
Charge de travail en prépa littéraire : mythe ou réalité ?
Beaucoup de travail, bien sûr, mais dans les limites du possible. Il faut reconnaître que le boulot coule à flot, mais les profs ne sont pas des monstres non plus : il est toujours possible de s'arranger pour repousser la date de remise d'un exercice quand cela devient mission impossible. Ne pensez tout de même pas à vous tourner les pouces ! La prépa correspond à plusieurs DEUG en même temps, cela signifie beaucoup de travail personnel (lectures pour approfondir les cours…) sans compter les préparations de concours blancs, de khôles (oraux d'entraînement) ou de devoirs à faire à la maison.
Le travail de fond est certainement le plus difficile, car lire et relire des recherches sur un même sujet demande du temps et de la concentration. Le simple bachotage est moins présent que dans le secondaire, mais cela ne concerne pas que les prépas : à la fac aussi, les méthodes de travail changent !
S'organiser pour réussir : conseils pratiques
Il faut apprendre à s'organiser, ce qui est finalement très formateur pour l'avenir, quelles que soient vos ambitions. Mieux vaut se coucher à 22h tous les soirs plutôt qu'à minuit avec, de temps en temps, des nuits blanches pour finir une dissertation au dernier moment !
Autre solution répandue : le partage du travail entre camarades de classe. Bidule lit le « Que sais-je ? » sur le Second Empire et Machin l'article de l'Universalis Encyclopedia, et après on s'échange les résumés… Plus rapide, plus sympa, et bon entraînement à la synthèse et à l'oral !
Combien d'heures de travail par semaine en prépa littéraire ?
À l'arrivée, le temps de travail varie beaucoup d'une personne à l'autre selon les options, les facilités, l'organisation et l'investissement. Si vous êtes perfectionniste, c'est sûr, vous en aurez pour plus longtemps – en revanche, cela donne généralement de très bons résultats, encourageant ! Certains lycées sont plus exigeants que d'autres également : à vous de réfléchir à vos capacités avant les inscriptions.
Ambiance et vie sociale en prépa littéraire
Côté ambiance, ce n'est pas vraiment la compétition comme on l'entend souvent dire, du moins pas entre les élèves d'une même classe. Au contraire, c'est en se serrant les coudes qu'on augmente ses chances de réussite : on est seulement en concurrence contre les autres prépas ! On est tous dans le même bateau, on se soutient et cela crée même des liens forts. Toutefois, cette remarque est peut-être à nuancer selon les établissements.
Et ce n'est pas parce qu'on est en prépa qu'on ne sait pas faire la fête : on en a peut-être moins l'occasion, mais justement, on sait en profiter à 100 % !

Emploi du temps type en hypokhâgne et khâgne
Concernant l'emploi du temps, en hypokhâgne : 4 heures hebdomadaires de philo (auteurs, entraînement à la dissertation, étude d'œuvres, de thèmes), 5 de français (étude des grands genres, des critiques, de grandes œuvres comme Proust, lecture d'un maximum de textes conseillée), 4 de LV1 (version, thème, et aussi civilisation, littérature et essais), 2 de géographie, 5 d'histoire (ancienne, moderne et contemporaine), puis les options à choisir selon la spécialisation envisagée en khâgne : LV2 (4h, mêmes principes que LV1), latin et/ou grec (4h : version, thème, civilisation, niveau grand débutant ou confirmé selon vos options du secondaire), géographie (2h, voire une troisième heure de cartographie).
En khâgne, on se spécialise en choisissant l'option que l'on passera au concours de l'ENS (par exemple, en lettres anciennes, on se retrouve avec une majeure de latin-grec-français).
Pourquoi choisir une prépa littéraire ? Faut-il avoir peur ?
Car il ne faut pas l'oublier : même si la prépa littéraire ouvre aussi les portes d'écoles de commerce, d'IEP et d'autres grandes écoles, elle prépare en priorité à l'École normale supérieure (ENS). En pratique, certaines prépas sont pourtant plus axées sur les IEP – il est vraiment important de se renseigner en détail au sujet de la prépa que vous pensez intégrer ! De plus, les niveaux varient d'une prépa à l'autre, les ambiances diffèrent : réfléchissez-y bien avant de vous engager.
Au final, ne faites pas prépa pour dire « je fais prépa », parce que sans motivation, tout est beaucoup plus dur. Mais si c'est vraiment ce qui vous intéresse, n'hésitez pas sous prétexte que – soi-disant – cela mène à la dépression ! Même s'il s'agit d'études difficiles, on peut s'épanouir en prépa littéraire, à condition d'être intéressé par ce qu'on fait… comme ailleurs !