
Sondage exclusif 30 Millions d'Amis/Afirac/BVA
Une personne jeune, vivant maritalement et disposant d'un revenu moyen supérieur… C'est l'amoureux type du chat ! Voilà une des surprises que révèle l'enquête exclusive que 30 Millions d'Amis a fait réaliser par l'institut BVA.
La population féline augmente tandis que celle de nos amis canins stagne. Fort de ce constat, le magazine 30 Millions d'Amis a voulu mieux connaître les amoureux des chats.
Cette enquête a été réalisée par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. 1 009 personnes ont été interrogées du 30 novembre au 1er décembre 2001 (échantillon construit selon la méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, commune). Voici en exclusivité les principales conclusions de cette étude. Lorsque le total est supérieur à 100 %, c'est que plusieurs réponses étaient possibles.
Afirac : Association française pour l'information et la recherche sur l'animal de compagnie
Combien de Français possèdent un animal de compagnie ?
Question : Quels animaux de compagnie avez-vous dans votre foyer ?

Plus d'un Français sur deux (54 %) possède un animal domestique dans son foyer. Un tiers des personnes interrogées possèdent au moins un chien (34 %) et un quart au moins un chat (24 %). Les autres animaux de compagnie (hamsters, lapins, NAC, etc.) sont possédés par un Français sur dix et, quoique de plus en plus nombreux, ne volent toujours pas la vedette aux « très classiques » canins et félins.
L'opposition stricte entre chiens et chats s'avère de moins en moins pertinente. En effet, les multi-possesseurs sont aujourd'hui à peine moins nombreux que les possesseurs exclusifs : à titre d'exemple, seulement 15 % des Français possèdent un chat et pas de chien, alors que 9 % possèdent à la fois un chat et un chien.
Pourquoi les Français préfèrent-ils le chat au chien ?
Toutefois, des motivations fortes demeurent à posséder un chat plutôt qu'un chien : outre les préférences inexplicables liées à un amour plus grand du genre félin (47 % préfèrent tout simplement les chats et 29 % jugent que le caractère de l'animal leur correspond davantage), demeurent des motivations purement pratiques. Ainsi, quatre possesseurs sur dix estiment qu'il est plus facile en ville d'avoir un chat plutôt qu'un chien, et trois sur dix qu'il est plus facile de le faire garder en cas d'absence.
Logiquement, la possession d'un animal de compagnie, et surtout celle d'un chien, décroît progressivement à mesure que le tissu urbain se densifie : dans les communes rurales, 53 % des habitants possèdent un chien et 31 % un chat ; ces proportions chutent respectivement à 11 % et 21 % en agglomération parisienne ainsi que dans les grandes villes de province.
Les personnes âgées possèdent-elles vraiment plus d'animaux ?

Le sondage fait en revanche voler en éclat une idée préconçue et solidement ancrée selon laquelle les personnes seules et notamment les personnes âgées seraient plus nombreuses que la moyenne à posséder un « Youki » ou une « Minette » : c'est dans la tranche d'âge des plus de 65 ans que l'on compte le moins de possesseurs de chiens (27 % contre 34 % en moyenne) et de chats (15 % contre 24 % en moyenne). On compte par ailleurs beaucoup moins de possesseurs de ces animaux parmi les veuves et veufs (28 % et 20 %) ou parmi les célibataires que parmi les personnes mariées et celles ayant au moins un enfant (39 % et 22 %).
Quel est le profil type du propriétaire de chat ?
Question : Pourquoi avez-vous un chat plutôt qu'un chien ?
Le portrait-robot de l'amoureux exclusif des chats est plus difficile à déterminer que celui de l'amoureux des chiens. À la fois adapté à la campagne et à la vie dans les grandes agglomérations, le chat séduit tout autant les personnes habitant dans des bourgs et des villes de moins de 20 000 habitants que celles habitant l'agglomération parisienne (24 % et 21 %), les ouvriers que les cadres (28 % et 29 %), et les surdiplômés (au-delà d'un Bac+2) que les titulaires d'un CAP.
Tout au plus peut-on relever que l'amoureux du chat est plutôt une personne jeune, vivant maritalement et disposant d'un revenu moyen supérieur. Le profil du propriétaire de chien est un peu plus stéréotypé : il habite en milieu rural plutôt qu'urbain, culmine dans le Nord, l'Ouest et le Sud-Ouest de la France, est le plus souvent titulaire d'un diplôme inférieur au bac et a deux fois plus de chances d'être ouvrier ou chômeur que cadre (38 % contre 19 %).
Comment les Français chouchoutent-ils leurs animaux ?
Question : Concernant votre animal de compagnie, est-ce qu'il vous arrive…

