Image 1
Lifestyle

Tentative de meurtre au lycée Rodin

Un élève a poignardé un camarade devant plus de 1000 témoins dans un collège-lycée. Récit bouleversant d'une violence scolaire qui a marqué les esprits et posé la question de la sécurité à l'école.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image 1

On se dit que ça n'arrive que dans les films, ou les jeux vidéo. On se dit que ça n'arrive qu'aux autres, mais non. Je vous parle d'une tentative de meurtre dans l'enceinte de l'école. Est-ce normal ? Doit-on se sentir protégés à présent ? L'école est-elle vraiment un lieu de sécurité ?

Ceci s'est passé l'année dernière, entre le milieu et la fin de l'année : un élève appelé Tarek a poignardé un autre élève, Abdoulaye, dans l'épaule, devant nos yeux. Tout ce que la principale (qui pour une fois s'était déplacée) a dit : « Ne vous inquiétez pas, il n'est pas mort, les blessures sont superficielles et ces deux élèves ne reviendront plus en cours. » Ils nous disent de ne pas nous inquiéter alors que quelqu'un a failli mourir ! Je tiens à préciser que suite à ça, la principale a démissionné.

Ce qui m'a le plus choquée, c'est quand le lendemain, j'ai vu Tarek se balader tranquillement dans la rue. Je vous avoue que j'ai eu la peur de ma vie !

Un acte prémédité entre deux clans

Bonne question ! À vrai dire, il y avait des clans : le clan d'Abdoulaye et le clan de Tarek, qui n'étaient pas amis du tout, et ce depuis longtemps. D'après ce qu'on m'a dit (je n'y étais pas), il y a eu une grosse embrouille la veille. Le lendemain, Tarek (et sa bande) a dû vouloir se venger.

Ça a commencé par une embrouille avec des mots, et c'est parti en live. Il n'y avait pas qu'eux qu'on entendait, ils ont commencé à se rapprocher de plus en plus, ils en sont arrivés aux mains et là, les deux bandes se sont approchées. Mais quand Tarek a sorti son couteau, elles se sont écartées. Tous les élèves formaient alors un grand cercle.

Tarek a tapé 3 fois : 2 fois dans le vide et une fois dans l'épaule d'Abdoulaye. Abdoulaye étant tombé à terre, un surveillant est enfin arrivé. Étant donné que Tarek n'avait pas pris un couteau de la cantine mais un couteau lui appartenant, son acte a été classé comme prémédité.

Pendant l'heure que j'avais après, j'ai pu trouver une excuse bidon pour sortir et c'est là que j'ai vu les pompiers à genou en essayant de le réanimer (d'après ce que j'ai compris). Franchement, cette image sera gravée dans ma tête. Aussi, il y avait Pierre (un lycéen) qui était toujours drôle, trop gentil avec moi, toujours en train de rire, de sourire, le genre de gars qui n'est jamais sérieux... en train de pleurer.

Les conséquences psychologiques

La suite s'est passée vite. On nous a dit que les plus choqués pourraient aller voir la psychologue de l'école, mais ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est que pour la plupart, plus c'est choquant, plus on garde nos émotions pour nous. J'en entendais dire : « Je vais pas non plus aller chialer chez elle ! »

Ils n'ont pas voulu nous révéler d'informations, à mon grand regret, donc vous n'en saurez pas plus.

Conclusion : Je pense que les deux sont aussi coupables, même si Tarek a plus été mis en faute par l'administration. Aucun d'eux n'est revenu.

As-tu aimé cet article ?
lil'za
Lisa Mouza @lil'za
2 articles 0 abonnés

Commentaires (24)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires