douceur et de gentillesse, affirmant qu'elle était déjà engagée avec quelqu'un d'autre. Malgré sa confiance illimitée en elle, il ne la crut pas ; quelque chose indiquait un mensonge. C'était le seul facteur qui l'aidait à supporter le choc. De son côté, elle lui permit de l'appeler de temps en temps. Deux semaines plus tard, elle s'excusa en disant qu'elle allait donner son portable à son frère. Ce fut la catastrophe.

Le désespoir total et les derniers espoirs

À partir de ce moment, notre jeune homme vécut un état de désespoir total. Il perdit le goût de tout. Seules ses prières le rendaient résistant. Il essaya de l'oublier, mais il n'y parvint pas. Vraiment, il n'y parvint pas.

Plus tard, il apprit qu'elle avait récupéré son téléphone portable. Il resta fidèle à sa promesse de ne pas l'appeler directement. Le seul moyen était d'envoyer des messages : pour l'Aïd, pour son anniversaire, pour sa réussite... Un jour, elle lui répondit par un message de remerciement. Ce fut comme un prix Nobel pour lui. Il la rappela immédiatement. Cette fois, elle lui donna l'accord de l'appeler. Il remercia Dieu chaleureusement.

D'un téléphone à l'autre, il essaya de se rapprocher de son ange jusqu'au moment où elle lui demanda de lui prêter un document qui l'aiderait dans ses études. Avec grand plaisir, il le lui apporta malgré sa maladie et sa fatigue, aggravées par le marathon qu'il avait couru pour préparer ses papiers. Lors de leur rencontre, ils discutèrent de quelques sujets avant d'aborder l'essentiel : il déclara pour la deuxième fois ce qu'il ressentait et ce qu'il voulait, même s'il ne put s'exprimer correctement à cause de sa fatigue et de son trouble. Et comme d'habitude, elle refusa sa proposition avec beaucoup de douceur. Cette fois-ci, rien ne pouvait le consoler. Il rentra chez lui dans un état proche de la mort.

À la maison, en repensant à ce qui s'était passé, il comprit de ses paroles qu'elle voulait rejoindre son cousin à l'étranger. Son désir de quitter le pays devint alors plus pressant. Il est vrai que notre jeune homme avait réduit la probabilité que son aimante soit un jour pour lui, mais il décida de continuer les démarches pour poursuivre ses études à l'étranger. Peut-être la rencontrerait-il là-bas ?

Entre perte et espoir : un amour inoubliable

Les jours suivants n'apportèrent rien de spécial. De temps en temps, il lui passait un coup de fil pour s'expliquer sur son état et ses études. L'essentiel était d'entendre sa voix. Seule son image mentale était avec lui, puisqu'il n'avait pas pu obtenir sa photo, son ange étant très réservée. Chaque jour, il visitait le site de l'institut pour voir son visage, imaginant discuter un peu avec elle jusqu'à visualiser son sourire avant de lui souhaiter une bonne nuit. C'est ainsi qu'il évitait de trop réfléchir avant de dormir.

Souvent, il analysait ce qu'il était en train de vivre. Certaines choses lui paraissaient normales, d'autres bizarres. Il l'aimait à la folie, mais serait-elle un jour son complément ? Une jeune femme avec de telles valeurs morales ne risquait-elle pas d'être remarquée par quelqu'un d'autre, plus proche d'elle, ayant plus de moyens, plus d'expérience ? Pour lui, c'était la première fois qu'une femme lui plaisait. Il est vrai qu'il n'avait pas cherché, mais son ange s'était imposée forcément sur son chemin.

Seul Dieu pourrait lui offrir ce qu'il désirait. Seul Dieu connaissait ce qu'il voyait, ressentait et supportait. Seul Dieu savait que notre passionné l'avait aimée d'un cœur pur et de bonne foi, qu'il l'avait aimée proprement. Il n'avait pas voulu son physique, ni sa situation sociale, ni son pouvoir. Il l'avait voulue telle qu'elle était. Tout simplement, il n'osait pas imaginer son état s'il la perdait. Il la considérait comme un organe de son corps : sienne, et personne n'avait le droit de la lui prendre.

Il était sûr qu'il ne connaîtrait jamais d'autres femmes. Il l'attendrait même jusqu'à la fin de sa vie. L'essentiel était qu'elle le ressente un jour, qu'elle se souvienne de lui, qu'elle revienne et annonce son sentiment réciproque. Au nom de l'amour, elle reviendrait. Au nom de la justice, elle reviendrait. Au nom de toutes les valeurs morales et humaines, elle reviendrait et remplacerait sa souffrance par son sourire idéal.

C'est ainsi qu'il la vit et qu'il la voulut. C'est ainsi qu'il pria Dieu toujours. Sa croyance était illimitée : cette rêverie verrait le jour, ses rêves deviendraient réalité et il récupérerait tôt ou tard son ange inoubliable.

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