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Le viol

Après un viol, parler est essentiel pour se reconstruire. Ce guide vous accompagne : dépôt de plainte, soins médicaux, dépistage et aides disponibles.

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Viol : que faire après une agression sexuelle ?

Après avoir subi un viol, le plus dur est souvent d'en parler à quelqu'un : famille, police ou médecin. C'est difficile, car la plupart du temps, on se sent coupable et on a honte.

Mais il faut en parler le plus vite possible. Il est important de retrouver l'agresseur pour qu'il ne puisse plus faire de nouvelles victimes. Surtout, ne croyez pas que le silence vous aidera à oublier. C'est plutôt le contraire : si on se referme sur soi, on aura peur à chaque fois qu'on se retrouvera seul(e) ou en présence d'un homme, puis on n'aura plus confiance en personne, même pas en nous-mêmes.

Premières démarches : police et examen médical

Juste après l'agression, il est essentiel de téléphoner ou de se rendre à la police. On sera pris en charge par une personne compétente qui saura nous rassurer et nous aider.

La police nous emmènera chez un médecin ou à l'hôpital pour constater les lésions subies lors de l'agression : bleus, griffures, plaies, lésions sexuelles et, surtout, effectuer des prélèvements pour identifier l'agresseur.

Important : Il est extrêmement important de ne pas se laver tant que les examens gynécologiques n'ont pas été faits. De même, conservez les vêtements et la lingerie portés le jour du viol : ils peuvent être décisifs pour identifier l'agresseur.

Soins médicaux et dépistage après un viol

En plus des soins, le médecin prescrira la pilule du lendemain si vous n'en prenez pas régulièrement. Il donnera également un traitement antibiotique contre d'éventuelles maladies sexuellement transmissibles et prescrira un test de dépistage du VIH, à renouveler quelques mois plus tard.

Pour finir, on vous remettra un certificat médical indispensable pour pouvoir porter plainte.

Comment porter plainte pour un viol ?

L'idéal est d'y aller accompagné(e), car il faudra beaucoup de courage. La démarche peut prendre plusieurs heures. On vous demandera tous les détails : les menaces, les conditions du viol, l'heure, les gestes...

Une fois la plainte enregistrée, vous devrez la signer. Avant de signer, relisez-la attentivement et n'hésitez pas à demander des modifications si nécessaire.

Par mesure de sécurité, vous pouvez demander que votre nom et votre adresse ne soient pas communiqués. De cette manière, l'agresseur ne pourra pas vous identifier grâce à son avocat. Si vous vous portez partie civile, vous pouvez vous faire domicilier chez des amis ou chez un avocat.

Se constituer partie civile : mode d'emploi

Lorsqu'on dépose plainte, on est témoin. Par contre, si on se constitue partie civile, on devient victime à part entière et on peut demander des dommages et intérêts.

Cela permet de prendre un avocat et d'avoir accès au dossier préparatoire au procès (dossier d'instruction). On pourra ainsi connaître les arguments de la défense de l'agresseur.

Si vous ne voulez pas vous présenter seul(e), vous pouvez demander à être accompagné(e) par une association de lutte contre le viol. La procédure est très longue (environ deux ans) et il est important d'être entouré(e) pour avoir le courage d'aller jusqu'au jugement.

Comprendre le profil des agresseurs

L'adolescent

Si c'est votre copain et que vous ne portez pas plainte, il ne trouvera pas ça grave et considérera que c'est une démarche logique. Il confond sexualité et violence, virilité et viol. Si son acte n'est pas dénoncé, il pourrait devenir, une fois adulte, un agresseur chronique.

L'adulte

Il jouera sur le chantage affectif. Qu'il soit de la famille ou de l'entourage, il voudra exercer une autorité sur vous, vous dominer, tout en gardant son image de marque. Mais il sait très bien ce qu'il fait.

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angelus
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