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Lifestyle

Ma vie rêvée, réalite ou illusion ?

Vision de liberté ou rêve impossible ? Une réflexion sur le regard des autres, l'envie de s'affranchir des normes et la douleur de l'illusion.

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La vie est si courte, si belle et si impressionnante : pourquoi la gâcher ? Pourquoi toujours chercher à se voiler la face ? Pourquoi s'acharner à vouloir paraître bien ? Pourquoi ne pas tout simplement vivre au jour le jour notre petite vie pépère, sans penser au "qu'en dira-t-on" ?

Pourquoi, si je le veux, ne pourrais-je pas arriver au lycée demain, les cheveux multicolores, un piercing sur le nombril et avec des habits complètement dépareillés ? Pourquoi ? Parce que ça ne se fait pas. Parce que tout le monde me regarderait avec leurs gros yeux tous ronds. Parce que les profs me renverraient. Mais pourtant, qu'aurais-je fait de mal ? J'aurais montré au monde qui je suis. Et pourtant, tout le monde s'en fiche de savoir qui je suis. Il faut juste que je sois toute gentille, toute drôle, toute bonne à l'école, toute normale, toute banale, quoi.

J'ai l'impression d'être le grain de sable sur la plage : personne n'y fait attention. Ils sont tous pareils, et pourtant, dès qu'un est différent, on le remarque et on s'en moque. Pourquoi sommes-nous tant portés sur l'image ? Pourtant, j'ai toujours essayé d'être le plus naturelle possible, mais je ne le serai jamais complètement. Je serai toujours un pâle reflet de la femme épanouie que j'aimerais être.

Pourquoi rêver d'une vie sans limites ?

J'aimerais pouvoir me promener en bottes plastiques pleines de terre et de paille colorée, avec des cheveux bleus et verts et un bleu de travail jaune et rouge dans les rues. J'aimerais pouvoir remettre ma culotte en place devant tout le monde chaque fois que l'envie m'en prend. J'aimerais pouvoir partir loin quand j'en ai marre, dire ce que je pense réellement aux gens, avoir plein d'amis mais aucune attache nulle part.

L'envie d'être une fille de l'air

Je voudrais être cette fille de l'air qui passe, sourit, pleure, fait rire, puis un jour, comme ça, repart avec sa joie de vivre, sa simplicité et son envie de rendre heureux. J'aimerais pouvoir illuminer la vie des gens ne serait-ce qu'une seconde, rire quand j'en ai envie, pleurer quand j'ai une boule dans la gorge, gueuler quand quelque chose m'emmerde, montrer mon affection à toutes les personnes que j'aime, puis partir. Où ? Personne n'en saurait rien.

Un jour, si j'en ai envie, je reviendrai. J'irais voir mes anciens amis, je leur parlerais de ma vie formidable, des rencontres que j'ai faites. Et puis je me calmerais, je travaillerais, gagnerais de l'argent, économiserais, me marierais, et puis je repartirais faire le tour du monde avec toutes cette monnaie.

Une vision de la liberté et de la mort

Je dirais au revoir à l'homme que j'aime et puis zou, je filerais avec le vent, avec les nuages, loin de la vie monotone et ennuyeuse que j'avais. Je rencontrerais d'autres personnes, embrasserais d'autres personnes, engueulerais d'autres personnes, et reviendrais.

Je passerais voir mes parents, l'homme que j'avais aimé, l'employeur chez qui j'avais travaillé, les amis que je m'étais fait, et peut-être je resterais un peu avant de continuer mon périple. Et tout ça jusqu'à ce qu'un jour je n'en sois plus capable. Que la nature reprenne le dessus et que je me retrouve à un mètre sous terre, dans une cage de bois ou pas, peu importe. Les vers mordraient ma chair et y goûteraient toutes les senteurs de la vie du monde, pendant que moi je serais très loin, en train de réaliser peut-être mon dernier voyage.

Mais tout cela, bien sûr, si je n'étais pas bloquée, si la société ne nous fixait pas de limites, si les gens ne nous jugeaient pas, si je me fichais complètement de l'avis des autres, si j'étais franche avec moi-même, avec les autres et, bien sûr, si j'étais libre.

Cela fait beaucoup trop de "si" à mon goût. Cela signifierait-il que ce ne sera jamais possible ? Que je devrai, toute ma vie, étudier puis rencontrer des gens fades, me marier et mourir dans un centre pour vieux ? Peut-être. Mais tout est toujours possible. Alors allez savoir, peut-être que demain je ne serais plus, et là je n'aurais plus de questions à me poser.

Rêve, mirage ou illusion douloureuse ?

Mais si demain je suis encore là, que vais-je faire ? Vais-je partir ? Vais-je m'envoler ? Non, sûrement pas. Comme le dit si bien le proverbe, les rêves ne sont pas faits pour être réalisés. Mais est-ce un rêve ou un mirage ? Ou peut-être tout simplement une illusion qui peut s'avérer très douloureuse une fois qu'on a compris que ce ne serait jamais possible. Que nous nous devons tous de rentrer dans le cadre qu'on nous a imposé. Que personne n'est vraiment libre. Que tout le monde a besoin de racines, de repères. Et que tout le monde, finalement, est prisonnier : prisonnier de ce monde, de cette vie déjà tracée.

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enzomydog
enzomydog @enzomydog
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