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Lifestyle

Le rêve contre la routine

La routine m'étouffe, mes rêves s'éloignent. Entre sécurité confortable et soif de découverte, je refuse de laisser ma vie se résumer à une répétition sans fin.

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Se réveiller à la même heure chaque matin, refaire cinq jours sur sept le même trajet, les mêmes gestes, les mêmes tâches. La routine, cruelle et ennuyeuse, mais « génératrice » de sécurité. Celle de mener une vie sans problème, sans imprévu, sans surprise. Il est tellement plus facile de se laisser porter par le quotidien que de vivre de nouvelles expériences, de se remettre en cause, de changer d'air...

Les humains sont devenus frileux : ils n'aiment pas être bousculés, ni surpris, ils réclament la paix. Pas celle dans le monde, dont ils se moquent éperdument. Non, la vraie paix, celle qui consiste à ne pas être dérangé pendant le film de 21h, à ne pas être interrompu pendant la grasse matinée du dimanche — des causes bien plus grandes et nobles que la paix mondiale.

Heureusement pour eux, les émotions changent d'une semaine à l'autre... si, si, leur équipe favorite ne fait pas tous les week-ends le même résultat. Même si un routinier 4-0 à chaque match leur plairait plus que l'adrénaline d'une rencontre à l'issue incertaine.

Les rêves des gens s'uniformisent :
- les hommes veulent être musclés, gagner beaucoup, avoir une grosse voiture et une femme magnifique ;
- les femmes, elles, veulent plaire, avoir un mari riche, des enfants beaux et une grande maison.

À peu d'exceptions près, les rêves restent très égoïstes, matérialistes et peu originaux. Le rêve est même mal vu pour certains. Les rêveurs sont considérés comme utopistes, déconnectés de la réalité.

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Pourquoi le monde n'intéresse plus personne

Ne connaître le monde que par des images, des témoignages, des commentaires. Se forger une opinion sur la vie à travers le regard des autres. Ce goût perdu de l'aventure, de la découverte par soi-même, de l'enrichissement personnel, remplacé par la quête de sécurité et la course à la richesse.

Avoir comme seule fenêtre sur le monde sa télévision, et s'abreuver de la culture de masse, des stars en tous genres et des informations distillées par des hommes avec leurs propres convictions, supervisés par d'autres hommes...

Notre vision si étroite du monde réel contre notre vision si large d'un monde fictif. Ce dernier, il est vrai, tellement plus intéressant, tellement moins dur. Les larmes de celui qui n'a pas échangé sa boîte à 3 € contre celle à 100 000 € sont bien moins douloureuses à voir que celles d'un enfant qui souffre de faim en Afrique ou qui a marché sur une mine antipersonnel en Asie. Tous un peu complices, au moins par notre passivité. Notre sentiment de culpabilité sera néanmoins très vite soulagé par les médias qui parleront pendant trois mois d'un tremblement de terre, d'un tsunami ou d'une autre catastrophe naturelle. La nature étant fautive, la conscience humaine reste tranquille.

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Mes rêves pour une vie plus authentique

Perdre le courage et l'envie de découvrir, d'apprendre, de s'enrichir, à force de s'enfoncer dans cette routine destructrice, dans cette facilité stérile.

Cette vie, ce n'est pas celle dont je rêve. Je veux aller de l'avant, être plein d'énergie, d'envie et d'espoir, découvrir d'autres cultures, d'autres coutumes, d'autres modes de vie. Ne pas passer toute mon existence dans le même décor, avec les mêmes personnes. Changer de travail pour explorer des milieux nouveaux, changer régulièrement d'air, de climat. Aller à la rencontre de gens différents et partager nos différences pour s'enrichir mutuellement. Profiter des richesses du monde et des autres au lieu de courir après les biens matériels. Me lever le matin pour moi, pour élargir mon âme et mon esprit, pour aider ceux qui en ont besoin, plutôt que de me lever pour un patron et m'épuiser à répéter chaque jour les mêmes tâches.

Mais pour l'instant, la facilité me gagne et la routine détruit mes rêves. Malheureux ? Pas vraiment. J'avance avec la peur de regretter un jour d'avoir choisi la facilité, de ne pas avoir vécu mes rêves, de ne connaître de notre vaste monde qu'une seule culture, qu'un seul mode de vie. Mais je suis heureux d'avoir devant moi un avenir sans destin tracé, un avenir qui m'appartient et dont je suis le seul maître. Et collectivement, je pense qu'on a un monde à rendre meilleur, nous les jeunes : plus d'amour, de tolérance, d'unité, de fraternité, d'humanité. Un monde où la nature est respectée, où les rêves sont permis, où personne n'est laissé pour compte. Notre génération fera le premier pas, les suivantes parcourront le reste du chemin.

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joaquin
joaquin @joaquin
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