
Le maire a-t-il raison de refuser ?
Pourquoi empêcher les homosexuels de se marier comme tout le monde ? Nous vivons dans une société qui évolue petit à petit. Il ne faut pas rester figé, le temps change. Pourquoi ne pas considérer en premier les vraies raisons de ces personnes qui souhaitent vivre comme un couple normal ?
Le 5 juin dernier, un couple tout ce qu'il y a de plus banal désirait se marier. Rien de bien méchant jusqu'ici, si ce n'est qu'il s'agissait d'une première en France : un mariage homosexuel. Alors là, c'est la panique !
Stéphane Chapin, magasinier de 31 ans, et Bertrand Charpentier, aide-soignant de 33 ans, ont été convoqués à 14h00 à la mairie de Bègles (Gironde) par le maire Noël Mamère. Ce maire a eu le courage de passer outre les décisions de ses supérieurs pour marier ce couple. Un événement heureux célébré entouré de leurs amis et de leur famille. Mais comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin. Ce mariage allait probablement être déclaré nul. Quelques jours de bonheur, 2 ou 3 jours seulement, car aujourd'hui le tribunal de grande instance (TGI) de Bordeaux a examiné, le 29 juin, la validité de ce premier mariage homosexuel célébré le 5 juin, comme on l'a appris lundi de source judiciaire.
Quelles conséquences pour le maire ?
Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs engagé une procédure de sanction administrative contre Noël Mamère, qui risque une suspension de ses fonctions d'officier d'état civil. Au programme télévisé, certains suggèrent que tout ceci n'est peut-être qu'une mascarade pour faire de la publicité à Noël Mamère, ou alors pour que le couple reçoive une certaine somme d'argent...
Que dire, que penser... L'amour a-t-il des limites ?
Suite des événements
Le maire de Bègles a été suspendu après le mariage qu'il a célébré entre deux homosexuels le 5 juin dernier. Le ministre de l'Intérieur a suspendu le maire de ses fonctions car il n'a pas respecté le code général des collectivités territoriales. Cela a également été fait après que le procureur de la République lui a dit que ce n'était pas légal.
Bien sûr, M. Mamère a fait appel de la sanction.