
Sarah Stragiotti était belle comme un ange, gentille et talentueuse... Elle ne méritait pas de mourir, elle méritait de faire de grandes choses, d'aller haut : de vivre !
Tout ce que vous allez lire ici est vrai, tout cela est bien arrivé...
Si jolie Sarah, elle était danseuse, elle commençait dans les arts martiaux et elle a su comme personne mélanger les deux : c'était une artiste, une vraie !
Qui était Sarah Stragiotti ?
Sarah est née le 21 juillet 1984 à Genève. Je n'étais pas née, mais je sais qu'elle était faite pour rayonner ! Déjà jeune, Sarah s'est passionnée pour la danse, elle a commencé très tôt et ainsi est devenue très vite talentueuse !

En plus d'être intelligente, talentueuse, gentille, aimable, gracieuse et volontaire (ainsi qu'un tas d'autres qualités), Sarah était vraiment très belle, comme ces photos peuvent vous le faire découvrir !
En fait, on ne peut pas vraiment résumer la vie de Sarah en une seule biographie ! Elle a fait tant de choses en si peu de temps...
Je ne la connaissais pas très bien, donc tout ce que je vais vous raconter n'est pas sa biographie mais simplement un hommage que je tiens à lui rendre... Je vais vous raconter mes impressions et tout ce que Sarah a pu m'inspirer durant ces années où je l'ai connue (si peu connue, mais...).
Ma première rencontre avec Sarah

La première fois que je t'ai vue...
Je m'en souviens encore si bien ! J'étais venue avec mon papa aux cours d'arts martiaux et nous n'étions alors que trois filles dans ce cours : toi, Francinne et moi ! Claudio Alessi nous avait demandé de travailler toutes les trois, pour éviter de nous faire mal avec des hommes qui faisaient trois fois notre taille ! Alors nous faisions... des mouvements de coup de poing, si je me souviens bien. Moi, il m'arrivait de rire, je n'avais que 12 ans ! Mais toi, tu ne riais pas... Je ne te connaissais pas, mais à cet instant, tu m'as semblé dure... J'avais tort, tu étais peut-être tout simplement timide, mais si gentille en fin de compte... Je me souviens encore que mon papa et moi te ramenions chez toi ! Tu habitais les immeubles en face de chez nous... Je me souviens... Dans ces moments, tu parlais avec nous... C'est en fait là que j'ai remarqué à quel point tu étais gentille...
Le gala des arts martiaux 2003

J'étais venue assister à ce gala, comme chaque année avec ma famille, mais cette année, il m'a marqué ! D'ailleurs, c'est le seul dont je me souvienne vraiment... Pourquoi ? Parce que tu y avais fait une démonstration ! Tu simulais ta mort et Claudio te ramenait à la vie grâce à une démonstration de nunchaku à couper le souffle, puis toi, tu revivais ! Tu dansais, et ta magnifique robe tournait autour de toi, une robe rose, je crois... Je me souviens encore de la musique : la magnifique musique originale du film Moulin Rouge, le Tango de Roxane. C'était si beau... Je me souviens qu'en regardant votre démonstration, j'ai pleuré, les larmes me montaient aux yeux... C'était si beau...
« Elle, la belle, est en possession de nunchakus magiques. Un "méchant" veut les lui prendre. Ils se livrent au combat et elle succombe. Son amoureux, le "gentil" la découvre ainsi sans vie, allongée sur le sol, les nunchakus à ses côtés. Il les prend, une paire d'abord, les fait tourner, les fait voltiger au rythme de la musique, donne ainsi tout son énergie à sa bien-aimée. Elle se remet à respirer, elle revient à la vie, tout doucement. Il prend la deuxième paire, accélère les mouvements. Elle reçoit cette énergie, se met à bouger, se lève et commence à danser. Une danse merveilleuse à deux. Il lui donne tout... jusqu'à en perdre de sa propre vie. Elle ne voit que lui..., le voit tomber à terre ; il lui tend la main mais... Sarah saisit les nunchakus et à son tour essaie de sauver celui qu'elle aime tant. Mais en vain. Ils se sont tout donné, elle s'effondre sur lui pour le rejoindre. »
La tragique nouvelle de sa disparition

J'ai tout arrêté...
Je ne me souviens plus quand, mais j'ai arrêté les arts martiaux malgré toutes mes victoires en compétition et ce "talent" que l'on me collait au semi-contact... J'ai arrêté car je n'étais plus motivée, je ne faisais plus rien, plus de sport à part à l'école... Je n'essayais plus de connaître les autres, je ne m'intéressais plus à rien... J'étais devenue tout ce qui me répugne aujourd'hui... J'ai fait l'erreur que toi tu n'aurais jamais faite ! Toi, tu as continué, tu as avancé... Et moi, je ne t'ai pas revue pendant longtemps... Et un vendredi, dans la voiture pour aller à notre chalet, mon papa nous a dit à moi et mon frère (je m'en souviens mot pour mot) : « Les enfants... J'ai une nouvelle très triste... Très très triste... Sarah, de l'ALC (Art du Libre Combat)... Elle a été tuée cette nuit vers 2 heures du matin... »
Oui, j'ai pleuré... J'ai beaucoup pleuré... On ne se connaissait presque pas, pourtant, si ça se trouve, tu ne connaissais même pas mon nom... Mais moi, je connais le tien et je t'admire...
Comment Sarah m'a inspirée après sa mort

J'ai tout repris, ma vie a repris... Et c'est grâce à toi, Sarah...
Peu après ta mort, il y eut un entraînement à l'ALC spécial pour toi... La salle entièrement dans le noir, juste une bougie et sa lueur qui éclairait nos larmes... Nous étions là, et toi, même si tu nous as quittés, tu étais là, je l'ai senti... Tu étais là... Pendant cet "entraînement", tout le monde a pleuré dans le noir... Il y avait de la musique et celle-là aussi je m'en souviens : la si belle musique de la bande originale du film The Last Samouraï... Cette musique est devenue très significative pour moi... Quand je l'écoute, je pense à toi, Sarah...
Après ta mort, j'ai recommencé les arts martiaux, recommencé la natation et je sors plus, je m'investis plus... J'ai pensé : « Sarah n'aurait pas aimé mourir sans laisser une trace de sa vie sur cette terre... Je ne veux pas mourir et qu'on se souvienne de moi comme "une simple petite fille de 14 ans"... Je veux mourir et laisser sur cette terre la trace de ma vie... Comme toi, Sarah... » Je ne veux pas suivre le même chemin que Sarah, de toute façon je n'y arriverais pas, je veux juste faire de ma vie ce que j'aime, comme toi...
L'héritage de Sarah : un message sur la vie
J'ai écrit cet article pour que vous puissiez tous vous rendre compte de la chance que l'on a tous : la vie ! La vie, c'est comme de la pâte à modeler, au début ça ne ressemble à rien, mais il ne tient qu'à nous de la façonner et de la rendre à notre image, même si cela peut parfois être dur... C'est la volonté qui compte, cette volonté dont Sarah ne manquait pas, cette volonté qui l'a menée si haut...

Nous ne t'oublirons jamais, Sarah ! Tu vois, même après ta mort, tu as su apporter le bonheur à quelqu'un qui n'en pouvait plus : moi... Moi que tu ne connaissais pas... Mais moi qui t'ai tant admirée...
À toi, petite princesse des 1001 nuits, Sarah...
Merci d'avoir lu ces lignes, merci d'avoir rendu une pensée à Sarah... Merci...
Afin de rendre hommage à Sarah ou de mieux connaître comment elle a vécu, visitez : le site officiel de Sarah Stragiotti