
La quête d'unicité face à un monde uniforme
Je désirais être distincte. Il semble que chacun d'entre nous le soit. Néanmoins, je n'y croyais guère. La raison était fort simple : dès que je croisais un inconnu, une impression de déjà-vu effleurait mon esprit. Comment éprouver une unicité lorsque l'on évolue dans un monde où tous tendent à se ressembler ?
Quand la tentation du conformisme prend le dessus
J'ai d'abord feint de ne point percevoir cette manière d'être, ma conception du terme « personnalité » s'avérant divergente de la leur. Puis, soudain, je ne pus m'empêcher de les envier. Tous ces gens semblables apparaissaient acceptés par leurs pairs, tandis que je croupissais dans la marginalité.
J'adhérai donc à cette « vogue ». Alléguant un rejet des autres, je me suis laissée leurrer. J'abandonnai alors mes prédilections, mon individualité, pour me conformer, à mon tour. Mon existence fut agréable, certes, au départ. Malheureusement, le temps passe et, à présent, je constate mon aberration.
Pourquoi sacrifie-t-on son identité pour plaire aux autres ?
Comment ai-je pu être si insouciante et présumer que, lorsque je me serais convertie à leurs goûts musicaux, vestimentaires, à leurs manières de raisonner et d'agir, ma vie s'améliorerait promptement ? Hélas ! Nombreux sont ceux qui, tout comme moi, se laissent berner.
Une fois emberlificotés, nous saisissons graduellement que le conformisme dénote un manque d'estime de soi. Que cette soumission n'apportera nullement le bonheur. Que l'acceptation des autres ne constitue aucunement une raison de se laisser duper.
Un monde où l'on oserait être soi-même
Je rêve d'un monde où chaque individu oserait afficher sa propre nature sans se camoufler derrière celle de son groupe d'appartenance, où nous révélerions ce que nous sommes véritablement. Plusieurs vivraient possiblement plus heureux ainsi !
Alors, me voici, « conforme » et éplorée, errant quelque part dans cette foule désignée « société »...
P. S. : J'écris pour un journal scolaire et j'ai réellement publié cet article. J'aimerais beaucoup avoir vos commentaires sur mon texte !