
La douleur : qu'y a-t-il de plus terrible que cela ? On ne peut s'en sortir seul. Alors les larmes viennent, chaudes et salées. Parfois, on est si blessé et meurtri qu'on pense à des larmes de sang. Comme dirait Rimbaud : Les yeux blêment, le sang chante, les os s'élargissent, les larmes et les filets rouges ruissellent.
Pourquoi souffrons-nous ainsi ?
La raison de cette douleur : le monde. Non, ce n'est pas le monde mais l'homme ; l'homme qui détruit tout sur son passage. À commencer par son frère. Pensez à tous ces gens qui vous ont déjà fait du mal et aussi à ceux que vous avez rabaissés. Pensez-vous vraiment que l'on peut recommencer le monde ?
Non et pourquoi ? Car chacun le voudrait à sa façon. Et puis, il suffit de regarder autour de soi l'atmosphère générale dans laquelle on vit. On rêve tous de former une grande famille mais à l'heure actuelle, cela reste impossible.

Comment trouver du réconfort dans la nature ?
Parfois, j'ai le vertige et j'ai envie d'aller courir dans la forêt, puis de me coucher dans l'herbe et de me laisser aller au vague à l'âme. Rien de tel que la nature pour se ressourcer. La nature est belle et forte ; les vagues déchaînées creusent peu à peu la falaise, les nuages sont si gris et le ciel noir, et soudain plus rien.
On voit tellement de souffrance, de déchirures, de meurtrissures, de tristesse, de blessures entrouvertes... L'âme ne suit plus le corps, et l'esprit rentre en contradiction avec lui-même.
Faut-il continuer à vivre malgré tout ?
N'oublions quand même pas que notre force est celle de continuer à vivre dans ce monde. Pensons à nos frères qui ne sont plus de ce monde à cause de leur propre volonté. Ils ont laissé leur tête sous l'eau et ne sont jamais remontés à la surface. Devrons-nous les suivre ? À vous d'en décider.
Peut-être qu'un ange veille sur nous ? En attendant, il faut prendre son courage à deux mains et continuer sa vie, aussi dure et longue qu'elle soit.