Image 2
Lifestyle

Le Racket : Stoooooooooooooop

Victime de racket ? Ce délit grave touche beaucoup de jeunes. Découvre comment briser le silence, te protéger et trouver de l'aide avec nos conseils et numéros utiles.

As-tu aimé cet article ?

Qu'est-ce que le racket ?

Le racket ressemble à du chantage : « Tu me donnes tes Nike sans broncher, sinon je te casse le nez. » C'est pire qu'un simple vol puisqu'il se double d'une menace physique et d'une pression psychologique. « Les victimes se trouvent sous l'emprise de leur agresseur, souvent dans la durée, avec une intimidation et la menace au cas où le silence serait rompu », explique-t-on au Numéro Vert Jeunes Violences Écoute (voir numéro en bas de page).

On se fait racketter pour une gomme ou un stylo… puis pour une trousse, un blouson et, parfois, pour de l'argent que la victime va finir par voler dans le portefeuille de ses parents. Le pire, finalement, n'est pas le vol (qui est tout de même d'une gravité sans nom) mais l'humiliation subie.

Le racket : un délit grave puni par la loi

Obliger quelqu'un, par la menace ou par la force, à donner de l'argent ou des objets constitue un vol aggravé : le racket est donc un délit puni par la loi. Le racket avec violence peut mener à la prison ferme (pour un majeur), jusqu'à sept ans et 100 000 euros d'amende.

Pour les mineurs, le juge des enfants recommande des mesures éducatives : des réparations (où le jeune doit réaliser une bonne action bénévole ou un dédommagement financier), une admonestation (avertissement solennel selon lequel le racketteur apprend que, s'il récidive ou fait du mal à ses victimes, les sanctions seront extrêmement sévères), ou une mise à l'épreuve éducative.

Qui sont les victimes de racket ?

Tu es discret, un peu (ou plus) peureux, en tout cas tu n'es sûrement pas bagarreur. L'agresseur sait bien que tu n'oseras pas te battre, ni rendre les coups. Tu perds toute confiance en toi et tu te sens coupable de la violence dont tu n'es rien d'autre que la victime, faute d'avoir dénoncé ton ou tes agresseurs.

Cette agression t'obsède, et tu penses (à tort) qu'en donnant tout ce qu'exige ton bourreau, tes problèmes vont s'atténuer. Mais le silence ne profite qu'au racketteur, car, pendant ce temps, replié sur toi-même, tu vas très mal. Les médecins observent même des problèmes de santé : perte de sommeil, montée d'angoisse, envies de suicide…

Pourquoi et comment briser le silence ?

Eh ! Le lâche, ce n'est pas toi, c'est le racketteur ! C'est trop facile de s'attaquer à plus faible que soi. En parler, non seulement ça soulage, mais en plus, ça va te permettre de t'apercevoir que le racketteur en question a fait d'autres victimes. Parler, c'est aussi ne plus culpabiliser (toi, pas le racketteur bien sûr !), ne plus se sentir coupable.

En brisant la « loi du silence », l'agresseur perd un peu d'ascendant sur toi, puisque tu as choisi ton camp : ne plus subir. Reste que l'on ne peut pas se sortir tout seul du racket. Un mot : solidarité.

Comment se protéger des représailles ?

Tu as peut-être peur des représailles si un adulte tente de régler le problème directement. En effet, l'agresseur peut mettre ses menaces à exécution. D'où l'intérêt de prendre conseil auprès de permanences téléphoniques (en bas de page), ou de la police si les vols sont graves. Ces professionnels peuvent trouver une solution sans que tu ne risques quoi que ce soit. D'ailleurs, si le racketteur a plusieurs victimes, il ne saura pas laquelle l'a dénoncé.

Racket au collège ou au lycée : que faire ?

Autant en parler à une personne de confiance : un surveillant, un prof, le conseiller principal d'éducation (CPE) ou le proviseur. Ce dernier doit alors faire appliquer le règlement. Le racketteur est convoqué avec ses parents et il peut être exclu provisoirement ou définitivement de l'établissement, selon la gravité de ses actes.

Comment éviter le racket ?

  • N'exhibe pas d'objets de valeur (vêtements de marque, grosses sommes d'argent…) susceptibles d'attirer un racketteur.
  • Si tu te sens en danger, entre dans une boutique, demande de l'aide ou appelle tes parents.

Numéros d'aide et d'écoute

Des permanences téléphoniques anonymes et gratuites (on peut même les appeler d'une cabine sans carte ni monnaie) sont à ta disposition. Il est possible de les appeler pour un conseil comme pour de l'aide :

  • Fil Santé Jeunes : 0 800 235 236
  • Jeunes Violences Écoute : 0 800 20 22 23
As-tu aimé cet article ?
abi
4 articles 0 abonnés

Commentaires (15)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires