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Lifestyle

Que vaut la vie?

Une fable sur des enfants construisant des châteaux de sable nous rappelle que nos biens matériels sont éphémères. Faut-il voyager léger dans l'existence ?

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L'été, lorsque je suis sur la plage, j'apprécie presque autant les baignades que l'observation de la multitude s'éclaboussant, courant, criant, bronzant.

Je me souviens avoir passé des heures à regarder ainsi des enfants jouer loin des vagues, là où le sable commence à sécher. Ils construisaient des châteaux et chacun défendait le sien, proclamant : « Ce château est à moi. » J'admirais la puissance de leur imagination : à aucun moment ils ne songeaient à l'aspect éphémère de leurs constructions. Ils étaient « réellement » propriétaires de châteaux.

D'ailleurs, comme dans une cité bien organisée, les biens étaient séparés les uns des autres et la petite bande n'admettait pas d'erreur quant au dépassement des limites de territoires.

L'un des enfants, pourtant, plus téméraire, attaque à coups de pied le château du voisin, le détruisant complètement. Le propriétaire, en rage, tire les cheveux de l'agresseur, lui donne des claques et hurle : « Il a détruit mon château. Venez, vous autres, aidez-moi à le punir. » Une horde vient à la rescousse. Ils frappent le « criminel » tombé au sol… Vaguement conscients que justice a été faite, ils recommencent à jouer avec leurs châteaux, chacun avertissant : « Ce château est à moi et à personne d'autre. N'approchez pas ! N'y touchez pas ! »

Je les ai observés très tard, jusqu'à ce que le soleil se couche et que les vagues viennent lécher les premiers contreforts de leur royaume de sable.

Lorsqu'il a commencé à faire sombre, les enfants ont pris pelles et seaux et sont rentrés chez eux. Nul ne se souciait plus de ce qui pouvait arriver à son château. L'un piétine une construction, l'autre renverse la sienne de ses propres mains. Plus personne ne se plaint…

Sommes-nous différents de ces enfants ?

Et nous ? Sommes-nous si différents de ces enfants tyranniques ?

Nous nous sentons tous propriétaires de nos maisons, de nos voitures, parfois même des personnes avec qui l'on vit. Nous serions prêts à défendre nos biens par la violence s'il le fallait. Pourtant, comme ces enfants, nous sommes impliqués dans un jeu dont nous fixons arbitrairement les règles, mais pour lequel il n'y aura aucun gagnant. Car, comme la mer qui vient inexorablement détruire les châteaux de sable, le temps nous rattrapera et nos biens disparaîtront. Il faut donc savoir voyager léger et n'accorder aux biens matériels que l'importance qu'ils méritent.

« Le propriétaire a une maison et le voyageur en a mille. » (Proverbe persan)

Donner du sens à sa vie au-delà du matériel

Je tiens à préciser que ces propos sont ceux de Christian Godefroy, qui dirige un club positif. Comme j'ai été marqué par cette histoire qui n'est rien d'autre qu'une réalité de notre vie, j'ai tenu à la partager avec vous, amis de France-jeune, pour qu'on puisse agir positivement vers un monde meilleur.

Personne ne vit éternellement sur cette terre, et lorsqu'on meurt, on n'emporte rien de matériel avec nous. Alors mieux vaut agir positivement.

Laisser un bon souvenir ne risque pas de se détruire, mais laisser l'or et le trésor peut disparaître en un seul jour…

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susay
susay @susay
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