Image 1
Lifestyle

Ma vie de (pauvre) petite fille riche

Entre sessions shopping Chloé et soirées ratées au Baron, découvrez le quotidien ironique d'une "juste riche" qui jongle entre marques de luxe et problèmes de petite fille gâtée en province.

As-tu aimé cet article ?

Image 1

Mon papa est DRH d'une grande banque. Ma maman, directrice d'un cabinet de lobby (et griffée des pieds à la tête en Chanel — Comptoir des Cotonniers pour les basics, mais elle n'y va jamais elle-même, elle aurait trop honte d'être prise en flag de « cheap shopping »). Les parents de mes copines ? Avocats, cadres sup, directeurs d'agences, politiciens, business men... Alors évidemment, depuis la maternelle, je suis inscrite dans des écoles qui commencent par « Sainte-quelque chose » et où, bien sûr, il n'y a pas d'uniforme (ça, c'est pour les privés de seconde zone ; nos mamans à nous, ça leur donnerait envie de piétiner leur carré Hermès de devoir cacher nos jupettes CK Kid sous des blouses !). Et où il n'y a pas de garçons (mais rassurez-vous, quand on est jeune, friquée et libre, on trouve toujours des moyens !). Ne soyez pas jalouses, je n'en suis pas à aller déjeuner au Four Seasons avec Paris Hilton les dimanches où je m'ennuie. Moi, je suis une riche, oui, mais une « juste riche » (c'est-à-dire que je peux me payer des top Chloé, oui, mais uniquement quand j'ai reçu l'argent de mon anniversaire, que papa a eu une promotion ou que c'est les soldes...).

Fringues et frique : le quotidien d'une fashionista

Fringues et fric, ça ne commence pas juste par la même lettre, ça ne va carrément pas l'un sans l'autre... Vous avez de l'argent ? Alors vous avez aussi votre carte de fidélité Chloé et vous suicideriez volontiers votre bichon maltais contre une paire de Louboutin (sérieusement, vous avez déjà essayé un Lord Richards et des escarpins rouge vernis ?). Évidemment, notre look de modeuses, à nous petites filles gâtées, n'est pas dû uniquement à notre sens inné de l'esthétique... Les Cheap Monday sont introuvables en France ? Papa a bien un collaborateur qui ira le chercher directement à la sortie de l'entrepôt d'Oslo. Non, votre papa bosse plutôt du côté du Japon ? Bon, ok, promis, aux vacances de la Toussaint, votre maman vous accompagne en Norvège. Ça tombe bien, il paraît qu'ils ont en avant-première la nouvelle collection Per Spook (par contre, je ne vous garantis pas que d'ici les vacances de la Toussaint, dans deux IMMENSES semaines, je n'ai pas décidé de partir avec Lily, Megan et Max à New York ! Et reçu mon CM de ma cousine chérie, domiciliée la moitié de l'année à Londres et qui a tous les bons plans shopping).

Les garçons : l'autre obsession d'une petite fille riche

Comment être glam dans ses Converses et son Temps des Cerises sans un brun aux mèches si Bed Head et au slim tellement fashion ? C'est pas possible ! Et puis quel serait l'intérêt de sécher le visionnage sur mon écran plasma de la dernière saison de Nip/Tuck bien au chaud sous ma couette en mangeant des macarons avec les copines ? Pourquoi croyez-vous que je passe 2 heures par jour entre mon dressing et ma salle de bain après m'être relevée à 1h du mat', avec du papier bulle enroulé autour de mon pot de fond de teint Innocence pour éviter d'alerter ma petite sœur dans la chambre d'à côté ? Pour essayer de pécho à tout prix, aller me frotter jusqu'au bout de la nuit contre mes alter ego masculins, ceux qui ont passé leur samedi aux Galeries et qui m'accompagneraient volontiers chez Sephora...

Seulement voilà, les beaux garçons sont dans les boîtes de nuit fashion... Et à moins de prendre le TGV à minuit pour rallier le Baron à Paris (et risquer de me faire refouler parce que je ne suis pas une « habituée » — ne riez pas, c'est ce qu'il m'est arrivé il y a deux mois... Et le lendemain matin, ne comptez même pas sur l'Émulsion Étincelante de Nuxe pour avoir l'air fraîche en cours), je dois m'en tenir aux pauvres petites « boîtes » de ma province... Et aux 4 mecs baisables de la ville (qu'on se partage tant bien que mal — plutôt mal, d'ailleurs — avec mes DIX copines !).

D'où mon envie irrépressible, certains soirs, après avoir écumé les deux nights potables de la ville, de grignoter ma manucure (mais bon, tout compte fait, je me dis que la seule chose réussie de ma vie est cette putain de manucure alors je me ravise et je vais me chercher un paquet de Light et un Sun Rise).

Ma vie de (pauvre) petite fille riche (2) dans deux semaines quand je reviens de Courch'...

As-tu aimé cet article ?
punky.streak
Streak Punky @punky.streak
7 articles 0 abonnés

Commentaires (14)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires