
Bonsaï : l'art de la miniature
Le bonsaï est une façon de créer un espace naturel à petite échelle. En effet, les ressources naturelles, y compris la terre, sont limitées au Japon. L'idée initiale du bonsaï est donc de satisfaire l'envie de vivre avec la nature dans un espace restreint. Zeko Nakamura est un maître de bonsaï ; dans son petit jardin, il y a plus de 1000 arbres qui n'atteignent que 10 centimètres au maximum de hauteur.
En réalité, la Chine est le pays natal de cet art. Les rois et les nobles voulaient avoir de beaux paysages naturels chez eux. Ils ont alors pensé à déplacer des plantes des forêts et des montagnes pour les replanter chez eux. Un bonze japonais a importé cette forme de plantation dans le Pays du Soleil levant depuis le XIIe siècle. En fait, le mot "bonsaï" signifie précisément un arbre planté dans un plateau. Au début, c'était un loisir de riches, mais avec le temps, il est devenu plus populaire, surtout chez les citadins.
Les personnes qui plantent des arbres de bonsaï sont aussi des artistes. Le point le plus particulier de ces artistes, c'est que leurs œuvres ne sont jamais achevées. Les arbres continuent à grandir et à changer au fil du temps. Un arbre est unique, par sa forme, son espèce et même son pot. Selon les Japonais, le Bonsaï est un genre d'art unique, synthèse du jardinage et des beaux-arts. De plus, l'âge, le grand nombre de fleurs ou de fruits, l'apparence du tronc et les racines sont des éléments qui augmentent la valeur des plantes de bonsaï.

Ikebana : l'art floral japonais
L'Ikebana, qui signifie "fleurs vivantes", est l'art de l'arrangement floral japonais, également connu sous le nom de Kado, "la voie de la fleur". Selon l'Ikebana, les fleurs sont placées en harmonie avec les couleurs et la disposition de la salle. Chaque vase de fleurs est l'image du ciel, de la nature et de l'homme. En effet, l'arrangement des fleurs a beaucoup de sens.
L'Ikebana existe depuis plus de 600 ans. Il a évolué à partir d'un sacrifice rituel de fleurs pour l'âme des morts dans le bouddhisme. Au XVe siècle, l'Ikebana est devenu un art religieux, représentant également des implications symboliques et philosophiques. Comme le bonsaï, cet art était réservé aux nobles au début. Cependant, de nombreuses écoles sont nées par la suite, les styles ont changé et l'Ikebana est devenu un genre artistique pour toutes les classes de la société japonaise.
Aujourd'hui, il existe un autre genre dérivé de l'Ikebana : l'art de faire des fleurs en terre glaise. On utilise une sorte de terre glaise spéciale pour les réaliser, puis les fleurs sont arrangées selon le style de l'Ikebana.

Kirigami et origami : pliage et découpage
Le Kirigami est une variation de l'art du pliage de papier Origami. Le Kirigami désigne l'art du découpage du papier (kirigami vient de kiru, couper, et de gami, papier) tandis que l'Origami est l'art du pliage du papier. En réalité, le Kirigami existe depuis longtemps, mais il s'est développé ces 30 dernières années.
L'origami consiste, à l'aide d'une feuille de papier et d'une suite de pliages, à former des animaux, des fleurs et toutes sortes de modèles variés sans découper ni coller. On peut utiliser du papier de n'importe quelle sorte : magazine, feuille d'imprimante ou papier spécial à origami avec de jolis motifs.
L'art du pliage est apparu en Chine à la même période que l'invention du papier (vers 105 après J.-C.). Il aurait fait son apparition au Japon quand un prêtre chinois a révélé le procédé de fabrication du précieux papier dans le Pays du Soleil Levant. Ainsi, les prêtres Shinto ont développé le pliage rituel à des fins religieuses, qui ne pouvait être manipulé par tout le monde.
À la fin du XIXe siècle, le gouvernement a décidé d'insérer l'origami dans le programme scolaire afin d'améliorer la dextérité des enfants et leur écriture.
Philosophie et méditation
Les arts cités plus haut ont peut-être été importés dans le pays ou développés par les bonzes. C'est pourquoi les doctrines de la philosophie et de la religion japonaises influencent beaucoup les écoles et les tendances artistiques. Il semble que ces arts soient des types de pratique dans le silence. Le contenu de chaque œuvre ne se présente pas beaucoup en apparence, ou parfois reste incompréhensible sans explications.
Pour étudier et pratiquer ces arts, il faut de la patience et de la concentration. La plupart des arts d'origine japonaise sont statiques. On peut dire que ce sont sans doute une forme de méditation très spéciale, qui nous entraîne vers la nature et la simplicité. Avec seulement une feuille de papier, quelques fleurs ou une petite plante, c'est suffisant. Ce qui donne de la valeur aux œuvres n'est pas la matière, mais l'imagination de l'esprit et l'adresse des mains.

Yosakoi : la danse japonaise dynamique
Si vous préférez le mouvement, il y a la belle danse Yosakoi. La danse Yosakoi est apparue dans la ville de Kochi au Japon en 1954. Au début, tout le monde trouvait que c'était une danse bizarre, mais après un court moment, on a commencé à la pratiquer. Jusqu'en 2005, le Yosakoi s'est popularisé dans le pays et est connu comme une danse pleine d'énergie. La musique de fond du Yosakoi est créée librement sur la chanson intitulée "Yosakoi Naruko Odori" de Takemasa Eisaku.
Appelée danse, le Yosakoi intègre pourtant des gestes des arts martiaux, du sport et même du hip-hop. Le Yosakoi est une danse collective (un peu ressemblant au flashmob) ; on compte normalement environ 30 personnes, jusqu'à 150 au maximum.
Le point attirant du Yosakoi est le sourire, un grand sourire. En effet, les Japonais accordent beaucoup d'importance au sourire et sourient de toute leur beauté. On trouve que les danseurs de Yosakoi sont tout à fait "heureux" en dansant. L'outil indispensable dans le Yosakoi est le naruko. Ce morceau de bois est utilisé en fait pour chasser les oiseaux dans les champs de riz. Aujourd'hui, il est utilisé dans cette belle danse. Les vêtements pour la danse sont très impressionnants, colorés et de style japonais (comme un kimono traditionnel).