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Lifestyle

Rave-parties

Raves officielles ou free-parties clandestines : explore l'univers de ces festivals techno, entre liberté, musique et risques liés à la consommation.

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Définition d'une rave-party : comprendre le phénomène

Les rave-parties sont de grands rassemblements en plein air où l'on danse sur de la musique techno du soir au petit matin, parfois pendant plusieurs jours. Leur accès est gratuit et les « raveurs » sont prévenus au dernier moment du lieu où se déroulera la fête. La police aussi...

Raves officielles et free-parties clandestines : quelles différences ?

Les raves officielles ont lieu dans des endroits prévus à cet effet : salles de concerts, parcs des expositions ou boîtes de nuit, de façon ponctuelle.

C'est aussi un lieu de fête où tout est possible. On s'y rend pour partager un moment dans un endroit original et autour d'une musique que l'on aime. Les contraintes de temps et d'espace n'existent plus. C'est un espace de liberté.

— Etienne Racine, auteur du livre Phénomène techno : clubs, raves, free-parties

Les free-parties (ou teknivals), en revanche, s'installent dans des lieux non autorisés : forêts, hangars, champs... Elles sont illégales et la police tente souvent de les arrêter. Cette désobéissance fait partie de l'attrait.

Depuis le 7 mai 2002, un décret publié au Journal officiel impose une déclaration préalable auprès du préfet pour tout rassemblement festif musical. L'objectif : encadrer ces soirées et limiter les événements clandestins.

Dans les deux cas, plusieurs pistes de danse cohabitent avec des styles musicaux différents. Des VJ (vidéo DJ) projettent souvent des images sur les murs.

Pourquoi les raves attirent-elles les jeunes ?

Contrairement aux clubs où l'on a ses habitudes, la rave est une véritable découverte. La musique paraît libératrice, on peut danser sans se sentir jugé. On y rencontre des gens, on échange, et les consommations y sont moins chères que dans les boîtes traditionnelles.

À l'inverse, certains reprochent à la techno d'être « inhumaine, faite par des machines ». C'est une musique envoûtante : ici, inutile de rester spectateur, on s'ennuierait. Il ne faut pas non plus s'attendre à un cadre confortable.

Drogue et consommation : quels risques en rave ?

Ces « teufs » (fête en verlan) se déroulent dans une atmosphère hypnotique, avec de puissants systèmes de son et une forte consommation de drogue, principalement de l'ecstasy.

Si la rave est gratuite, les organisateurs comptent souvent sur la vente de stupéfiants pour rentabiliser l'événement. Depuis 2000, à la demande de Jack Lang, Médecins du Monde tiennent parfois des stands pour vérifier que la drogue n'est pas coupée avec des produits dangereux et sensibiliser aux risques sanitaires.

Selon une enquête de 2000 auprès de 14 000 jeunes, si un tiers avait déjà participé à une rave, seul un neuvième avait consommé de la drogue. L'usage reste donc majoritairement occasionnel, mais peut évoluer vers une consommation régulière.

Accidents et dangers : comment rester prudent en rave ?

Overdoses mortelles, accidents de raveurs en état d'ebriété, saccage des lieux... En 2000, on a recensé 4 décès par overdose (contre 2 en 1999). Au 15 juillet 2001 : 1 mort en Moselle, 2 accidents mortels dans le Rhône et à Rouen, des incendies en Gironde et 4 blessés graves dans la Marne.

Dans les grandes raves, un minimum de protection sanitaire existe : distribution d'eau pour éviter les déshydratations, soins, lieux de repos. Ce dispositif est souvent absent des petites raves clandestines.

Évidemment, la drogue n'est pas l'apanage des raves. On reste responsable de soi-même. Ces événements sont des lieux de découverte, mais la prudence reste essentiule !

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missjny
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