Près de neuf Français sur dix parlent à leur chien (89 %) ou à leur chat (85 %), un sur deux (49 %) l'emmène avec lui en vacances et un sur trois (35 %) dort avec lui.
Plus marginalement, trois personnes sur dix offrent des cadeaux à leur animal de compagnie et deux sur dix lui achètent des vêtements ou l'emmènent chez le toiletteur.
Enfin, une frange très minoritaire de la population (de 9 % à 16 %) laisse les lumières allumées pour que son « protégé » se sente moins seul, lui confie des secrets ou va travailler avec lui.
À partir des items déjà testés il y a trois ans en mars 1998, force est de constater une continuité, voire une légère progression de ces comportements : à l'époque, 27 % (contre 29 % aujourd'hui) offraient des cadeaux à leur animal, 14 % (contre 16 %) lui laissaient les lumières allumées et 13 % (stable) lui confiait des secrets.
Sans surprise – compte tenu de leur caractère moins indépendant – les chiens apparaissent sensiblement plus chouchoutés que les chats : les propriétaires de chiens sont 20 % de plus à emmener leur animal en vacances, 9 % de plus à lui offrir des cadeaux et 4 % de plus à aller travailler avec lui. Ils sont surtout trois fois plus nombreux à l'emmener chez le toiletteur et deux fois plus nombreux à lui laisser la lumière afin qu'il se sente moins seul.
À l'inverse, la différence de taille des deux animaux joue à l'avantage du chat en ce qu'elle lui permet bien davantage qu'au chien (45 % contre 27 %) de dormir avec ses maîtres.
Qui sont les plus grands « chouchouteurs » d'animaux ?
Une fois encore, le mythe de la personne âgée solitaire ou, plus généralement, de la personne sans enfant transposant sur son chien ou son chat des sentiments maternels ou paternels s'effondre totalement.
Les personnes chouchoutant leurs animaux de compagnie ne paraissent pas être a priori des individus souffrant d'un quelconque déséquilibre affectif.
Si les « chouchouteurs » sont logiquement sensiblement plus nombreux parmi certaines des catégories de la population les plus fragiles socialement (personnes veuves et chômeurs), ils sont globalement à peu près aussi nombreux dans toutes les catégories sociodémographiques de la population française et culminent même parmi les 35-49 ans et les parents d'enfants âgés de 10 à 14 ans, catégories peu suspectes de déséquilibres affectifs structurels.
Quelles races de chats les Français préfèrent-ils ?
Question : Parmi ces races de chats, quelle est votre préférée ?
Les propriétaires de chats attachent très peu d'importance à la race de leur félin préféré et plébiscitent le chat de gouttière (46 %), plutôt que le siamois (14 %), le persan (12 %) ou toute autre race de chat.
L'intérêt pour la race est inversement proportionnel à l'âge des personnes interrogées (seulement 37 % des plus jeunes privilégient le chat de gouttière contre 51 % des plus de 65 ans) et n'est curieusement pas plus fort – bien au contraire – chez les propriétaires de chats que chez ceux qui n'en possèdent pas (52 % contre 47 % privilégient le chat de gouttière).
Le siamois, favori des femmes et des jeunes
Au palmarès des races de chats préférées des Français, le siamois l'emporte globalement (si l'on excepte le chat de gouttière) et s'avère plus particulièrement la coqueluche des femmes (16 %), des 15-24 ans (22 %) et des personnes appartenant à la classe moyenne-supérieure (17 %).
Le persan, second au palmarès global, est le chat préféré des 25-34 ans, des artisans-petits-commerçants et chefs d'entreprise (21 %) et des salariés du secteur public (17 %).
Cette tendance globale à ne pas tenir compte de la race est assez spécifique aux chats. Interrogés en 1998 sur ce même sujet, les Français n'avaient aucun mal à citer leur race de chien préférée (seulement 5 % se déclaraient indifférents à la race des chiens).
À l'époque, le Labrador recueillait un véritable plébiscite (51 %), devançant largement le Berger Allemand (21 %) au palmarès des races canines préférées des Français.