
La vie commence pour tous par la naissance, évidemment ! Mais a-t-on demandé de naître ? On arrive pauvre innocent dans un monde dont on ignore le fonctionnement et où l'on doit tout apprendre. Nos parents nous ont soit désirés, soit c'était « un accident » comme certains disent, mais ils ont tous fait le choix de nous donner la vie alors ils doivent assumer. Certains le font très bien. Bien sûr, aucun parent n'est parfait, mais ils apprennent au fil du temps à nous éduquer et à nous aimer. Moi, je suis née un soir d'octobre dans une famille recomposée. Je suis née pour mettre un peu de douceur, comme le dit ma mère ! Ma vie a commencé avec 2 mamans pour moi : ma vraie mère et ma grande sœur de 12 ans qui s'occupait toujours de moi. Mais j'avais une autre sœur de 16 ans qui, elle, ne m'a pas acceptée. Je n'avais rien demandé... Je suis arrivée, il fallait faire avec !

Les premières années de la vie
On commence notre petit bout de chemin plus ou moins accompagné. Moi, j'étais très entourée, il régnait beaucoup d'amour et ma sœur m'a finalement acceptée au fil du temps. De toute façon, qui pouvait résister à ma petite bouille toute mignonne ! Les premières dents, les premiers pas, les premières larmes de douleur, les premiers gros chagrins quand notre maman nous manque... On a tous connu ça. On ne s'en souvient pas ou très peu, parfois on a des flashs, mais ce sont les premiers moments de la vie d'un être humain qui nous apprennent à grandir.

L'adolescence : une période de bouleversements
AAAHHH !!! L'adolescence ! Un mot qui résume trop de choses... Chacun la vit différemment. De nouvelles émotions naissent et on veut absolument se détacher des parents, surtout de la mère protectrice, mais on veut toujours qu'elle nous prépare à manger, qu'elle nous repasse notre linge et qu'elle nous prenne dans ses bras quand on a un gros chagrin (mais surtout pas devant les copains) ! On commence à voir arriver les premiers ennuis de la vie. Je ne vais pas faire de détail sur ça, mais bon, les filles comme les garçons, vous devez bien voir de quoi je veux parler ? On se dit « ça y est, je deviens grand(e) », alors on fait des grosses bêtises comme voler ou bien faire le mur pour montrer que l'on n'est plus un(e) gamin(e) ! Allez avouez, vous avez bien au moins tous fait une petite (ou une grosse) bêtise pour aller contre vos parents ! Ça, ce sont les bons côtés de l'adolescence...

Quand les difficultés s'accumulent
On devient méchant(e), on se cherche et on ne se trouve pas ! Il ne faut absolument pas nous énerver. Pour ma part, il fallait juste que ma mère ouvre la bouche pour m'énerver et ça partait en live ! Puis j'ai commencé à m'enfermer sur moi-même, à ne plus vouloir sortir, à me sentir moche. Je sortais juste pour aller en cours, mais je ne supportais plus tous ces gens autour de moi qui ne voyaient qu'eux et leurs pauvres petits soucis. Je m'énervais pour un rien, je balançais des chaises et des insultes à mes amis. Il fallait en finir, je n'avais rien demandé, je n'avais pas voulu venir dans ce monde, j'avais trop mal ! Alors j'ai pris une lame et puis... Je pleurais, c'était horrible, mais en saignant ça me faisait du bien... Puis j'ai entendu ma mère parler à mon père alors j'ai tout de suite arrêté et j'ai été tout nettoyer... Ça piquait, mais ça m'était égal, j'étais fière de moi !

Surmonter l'auto-mutilation et se reconstruire
Ce genre de chose arrive à beaucoup de jeunes et lorsque l'on y a goûté une fois, souvent on a envie de recommencer car c'est le premier pas à passer qui est le plus difficile. Mais c'est comme une drogue : il ne faut jamais y goûter. Ma meilleure amie l'a vu et elle m'appelait tous les soirs pour m'éviter de le faire, mais je continuais... J'avais 15 ans et la vie devant moi, mais je pensais que ça serait trop dur. Je croyais que si je n'étais pas bien dans mon corps, c'était à cause de moi alors je me mutilais... Mais j'ai eu des amis supers qui m'ont aidée, supportée et m'ont montré qu'en fait la vie n'était pas si pourrie et que j'avais encore beaucoup de choses à voir. Puis j'ai rencontré l'amour. Il était tout près de moi, mais je ne le voyais pas. On était amis depuis 1 an et il voulait sortir avec moi. Mais pour moi, il en était hors de question : je ne pouvais pas aimer quelqu'un alors que je ne m'aimais pas moi-même. Et lui, comment pouvait-il aimer une fille comme moi ? Et bien si, en fait, et notre relation a débuté calmement.

Mon premier grand amour
Pour différentes raisons, j'ai commencé à faire des crises d'angoisse. Je m'étais enfin débarrassée de mes idées noires, mais d'autres soucis arrivaient ! Des crises d'angoisse, c'est très bizarre car ça arrive d'un coup et c'est très flippant les premières fois ! On a l'impression que l'on ne peut plus respirer et l'on ne sent plus ses membres. On tremble, on a du mal à respirer, on panique et souvent on tombe par terre... C'est pour ça qu'il faut absolument s'asseoir. Mais ce n'est vraiment pas évident. J'ai alors cru que j'allais perdre ce qui m'avait sauvée : mon amour. J'ai cru qu'il ne me comprendrait pas et qu'il finirait par se lasser... Mais il a été super et il m'a soutenue. À présent, je suis heureuse avec lui et c'est grâce à lui si je me suis sortie de tout ça, avec mes amis qui ont tous été supers...

La première fois : une étape importante
Lorsque tout ça était terminé, je pouvais à présent penser à mon couple... Mais on se dit « non, je ne serai pas à la hauteur ». Mais c'est un des plus beaux moments de la vie. Je connaissais une fille qui voulait le faire avec un garçon qu'elle ne connaissait pas pour sa première fois... Mais je trouve ça nul. C'est une étape dans la vie qu'il faut passer avec quelqu'un que l'on aime et en qui on a confiance. Je pense à tous ces types qui sont contents de dépuceler une vierge, mais je trouve ça ignoble. Pour une fille, perdre sa virginité, c'est quelque chose de très important car c'est un corps étranger qui rentre dans son propre corps et ça nous fait à toutes très peur, je pense. C'est un moment merveilleux que tout le monde doit vivre.
Conclusion : la vie vaut la peine d'être vécue
Et bien non, la vie n'est pas bien faite, mais elle est faite de choses merveilleuses à vivre et si l'on est venu sur terre (accident ou non), c'est un cadeau du ciel. Les moments les plus tristes et les plus horribles de notre vie nous apprennent que la vie n'est pas toujours rose comme lorsque l'on était enfant, mais surtout ils nous apprennent à apprécier les bons moments qui peuvent parfois être très rares. Alors il faut en profiter et se battre. La vie est un combat que tout le monde mène avec ses propres difficultés. Et même si l'on se dit : « C'est dégueulasse, pourquoi à moi ? », il faut juste se rappeler que la vie est belle et qu'il existera toujours des personnes pour aider les autres, même lorsque l'on se sent complètement seul.