
Cannabis : les chiffres inquiétants chez les jeunes français
Les jeunes français (15 à 16 ans) sont les « number one » en Europe. En effet, 22% de cette tranche d'âge reconnaissent en être consommateurs. Même aux États-Unis, ils ne sont que 19%... Sincèrement, je crois qu'il n'y a pas de quoi ouvrir le champagne.
Les nouveaux majeurs (19 ans) sont quant à eux également très bons pour ce sport : 60% l'ont expérimenté et 16% en font un usage intensif (20 fois par mois).
Les adultes (19-75 ans), aussi raisonnables qu'ils soient, ont le droit à une médaille aussi : 21% l'ont expérimenté. À leur décharge, il faut savoir que le cannabis consommé dans les années 70 était dix à quinze fois moins fort que celui que l'on consomme de nos jours.

Pourquoi le cannabis n'est pas une « drogue douce »
« C'est pas pire que la cigarette ! » Alors cette phrase-là, on y a droit tout le temps. Mais il faut arrêter : le cannabis est mieux que la cigarette uniquement par rapport à son action sur le système respiratoire.
Il faut savoir que le cannabis n'est pas une drogue douce mais une drogue lente. C'est la seule drogue qui se stocke dans notre cerveau. Celui-ci agit comme une éponge vis-à-vis du THC (tétrahydrocannabinol : c'est le principe actif majeur du cannabis). Il est donc stocké dans le cerveau puis relâché progressivement, ce qui explique sa présence dans les urines longtemps après.
Le THC est également stocké dans les graisses de l'organisme et progressivement relâché. Mais parfois, il est déchargé massivement, ce qui provoque un « flash-back » : attaque de panique, hallucinations...

Risques du cannabis : une porte ouverte vers d'autres dangers
L'alcool
Il est constaté dans une étude faite chez les rats que des rats à qui on a administré du cannabis – et ayant à leur disposition un biberon d'alcool et un biberon d'eau – se tournent bien rapidement vers le biberon d'alcool.
L'héroïne
Le fait de consommer du cannabis détruit certains récepteurs cérébraux, ce qui entraîne une plus forte dépendance à l'héroïne. La quasi-totalité des héroïnomanes (150 000 en France) ont préalablement abusé du cannabis, leur taux d'accrochage à cette drogue étant plus fort que pour les autres.
La schizophrénie
Pour ce cas, les scientifiques ont réellement du mal à établir la relation. En effet, environ 1% de la population serait schizophrène (la schizophrénie n'est en aucun cas un problème de dédoublement de la personnalité ; c'est en fait pour une personne se sentant socialement exclue de se créer un nouveau monde, qui se construit à elle par des hallucinations, le plus souvent auditives).
Mais une étude montre qu'au bout de cinquante joints dans une vie, la probabilité de développer une schizophrénie est multipliée par 6...
Pas besoin d'être défoncé pour s'amuser
Maintenant, moi je sais que de temps à autre je fumais avec mes amis. Mais c'est en apprenant tout ça que j'ai arrêté, que j'ai réfléchi. C'est vrai que c'est attrayant de se défoncer comme ça entre amis, à court terme. Mais à long terme, cela en vaut-il la peine ?
Un conseil : RÉFLÉCHISSEZ. Pensez à vous. Pas besoin d'être défoncé pour s'amuser !