
Aujourd'hui en France, pays qui a connu la monarchie absolue et le droit divin, on observe toujours la même tendance dans notre vie politique. Des vieux, des vieux et tiens, encore des vieux. Certes, je suis d'accord : ils ont l'expérience de la vie, ils ont vu du pays et savent comment fonctionne le monde. Mais sont-ils aptes pour autant à prendre les décisions réellement bonnes ? Je ne remets pas en cause notre pouvoir, là n'est pas le but de cet article. Je pense simplement qu'un peu de sang jeune ne ferait pas de mal à notre visage politique. S'il vous plaît, ne me parlez pas de notre « bon et gentil facteur ». Désolé mais pour moi, on a eu tous les exemples que le communisme serait toujours voué à l'échec.
Comment favoriser l'engagement des jeunes en politique ?
Alors, comment faire pour que nos jeunes (de toutes horizons et non pas seulement ceux qui ont fait Sciences Po et qui pourraient s'attribuer les mêmes privilèges par la suite) se lancent en politique ? Une loi comme pour le nombre de femmes à l'Assemblée nationale ? Cela me fait rire. Il faudrait simplement que la politique ne soit pas un métier. Tout le monde sait bien que les termes qu'ils utilisent ne sont pas anodins et pas toujours compris par tout le monde. Je m'en suis rendu compte en regardant Les Enfants de la télé. Ils passaient un extrait où Balladur parlait de l'économie française (il était Premier ministre à l'époque) et il terminait par « je pense que vous m'avez compris ». Toute ma famille s'étouffait de rire alors que je restais de marbre (j'étudie l'économie). Donc je comprends très bien que les jeunes qui ne se destinent pas à des études touchant de près ou de loin la politique ne pensent pas à s'y investir, car pas toujours aptes à suivre le débat. N'allez pas dire que je soupçonne les jeunes d'être idiots, loin de là. Mais si je vous dis qu'aujourd'hui notre déficit commercial n'est pas forcément mauvais, peu de personnes seraient capables de me dire pourquoi. Donc voilà un premier point à régler : un accès par la parole, ou du moins que le pouvoir facilite la compréhension de ses faits.
Redorer l'image de la politique française
La seconde idée, c'est que le blason de notre politique commence à s'égratigner et qu'il faudrait le redorer (sans que cela ne coûte encore des millions au contribuable). Il ne faut pas penser que la politique a le don de corrompre tous les Hommes ou qu'elle ne sert à rien. Aujourd'hui, beaucoup de monde préfère s'investir dans une action bénévole pour aider les gens dans le besoin. S'engager en politique, c'est faire la même chose. Car si le ou la responsable arrive à résoudre le problème, et bien par bonheur les Restos du Cœur disparaîtraient. On ne s'en rend plus compte aujourd'hui, mais la politique est la plus grande association pour le bien de tous, mais cela nos représentants ont dû l'oublier en vieillissant.
Les privilèges des politiques : un problème persistant
Je vous parlais de privilèges, du peuple à la charge du pouvoir. Ce sont des choses qui me mettent hors de moi. Tous ces Hommes aujourd'hui sont là grâce à nous (nous = les gens qui votent). Si M. Chirac a de beaux costumes, c'est parce qu'en allant bosser, vous lui avez payé. Si nos ministres ont de la place dans leur(s) appartement(s) pour y loger leurs 15 enfants (je sais, j'accentue le trait), c'est parce que des millions de Français vont travailler. Pourtant, eux ont des fins de mois difficiles. Dans ce sens-là, c'est le peuple qui est au service du régime et non l'inverse, comme cela devrait être dans une démocratie. Je ne dis pas non plus qu'il faudrait les payer au SMIC (quoi qu'au moins ils comprendraient la difficulté de vivre dans la « France d'en bas »...) car ce sont des cadres et le « métier » n'est pas de tout repos. Mais il faut effacer les privilèges qui persistent malgré leur abolition en 1789.
Je vous donne un exemple : M. Chirac ne pourra pas remplir sa piscine tous les mois car il devra payer sa facture d'eau. Il n'oubliera pas d'éteindre la lumière en sortant d'une pièce car sinon EDF va lui pomper un max de sous, car M. Chirac n'aura que son salaire qu'il percevra à la fin du mois. Je pense que si on appliquait cela, les économies faites pourraient aider à combler le trou de la Sécu (là aussi il peut être comblé l'année prochaine, tout est question de politique... Baisse des charges sociales mais pourtant autant de consultations chez le médecin) voir redistribuer cet argent sous forme d'allocations diverses et variées. De plus, la politique ne devrait plus être un moyen pour les Hommes d'obtenir le pouvoir et de ne servir que leur propre ego. Au contraire, cela deviendrait donner son corps, son âme à la société qui a mis sa confiance en vous.
Conclusion : l'avenir de la France et de l'Europe
En conclusion, je vais dire que peu de personnes vont être d'accord avec moi et contrediront sans doute la plupart de mes propositions. Il faut juste avoir à l'esprit qu'aujourd'hui nous jouons l'avenir de la France mais aussi de l'Europe, dans ce monde qui devient de plus en plus incertain.