
En 1998, une jeune fille de 12 ans a écrit un texte à la fois réaliste et alarmant.
Cette adolescente était, il faut le dire, quelque peu différente de ses camarades. Elle écoutait du death metal, s'était initiée à la batterie et trouait ses jeans au rasoir.
Après sans doute une de ces mauvaises journées devenues presque ordinaires, elle griffonnait :
Les gens sont idiots, le regard d'une personne différente qui se pose sur eux les font reculer. Les gens ont peur de ceux qu'ils ne connaissent pas... et se sentent agressés. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que ces gens différents ne sont que leur propre reflet. C'est donc d'eux-mêmes qu'ils ont peur en réalité. Nous, car je fais partie de ces gens différents, nous ne sommes que le reflet de leur imagination... la sombre lumière éclairant le fond de leur esprit tourmenté, et soudain... ils reculent.
Bien sûr nous vivons dans un monde où l'esprit « idiot » domine et où hélas il n'existe qu'une minorité de personnes capables d'ouvrir les yeux sur les réalités de ce monde. Cela est vraiment pathétique.
Alors ayant peur des vérités, les « idiots » se rassemblent croyant être plus forts ainsi... alors qu'ils ne feront que dépasser inimaginablement les limites de l'idiotie... et donnent naissance à des « idiots juniors ». Le monde est maintenant envahi par tous ces sans-cervelle !
Ils décident donc pour protéger leur bêtise d'exterminer les bons esprits afin que leurs yeux ne s'ouvrent jamais sur cette réalité écoeurante qu'est notre planète.
Les incultes s'acharnent, les faibles en force torturent et détruisent les forts afin que leur âme leur soit retirée.
C'est ainsi que les Dieux de la réalité, chasseurs de faux, disparaîtront...
Cette Terre... celle où vous vivez heureux, n'est seulement qu'un mirage dans votre cerveau. Et donc, les crétins, dieux de l'incultisme et de l'incompréhension, druides des préjugés vont aspirer votre cerveau tel une boisson tropicale, et à votre tour vous deviendrez maîtres de l'idiotie.
Ouvrez votre esprit,
Junk.
Voilà. Cette jeune fille s'est exprimée... Peut-être assez maladroitement.
Sur un coup de tête elle a écrit, sur un coup de tête je l'ai rapporté.